Actualités Images La voix du Pape Livres Visiteurs Index Autres sites Qui je suis Recherche
Page d'accueil Livres

Livres


"Ferragosto" avec BenoÓt XVI à Castelgandolfo Vacances aux Combes Dernières entrées 2009, année sacerdotale L'Encyclique sociale Obama et l'Eglise 28 avril: L'Aquila Père Scalese Quatre ans de Pontificat

La pensée unique

Actes de la 14e Université d’été de Renaissance Catholique 2005. Pour réfléchir sur le "religieusement correct" (21/4/2009)

Présentation de l'éditeur

http://www.renaissancecatholique.org/La-Pensee-unique.html

Politiquement correct, moralement correct, historiquement correct, économiquement correct, artistiquement correct,... notre époque qui se dit libertaire encadre chaque jour la liberté de pensée de nouveaux interdits. Elle multiplie dans tous les domaines les tabous dont l’irrespect fait de vous un intouchable, avec qui toute discussion est considérée comme inutile, quand il ne vous met pas à la merci de toutes sortes de brimades sociales, professionnelles ou judiciaires. Elle proclame que l’on peut remettre en question les vérités les mieux établies ; elle n’invite à débattre, en pratique, que ceux qui sont d’accord entre eux sur l’essentiel.

Historiens, journalistes, universitaires, les onze conférenciers réunis par Renaissance Catholique pour sa quatorzième Université d’été explorent les facettes de ce mécanisme néo-totalitaire. Ils dénoncent, dans l’hégémonie de cette pensée unique, une tyrannie née de la disparition de la vérité objective.
-------------

Religieusement correct

Si j'écrivais comme certains critiques stipendiés, on lirait ici à son propos "un livre indispensable", ou: à lire absolument...
Je le pense, mais aussi, pour rester crédible, je préfère rester calme...
Un livre indispensable... peut-être. Mais à contre courant, oui.
Les contributions sont de grande qualité; ne voulant vexer personne, je vous les laisse découvrir sur le site de Renaissance catholique. Je veux quand même rendre hommage au très regretté Serge de Beketch, auteur de l'article "Aux sources du politiquement correct", et dont les analyses hebdomadaires dans son "Libre journal de la France courtoise" nous manquent beaucoup, depuis qu'il nous a quittés pour un monde meilleur.

Je ne veux parler que du texte de Michel de Jaeghere (pour le situer, il est le responsable des hors-séries du Figaro), sur le religieusement correct, puisque c'est celeui qui est le plus directement lié à ce site: il y reprend, en les actualisant, les thèmes de sa magistrale "Enquête sur la Christianophobie" .

Ici, il se propose de tracer "la frontière entre ce que le système médiatique considère comme acceptable... et ce qu'il voue aux gémonies,afin de savoir ce qu'il reste de liberté à l'Eglise".
Les dernières attaques dont notre Saint-Père Benoît XVI a été la cible témoignent à quel point son analyse est d'actualité. Voire prophétique.
Il appuie son argumentation sur 4 évènements: Rocco Buttiglione et Mel Gibson mis à part, restent la mort de Jean-Paul II et l'élection de notre Benoît XVI...
Il voit la mort de Jean Paul II comme une entreprise géante de récupération de la part des medias!
Ceux-ci avaient fait de ce Pape "homme d'image, de gestes et de surprises", une star planétaire. En le célébrant, ils se célébraient eux-mêmes, et ne récupéraient dans son message que ce qu'il fallait pour faire de lui une sorte d'animateur spirituel "global", dont on tolérait l'annonce du Christ comme une marotte inoffensive, à condition qu'il ait le bon goût de ne pas trop insister.
A ce propos, il fait une incroyable "explication de texte" d'un éditorial d'Alain Génestar, dans Paris-Match, dont je me souviens parfaitement. Intitulé "Notre Père", et donc, à la limite du blasphème, c'était sans doute un concentré de "religieusement correct" à l'usage des naïfs qui lisent ce journal très grand public, sans se poser de question. (Lire ici: Notre Père)

Le portrait d'un Pape religieusement correct, donc, celui qui était attendu début avril 2009 par les medias ... "qui marierait des prêtres, qui se ferait acclamer au forum altermondialiste de Porto Allegre, qui jouerait du saxophone devant les cameras de télévision, et pour le reste nous laisserait en paix" ... est suivi de ce constat:
----------------

Le dogme, au singulier...

C'est dire l'immense déception suscitée le 20 avril par le cardinal Medina lorsqu'en prenant le temps et le plaisir -le plus grand de sa vie, avouera-t-il plus tard... - de savourer lentement chacun des mots d'une phrase interminable, il a prononcé depuis la tribune de Saint-Pierre le nom du successeur de Jean-Paul II ! Et l'on imagine aisément les grimaces qu'ont dû faire les leaders d'opinion, en voyant apparaître à la tribune de Saint-Pierre le cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI, portant la croix pectorale de saint Pie X qu'il avait fait rechercher dans les réserves par un cérémoniaire agacé par cette étrange exigence.
Benoît XVI n'était d'ailleurs pas élu depuis une heure que, déjà, on s'inquiétait dans les studios de radio et de télévision de la manière dont il allait gouverner l'Église. On se rappelait qu'il avait mérité, à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le surnom de «panzer cardinal». Patrick Poivre d'Arvor s'interrogeait gravement au journal de 20 heures de TFl sur ce choix paradoxal d'un conservateur, L'Express du 25 avril, qui bouclait ce soirlà, titrait «Le pape qui divise les chrétiens» ! Ce même Express qui avait affecté, un mois plus tôt, de considérer Jean-Paul II comme un géant...
Cette déception, cette colère vont se traduire dans la presse par une rapide occultation des faits et des gestes du pape régnant, alors que l'on s'attendait à ce que l'attrait de la nouveauté conduise les médias à suivre les premiers pas du souverain pontife avec un intérêt renouvelé ; c'est comme si la mer s'était soudain retirée.
Passée la messe d'intronisation, télévisions, radios, journaux s'entendront à «ne lui accorder qu'un service minimum» (c'est textuellement la réponse reçue de la part des responsables religieux des principaux médias par mon attachée de presse lorsqu'elle leur demanda, trois jours après son élection, de faire écho au numéro hors-série du Figaro que nous avions consacré à Benoît XVI - ndr: MdJ est responsable des hors séries du Figaro, et il en a publié un particulièrement beau lors de l'élection de Benoît XVI). Ce n'est pas encore la diabolisation, mais c'est déjà le silence.

Cette réaction, cette attitude, s'expliquent par le fait que Benoît XVI leur était apparu à la fois comme un pape de rupture et comme un pape de continuité. De continuité, dans la mesure où il était le plus ancien collaborateur de Jean-Paul II puisqu'il était Préfet du Saint-Office depuis 1983, qu'il avait été associé à la rédaction de nombre des encycliques du pape polonais, à sa politique de nominations, aux orientations morales et spirituelles du pontificat, ce qui rendait difficile de dire que son élection constituait à elle seule une trahison de la mémoire de son prédécesseur. De rupture, dans la mesure où le cardinal Ratzinger incarnait la face d'ombre (mais pour nous la face de lumière) du pontificat de Jean-Paul II, celle-là même, qu'à sa mort, les médias s'étaient efforcés d'occulter : la condamnation de la théologie de la Libération, les grandes encycliques morales, la proclamation du primat de la vérité morale sur la liberté individuelle (Veritatis Splendor), la réaffirmation de la vocation salvifique de la seule Église catholique dans la déclaration Dominus Iesus.
C'est donc toute la manoeuvre de récupération qui avait été menée à l'occasion de la mort et de la panthéonisation de Jean-Paul II qui tombait à l'eau avec lui. C'est aussi toute la campagne médiatique qui avait consisté à promouvoir dans les semaines précédant le conclave l'idée que l'Église allait être le théâtre d'une immense révolution qui achèverait d'accomplir les grandes intuitions de JeanPaul II qui, soudain, tournait court.
Benoît XVI a été d'emblée, aux yeux du système médiatique, doublement incorrect: par lui-même, par ce que l'on pouvait savoir de ses intentions, et par la relecture que sa filiation avec Jean-Paul II imposait du pontificat précédent, par l'autorité que lui-même en tirait pour faire le contraire de ce que l'on avait présenté comme la quintessence du wojtylisme.
Après l'abattement et le silence qui ont suivi son élection est apparu, contre lui et ce qu'il représente, un nouveau concept, qui tient dans une formule paradoxale, qu'on nous répète avec stupeur et tremblements sur tous les tons : «Il a été, à la tête de la congrégation pour la Doctrine de la foi, un intransigeant gardien du dogme».
Les médias, notons-le, utilisent maintenant le mot «dogme» au singulier ; il est pour eux un mot mystérieux, vaguement menaçant, voire malfaisant : le dogme, c'est ce qu'il y a de mauvais dans une religion. Les plus indulgents avaient, durant les premiers jours, invoqué pour Benoît XVI des circonstances atténuantes, en arguant que son attachement aux dogmes découlait de sa fonction de préfet du Saint-Office. Maintenant qu'il était pape, disaient-ils, il allait prendre de la hauteur et réaliser l'unité des chrétiens, à mi-chemin entre le dogme et son contraire, ce qui lui permettrait d'être un rassembleur dépassant les étroites limites des querelles de chapelle. Leur vision du dogme est ainsi totalement sécularisée : le dogme, c'était à leurs yeux l'équivalent d'un programme de premier tour. Une fois élu, il reviendrait, nous disait-on, au nouveau pape de mettre en oeuvre "le programme de toute l'Eglise". Cela impliquait qu'il renonce à être "le gardien du dogme", c'est-à-dire, dans leur esprit, qu'il répudie le dogmatisme, les idées toutes faites que l'on abandonne avec l'âge, les responsabilités et l'expérience .
(...)


Voir ici: Notre Père

Notre Père Max vole avec le Pape