Actualités Images La voix du Pape Livres Visiteurs Index Autres sites Qui je suis Recherche
Page d'accueil Visiteurs

Visiteurs


"Ferragosto" avec BenoÓt XVI à Castelgandolfo Vacances aux Combes Dernières entrées 2009, année sacerdotale L'Encyclique sociale Obama et l'Eglise 28 avril: L'Aquila Père Scalese Quatre ans de Pontificat

Amor non est Caritas

Carlota réagit à mon article "L'amour dans la vérité" (25/7/2009)

A la suite de la question que je m'étais posée hier (Le choix du titre ), Carlota a creusé un peu plus la question que moi, et apporte de la bonne eau à mon moulin!
Elle m'écrit:

Tout à fait d'accord avec votre analyse, Caritas est vraiment La Charité chrétienne, le mot le plus noble et le plus fort pour signifier Amour dans le Christ qui nous entraîne vers la Vérité - Le choix du mot amour chez Bayard, est là pour faire un titre vendeur...ou pour arriver à un synchrétisme inodore.

Amor non est Caritas.
---------------------
Certes le latin d'église n'est pas celui de Cicéron mais traduire « Caritas in Veritate » par « l'amour dans la vérité » me semble bien être une traduction réductrice voire erronée mais sûrement inutile. Garder le titre latin comme le veut la tradition pour les encycliques et mettre en sous-titre « Charité dans la Vérité » aurait été préférable (Je voudrais me persuader que cela n'a pas été fait sciemment).

Et pourtant Amor, amoris,.. existe aussi en latin et Cicéron lui-même dit par exemple : « in amore atque involuptatibus adulescentiam suma conlocare. ». Ce qui donne traduit par Félix Gaffiot : Consacrer sa jeunesse à l'amour et aux plaisirs). Donc si Benoît XVI avait voulu intituler son encyclique « Amor in Veritate », les mots ne lui auraient pas fait défaut même en latin classique !

Conclusion : Pourquoi acheter l'encyclique au titre mal traduit chez Bayard éd. alors qu'elle est disponible sur le site du Vatican.
---------------

L'encyclique introuvable

Chère Carlota, réponse à votre question finale: j'aime mieux avoir en main un livre que des pages dactylographiées... c'est la seule raison.

D'ailleurs, pour le moment, l'édition en français de l'encyclique est pratiquement introuvable, alors que Raffaella nous informe qu'en Italie, elle caracole en têtre des ventes.
Il Giornale titrait en effet hier: Papa Ratzinger primo in classifica tra i libri (premier au classement des livres).
En France, cela ne risque pas. Je l'ai trouvée lundi à la Fnac de Strasbourg dans une modeste pile de 3 ou 4 exemplaires, très bien cachée. Et nulle part ailleurs.
Retournant à Strasbourg hier dans l'intention d'en acheter un autre exemplaire pour en faire un cadeau, je ne l'ai plus trouvée, ni à la Fnac, ni à la grande librairie internationale Kléber.
A comparer avec les énormes piles du dernier "chef-d'oeuvre" de Marc Lévy, qui vous sautent littéralement à la figure juste en face de l'escalator....

L'artifice de l'éditeur est donc bien inutile, pour le moment.
Réfléchissant de nouveau à la question, je suis même arrivée à la conclusion que du point de vue commercial, il était contre-productif. Car une encyclique, c'est quelque chose d'extraordinaire, qu'une seule personne parmi les six milliards et quelque que compte l'humanité, peut écrire. C'est ce que dit entre autre le titre en latin. Le titre en français, lui, est beaucoup plus banal. Il ne "signe" pas le texte.
C'est regrettable - à moins que ce ne soit voulu!

L'Encyclique révolutionnaire A propos du phénomène Michael Jackson