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Impressions de la Semaine Sainte

La lettre de Jeannine (15/4/2009)

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Pour reprendre les paroles du Cardinal Vingt-Trois lors de l’entretien accordé à KTO le 12 avril je me demande si cette polémique ou plutôt ce séisme se calmera un jour et si les répliques vont perdre de leur intensité. J’ai découvert avec stupeur les diffamations concernant le nouveau pape au moment de l’élection et j’ai su intuitivement que toutes ces calomnies resurgiraient à la première occasion. Malheureusement je ne me trompais pas. Lorsque j’ai trouvé dans ESM un article du 10 avril relatif aux intentions du Sénat belge j’aurais aimé pouvoir le considérer avec détachement comme une blague de mauvais goût. C’est plus fort que moi; cette possibilité de motion inique reste en arrière-plan dans mes pensées comme une menace imprécise mais toujours d’actualité. Je crains plus que tous les jusqu’au-boutistes qui battent le fer tant qu’il est encore chaud afin de frapper plus intensément. Cela me révulse.
Un article paru aujourd’hui dans La Croix parle d’une polémique qui circule sur le web et qui est en train de s’étendre, que faire?



J’aimerais avoir une définition valable du charisme. Il est mis à toutes les sauces et permet de faire un tri rapide et péremptoire pour les personnalités. Dans une époque où le clinquant, l’étalage des pensées les plus intimes ont force de loi, être réservé dans ses gestes est synonyme d’indifférence, de froideur, d’incapacité à communiquer. Quelle méconnaissance de la complexité des caractères! La charité, l’acceptation de l’autre dans sa différence, qu’en est- il?
Je reviens à Benoît XVI.
Qui met en valeur la douceur de l’accueil lors de la procession des offrandes, le sourire donné à ceux qui l’approchent, l’écoute avec les yeux et le cœur des quelques mots échangés, la main largement offerte, laissée dans l’autre main qui se tend et refermée sur elle? Pourquoi ne pas avoir fait un article sur la rencontre avec le monde de la souffrance? Au milieu de la légère confusion qui régnait à Yaoundé nous avions notre Benoît XVI , indifférent à tout cela, qui caressait des visages, écoutait, recevait les présents offerts avec le cœur, les seuls qui comptent pour moi. Bien sûr cela n’est pas accrocheur en terme de vente ou de visite de site, sauf pour les esprits qui ne guettent pas le moindre faux-pas et regardent avec les yeux de l’affection, je fais partie de ceux-là.

J’ai suivi tous les offices de la Semaine Sainte sur KTO et je les ai trouvés d’une grande qualité dans leur conception. Pourquoi l’ai-je particulièrement remarqué cette année? Peut-être parce que l’atmosphère était lourde. Tous les textes de notre Pape ont été d’une profonde spiritualité (I de G La Cx). Il faudra les relire pour en apprécier toute la richesse mais le vocabulaire utilisé est clair et des phrases pleines de poésie viennent en émailler la beauté.
Le Chemin de Croix a été d’une grande sobriété, les attaques dont notre Pape fait l’objet étaient présentes. Cette silhouette agenouillée avec simplicité, tout intériorisée, devant cette foule calme prise dans la prière et la peine des événements récents, ne faisait rien pour détourner l’attention de la profondeur de cette nuit. J’ai trouvé cette célébration fort belle dans son dépouillement.
La Messe de la Résurrection s’est déroulée dans un cadre floral magnifique. Les fleurs aux riches couleurs apportaient le soleil qui manquait.
Trop d’événements pénibles étaient regroupés dans ces quelques journées pour que la joie éclate. Les ornements sacerdotaux de Benoît XVI contribuaient, j’ai trouvé, à la beauté de la cérémonie. il émanait de sa personne une grande douceur, de la sérénité, une profonde intériorité. Les chœurs et la musique complétaient l’ensemble formé par le cadre architectural, les fleurs, les silhouettes se déplaçant en un ballet bien réglé, la masse des fidèles. Je pense que cela pouvait être apprécié même par un regard non-croyant sensible à la beauté des formes, de la musique et à l’harmonie ainsi créée.
La joie de Pâques a éclaté à la fin de la bénédiction avec les applaudissements, les drapeaux agités, les « Benedetto » qui fusaient. La fête a envahi la place Saint-Pierre avec les dernières paroles de notre Saint-Père clamées avec la joie dans la voix et sur le visage. Le CTV nous a gratifiés de quelques gros plans sur le visage heureux de Benoît XVI. Comme le disait avec respect et affection un journaliste de la radio camerounaise, c’est vrai qu’il porte bien ses 82 ans.

Lundi la prière du Regina Cœli était dite depuis Castel Gandolfo et la cour était pleine d’une foule enthousiaste, heureuse de l’avoir avec elle et Benoît XVI le lui rendait bien : une vraie fête de l’affection. La proximité plus grande liée aux dimensions du cadre rend ces Angelus particulièrement touchants.

De toutes ces célébrations je retiens aussi le contraste entre l’aspect fragile de l’homme et la force qui se dégage de sa parole, de la profondeur de sa foi et de l’enracinement de ses convictions.. Si pour certains il est inquiétant, pour moi il est celui que l’on a envie de suivre.

...Comme j’aimerais avoir la tranquille assurance du cardinal Ratzinger qui disait au cardinal Schönborn, il y a vingt ans, ne plus avoir peur depuis qu’il avait compris qu’il n’avait à craindre que le jugement de Dieu (interview dans La Cx). Même si l’on est blindé en apparence, le fait de cristalliser sur sa personne autant de virulence doit peser lourdement...

Ratzinger et l'extrême-droite Guide des messes d'Italie