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Elections européennes...

Plaidoyer pour la liberté religieuse. Un entretien avec Mario Mauro, dans L'Eco di Bergamo. (5/6/2009)

Mario Mauro, proche de Communion et Libération, actuel vice-président du parlement européen, pourrait bien en devenir le prochain président.
Il a dit: "sans racines culturelles, l'Europe n'est qu'un monstre juridique..."

J'avais déjà traduit une tribune du même, intitulé l'Europe de Benoît (s'agissant à la fois, bien sûr, de saint-Benoît, et de Benoît XVI...)
( Voir aussi son site de campagne, très intéressant, pour servir de base de réflexion: http://www.votamauro.it/ )

Il répond ici à une interviewe dans l'Eco di Bergamo.
Pour lui, la discrimination et les persécutions ne sont pas toutes à rechercher dans les pays lointains.

Cet homme politique italien du parti de Berlusconi semble un chrétien authentique. S'il devenait président du parlement de Stasbourg, ce serait une bonne nouvelle.
Je commence à comprendre la frénésie anti-Berlusconi qui s'était emparée de l'ensemble des medias italiens, Repubblica en tête, avec des histoires de coucheries très opportunément sorties...
La gauche ne veut à aucun prix de cette "Europe de Benoît", et elle est prête à tout pour l'empêcher! D'où les campagnes de calomnies contre le "cavaliere", non pas qu'il soit irréprochable, mais ceux qui l'ont attaqué étaient-ils bien placés pour en juger? L'attaquer sur sa "moralité" était évidemment une façon de détourner de lui l'électorat catholique - la ficelle est grosse, mais les sondages semblent indiquer que la manoeuvre va échouer. (*)
Il est possible et même probable que Mario Mauro ne pourra pas renverser la tendance actuelle - et même, pas faire grand chose - s'il devient président à Strasbourg, mais ce serait un signal positif; et au moins a t'il le courage de poser le problème de la place de la religion dans l'Europe de Bruxelles et de Strasbourg, et de dénoncer les risques d'une Union où la religion serait soumise au politique, voire absente. Avant de solliciter les voix des électeurs italiens, cette profession de foi a le mérite de la clarté - et du courage, dans le contexte actuel.
Je n'ai rien entendu de tel en France. Ou alors cela m'a échappé.

« Moins de laicisme, pour une Europe plus unie »
(Source: Raffaella)
Le vice-président du Parlement de Strasbourg : certains voudraient des Églises soumises à la politique
Mais la défense de la liberté religieuse est un test qui révèle si on est vraiment du côté de la dignité humaine
Carlo Dignola

Hier, par exemple, il y avait 17 rencontres prévues à son programme...

Mario Mauro est né il y a 48 ans à San Giovanni Rotondo (ndt le pays de Padre Pio) , dans la province de Foggia, mais il a un agenda, écrit en anglais, plus rempli que celui de Michael Schumacher.
Il est issu du DIESSE, l'association des enseignants de la Compagnia delle Opere (association d'entrepreneurs née en 1987 en Italie, par l'intuition de Mgr Luigi Giussani, fondateur du mouvement ecclésial Communion et Libération ), du Forum du Troisième secteur .
Il n'aime pas le « libéralisme sans frein », est ami du monde no-profit, croit en « l'état providence » dans lequel il y aurait une robuste dose de « providence » et plus parcimonieuse d' « état ». Aujourd'hui il est à la tête du Département université du gouvernement Berlusconi, mais il entretient aussi des rapports cordiaux avec le président de la République Giorgio Napolitano.

Entré au Parlement européen en 1999, il en est un des 14 vices présidents, et dans la prochaine législature il pourrait s'asseoir sur le siège le plus haut. Berlusconi l'a proposé comme candidat, et il est presque sûr d'y arriver : si le PDL (ndt: parti du peuple pour les libertés, Berlusconi, centre-droit) obtient les votes que prévoient les sondages, le centre droit italien deviendra « le groupe le plus important du PPE (pari populaire européen) » et Berlusconi ne veut pas laisser échapper cette « très grande occasion pour peser sur les décisions et accomplir un rôle de premier plan » en Europe. Parmi les rivaux de Mauro - ironie du sort - il y a d'abord certains vieux amis polonais, qui voudraient placer à la tête du Parlement de Strasburgo Jerzy Buzek, ex premier ministre et fondateur de Solidarnosc.
Catholique convaincu, arrivé au rush final de ces élections européennes, Mauro distribue des tracts dans lesquels il s'inquète de la liberté religieuse du continent. Il dit que « aujourd'hui, mettre un frein aux persécutions, aux discriminations » devient « un devoir immense » ; que « dans un contexte anticatholique déclaré » il a tout fait « pour le respect de droits humains dans des pays comme le Nigeria, le Soudan, la Somalie, la Birmanie, le Cambodge, le Laos, le Vietnam, 'Iran, la Biélorussie, la Chine ».

- Il s'agit de pays plutôt lointains, Oronevole…
« Actuellement, le problème semble devenir plus virulent en Europe aussi, même si chez nous évidemment les persécutions et les discriminations n'assument la forme de l'assassinat. Le rapport entre les institutions communautaires et les expériences religieuses, cependant, est caractérisé par un laïcisme excessif : ïl ne vise pas tant à une séparation entre politique et religion qu'à une vraie suprématie de la politique sur la religion. Si la religion ne résout aucun des problèmes politiques, il est vrai aussi qu'aucun problème politique ne peut être résolu en faisant la guerre aux religions. Beaucoup redoutent des avis venant d'expériences qui sont depuis toujours du côté de la dignité de la personne humaine, et cherchent à les mettre hors-jeu, en engendrant la confusion entre des phénomènes comme le fondamentalisme islamique et le fait qu'un chrétien tienne à sa foi ».

- Pourquoi assistons-nous dans le monde à une recrudescence de violences contre les chrétiens ?
« Dans les Pays extra-européens la tendance est souvent à confondre chrétienté et occident. Souvent cette identification est employée comme prétexte pour attaquer les chrétiens. Je pense aux minorités présentes en Turquie, aux coptes en Egypte, aux chaldéens en Irak, "mitraillés" comme « croisés » - selon la vision des formations liées à Al Quaïda - alliés des américains et des Anglais. Et je pense aux chrétiens attaqués en Inde par les fondamentalistes hindous ou au Pakistan où ils sont réduits au rang de paria, au point qu'il ne peuvent pas obtenir de crédit pour le seul fait d'avoir une foi différente de la foi dominante. Le président de l'Organisation pour la sûreté et la coopération en Europe, Dore Bakoyannis, m'a désigné depuis janvier comme son représentant personnel contre le racisme, la xénophobie et la discrimination. Dans ce rôle j'ai cherché à faire émerger le problème, par exemple avec la première Conférence internationale sur la discrimination contre les chrétiens qui s'est tenue à Vienne le 4 Mars : 51 témoins de divers Pays ont pu mettre en évidence comment aujourd'hui, malheureusement, une certaine « christianophobie » est une réalité concrète ».

- Des conflits religieux, au cours la décennie écoulée, nous en avons vu aussi au beau milieu de l'Europe.
« Ce n'est qu'après le massacre de Srebrenica que les institutions européennes ont pris conscience de leur responsabilité et, en répondant à l'appel du Pape, elles se sont dépensées pour une intégration effective de la zone. Si aujourd'hui encore, réaliser le projet de paix dans l'ex Yougoslavie reste difficile, on le doit justement à la difficulté de faire respecter la liberté religieuse. Nous le voyons au Kosovo, et dans la ceinture de Sarajevo, où les rapports de force entre la majorité albanaisse et la minorité serbe se sont aujourd'hui inversés. Et les mêmes problèmes se montrent dans l'aire macédonienne ».

- Comment vont les choses en Europe de l'Est ?

« Ces Pays affrontent l'énorme question du rétablissement de la liberté religieuse après les barbaries communistes, et cela signifie souvent aussi devoir équilibrer le rapport entre catholiques et orthodoxes. Quelques parlements, en restituant aux Églises les biens séquestrés pendant un demi siècle, font des lois qui étrangement ne les rendent pas à leurs propriétaires originaux: la Roumanie, par exemple, a établi que les propriétés doivent être rendues non pas à chaque institution religieuse, mais être confiées toutes en gestion à l'Église orthodoxe. Une mesure qui nous fait revenir au concept de religion d'État, qui dans le contexte européen actuel, n'est plus plausible ».

- Pourquoi le thème religieux est-il pour vous si prioritaire ?
- « Dans cette campagne électorale on parle de tout sauf de ce qui est important. Dans la mise au point, qu'il y aura dans la législature prochaine, sur le projet politique d'une « Europe unie », si on n'établit pas clairement ce que l'Europe est disposée à faire pour garantir la liberté religieuse, nous irons au devant d'une période de marginalité. Les institutions européennes, qui sont nées pour garantir de la paix et le développement, doivent réaliser les conditions préalables pour qu'il y ait la paix ».

- Sans paix entre les religions, les risques sont de retour?
« La liberté religieuse n'est pas une liberté comme les autres : c'est un révélateur (littéralement: papier tournesol) du fait que toutes les autres libertés sont là. Si nous voulons garantir les facteurs qui déterminent la dignité de la personne humaine, défendre la liberté religieuse est essentiel. Que fait l'homme, au fond, à travers l'expérience religieuse ? Il cherche le bonheur. Et de cette façon il se soustrait au pouvoir, parce qu'il entre en rapport avec quelque chose de transcendant. C'est justement pour cela que normalement, lorsque s'instaurent les dictatures, tout de suite celles-ci s'interposent entre l'homme et Dieu, en cherchant à éteindre la soif de liberté, de bonheur, d'originalité que chaque homme a dans de lui. Mais chaque fois qu'on a tenté de faire une societé sans Dieu on a fini par faire une societé contre l'homme. Et il ne s'agit pas de problèmes abstraits: ils vont ensuite peser sur le rapport concréte qui existe entre la religion et une certaine conception par exemple des soins sanitaires, de la liberté d'éducation, du rôle de la tecno-science ».

© Copyright Eco di Bergamo, 3 juin 2009

(*) Humour berlusconien

Lu sur le site de campagne de Mario Mauro:
Berlusconi: «Boomerang campagna contro di me, Pdl aumenta i consensi»
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VICENZA - «Gli ultimi sondaggi ci danno in continua crescita, grazie anche alla campagna contro di me che si è trasformata in un boomerang per la sinistra». Lo ha detto il presidente del Consiglio Silvio Berlusconi, intevenuto telefonicamente a un'iniziativa elettorale del Pdl a Vicenza. Il premier ha detto che il Pdl otterrà «un risultato pari o superiore al 40%, mentre gli ultimi sondaggi possibili indicavano cifre dal 43 al 45%». Il risultato elettorale consentirà al Pdl di essere il partito più forte del gruppo del Ppe al Parlamento europeo e di portare Mario Mauro alla presidenza dell'assemblea comunitaria.

«SCRIVETE BENE IL MIO NOME» - Berlusconi ha inoltre invitato i suoi elettori a scrivere bene il suo nome sulla scheda accanto al simbolo del partito. «Non volevo essere il candidato bandiera, ma mi hanno costretto. Se volete allora scrivete in bella grafia, sulla scheda anche il mio nome: Berlusconi. Cosa volete - ha detto scherzosamente il premier - la pubblicità è l'anima del commercio. Questa è l'applicazione di una legge che chiamo di mia zia Marina. Si metteva davanti allo specchio indossando un'abito e si diceva da sola in milanese 'Marina come sei bella, Marina come sei bella'. Quando le chiedevo 'zia, perché te lo dici da sola?' Mi rispondeva 'perché non me lo dice nessuno'».

Obama: le loup sort du bois, on dirait Veni, Sancte Spiritus