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Réactions au "débat"

... soulevé par un article du P. Scalese, à propos de la foi de l'islam, opposée à l'apostasie de l'Europe: Carlota et Marianne m'écrivent (29/4/2009)

Mon amie Carlota ayant réagi au post du Père Scalese où il opposait l'Europe apostate à l'islam croyant [Débat (2) ], je lui ai demandé l'autorisation de publier son message.
Elle m'a gentiment donné son accord, qu'elle faisait précéder d'une nouvelle analyse tout aussi érudite et subtile que la première - même si sa modestie doit en souffrir!
Je ne crois pas qu'elle m'en voudra si j'en extrais ceci:
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(...) je comprends le point de vue [du Père Scalese] mais c'est une médecine au goût très amer et bien difficile à avaler...
On disait dans le temps que plus un médicament est mauvais plus il est efficace.
Et il y sûrement une vision plus universelle et éternelle que moi qui reste attachée, petite catho terre à terre, à une civilisation gréco-romaine (la philosophie grecque, l'administration et la justice romaine) qui a accueilli l'église, et ce malgré les imperfections de notre civilisation moderne en pleine décadence. A l'époque romaine, il y avait aussi l'opulence et les moeurs dépravées. Mais les stoïciens commençaient à réfléchir et se poser des questions.
Et le Christ est venu.
L'affaire de l'apostasie présentée par le père Scalese est néanmoins terrible...mais mais mais...

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Bien sûr je ne nie pas la profonde piété des musulmans et leur attachement à des valeurs qui sont aussi celles des chrétiens. Je ne nie pas non plus la possibilité d'un vivre ensemble.
Mais le chemin est encore immense entre une certaine tolérance, dans le cadre de la dhimmitude, à l'égard des Juifs et des Chrétiens (qui existe aujourd'hui peut-être plus en Iran pourtant tellement vilipendée qu'en Arabie Saoudite) et le respect des êtres de mêmes droits (Une seule humanité devant Dieu, rappelée récemment par le Saint Père).

Je ne nie pas non plus les conversions aujourd'hui de musulmans au catholicisme et je ne peux qu'espérer que de telles belles choses se passent par la suite dans une Europe «post-moderne » islamisée. Malheureusement je ne vois pas aussi loin que le Père Scalese qui parle en saint homme d'église (à la parole vive !). Et je suis très coupable d'un manque de foi dans l'attente d'un « homme nouveau ».
En outre je doute que des paroles provocatrices puissent à court terme agir sur les « cathophobes » héritiers des intellos dits éclairés du siècle des lumières voulant « exterminer l'infâme », et des bouffeurs de curés sans nuance, ou sur ceux d'un tempérament plus modéré mais qui, grégaires, suivent l'air du temps.
Par contre ces réflexions, si elles ne risquent pas de perturber les nantis et les « petits marquis prêts à toutes les compromissions pour un mot d'esprit les mettant en avant », peuvent faire très mal et décourager les plus humbles qui ont vu ou voient leurs quartiers islamisés, et ceux qui tentent de rester fidèles aux préceptes de l'église catholique et découvrent que leurs propres enfants ont renié tout cela et que leurs petits-enfants ne connaissent pas le Christ si ce n'est pour s'en moquer.
Ceux-là, oui, ils peuvent se croire vraiment abandonnés de tous dans cette Europe du consumérisme et de l'apostasie. À entendre ces paroles, que diraient aussi ceux qui dans leurs propres pays sont devenus des étrangers, souffrent de terribles discriminations religieuses et meurent pour leur foi (Coptes d'Égypte, Soudan,..)?
En outre mon esprit cartésien me convainc que l'on ne peut combattre l'erreur par l'erreur : « Il faut aimer les musulmans tels qu'ils sont sans pour autant aimer l'erreur qu'est l'islam ».
Cependant ma foi naïve de charbonnier me fait bien plus espérer en la conversion des pécheurs les plus impénitents et en la rédemption, comme ce fut le cas pour St Augustin, St Françoise d'Assise, le Bx Charles de Foucault, etc.
Et regarder le renouveau religieux possible dans l'ex-empire soviétique matérialiste et athée (mais effectivement qui n'a pas été noyé dans l'abondance de biens.).
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Croyez que ce nouveau message n'est surtout pas là pour relancer le débat que je m'en veux d'avoir bien involontairement ouvert (Je ne voudrais surtout pas apparaître dans cette rubrique comme la « pasionaria de la reconquista » et c'est un boeuf que je devrais avoir sur la langue !). Aussi je préfère relire les jolis textes apaisants sur Benoît XVI qui abondent sur votre site tandis que s'approcher des conseils de Sainte Thérèse d'Avila, demande vraiment un effort permanent !

« Que rien ne te trouble
Que rien ne t'épouvante
Tout passe
Dieu ne change pas
La patience triomphe de tout
Celui qui possède Dieu
Ne manque de rien
Dieu seul suffit ! »


 


De son côté Marianne apporte une intéressante contribution au même débat, en m'écrivant:
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Voici sur youtube ce que dit le père Henri Boulad. Il connaît très bien l'islam et a été longtemps président de Caritas en Égypte.
http://www.youtube.com/watch?v=3fX3x3phFCI
(Les commentaires du public sont imbéciles la plupart du temps. Et rédigés dans un charabia innommable).
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Ayant de mon côté lancé une recherche dans Google sur Henri Boulad (SJ), j'ai trouvé un article sur le site oumma.com, déjà cité dans ces pages...

Il n'y épargnait personne, en mai 2006.
Ni les musulmans:
Quand on me dit que l’islam est une religion de tolérance, je réponds que dans les 57 pays musulmans de la planète, il n’y a pas de liberté religieuse, y compris en Turquie. Un musulman ne peut toujours pas devenir chrétien. L’islam, c’est un aller simple. Quand on y entre, on n’en sort pas. En Egypte, l’article 2 de la Constitution proclame l’islam religion d’Etat, alors que 10 % des Egyptiens sont chrétiens.

ni l'Eglise:
L’Eglise catholique ne parle plus le langage d’aujourd’hui. Elle utilise un discours anachronique, incompréhensible. Elle ne sait plus expliquer en quoi l’Evangile est une bonne nouvelle. Dans l’un de mes écrits, j’imagine Jésus en blue-jean et je me demande comment nous l’accueillerions s’il revenait parmi nous.

Mais un peu plus tard, lors de la polémique de Ratisbonne, le Père Boulad avait célébré dans La Croix "l'heureuse faute de Benoît XVI sur l'islam" (ESM)



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