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La lettre de Jeannine (XV)

Récit de la visite pastorale à Sulmona (6/7/2010)

J'ai suivi par écran interposé la visite de notre Pape à Sulmona et j'ai regretté que KTO n'ait pris l'antenne qu'au moment où Benoît XVI commençait la célébration. j'aurais bien aimé voir l'accueil qui lui avait été réservé. Cette journée a été une vraie réussite et j'admire la disponibilité du Saint-Père en dépit de la chaleur étouffante qui régnait. L'esprit de fête animait cette rencontre attendue, préparée où la présence de l'évêque de Rome était un cadeau. Par sa simplicité, son humilité, sa faculté de se mettre au niveau de ceux qui vont l'entendre notre Pape apparaît comme l'interlocuteur idéal pour expliquer avec clarté et sans faux-fuyants une situation et pour parler en Vérité avec ceux qui sont marqués par la vie. Si sa lucidité peut être prise pour du scepticisme, c'est une erreur profonde que de croire cela. Il ne sert à rien de se voiler la face, de répéter que tout va bien alors que les problèmes existent; par contre en avoir conscience permet de les prendre à bras le corps et d'avancer dans le chemin de l'amélioration.

Aucune démagogie dans ses paroles, toujours la même exigence mais la joie d'aimer, de se savoir aimé, de savoir écouter dans le silence de la prière donne de la valeur à la vie. Sa foi n'est pas pesante; elle vient de son enfance, elle a baigné des années essentielles pour la formation de sa personnalité et c'est cette foi chaleureuse, solide comme le roc qu'il cherche à faire redécouvrir à son Eglise. Nous nous écoutons fort bien pour nous plaindre, pour nous apitoyer sur notre sort mais nous n'écoutons pas les autres, cela nous permet de rester sourds à nos insuffisances. La procession des offrandes offre toujours un moment de sérénité avec le doux visage de notre Pape penché vers ceux qui s'avancent; le sourire est bien présent. Parfois son mouchoir blanc cachait le visage pour apporter une seconde de mieux-être tant la chaleur était pénible. A la fin de la célébration et après avoir récité la prière de l'Angelus Benoît XVI a regagné la Maison Sacerdotale, inaugurée après d'importantes restaurations, et qui maintenant porte son nom : Benoît XVI.

La rencontre avec les jeunes a été joyeuse avec applaudissements, enthousiasme,émotion. En entrant dans la cathédrale, très souriant, patient malgré la chaleur accablante (dixit Philippine de Saint-Pierre) il a pris le temps de saluer les handicapés, sourire et douces caresses sur les visages avant de se recueillir devant le Saint-Sacrement puis de regagner sa place.avec ses deux cérémoniaires eux aussi très détendus.
Mgr Guido Marini d'ordinaire impassible affichait un large sourire llors de la fin de l'entretien avec les jeunes. Les deux interlocuteurs avaient soigneusement préparé leur sujet: clarté, précisions, habiles rappels des cinq années du présent pontificat et j'ai apprécié que le 25 ème anniversaire des JMJ ne dérape pas sur des précisions inutiles; c'était Benoît XVI qui était présent et c'était très bien ainsi. Deux jeunes qui se posent des questions, qui craignent l'avenir et un pape proche qui décortique leurs propos, qui met leurs idées positives en valeur et relève le côté sombre de leur approche de la vie pas pour les blâmer mais pour les encourager, pour leur dire et redire que leur foi est leur bien le plus précieux et qu'il faut la préserver comme un joyau non pas pour la garder jalousement mais pour la faire rayonner autour d'eux , pour faire aimer le Christ. J'ai apprécié la spontanéité des deux représentants. Ils ont aboli la distance entre lui et eux. Appui soutenu, rappel de sa douceur, de sa bonté, rien de tonitruant dans cette réunion familiale où le père retrouvait ses enfants et l'élan qui les a poussés à embrasser Benoît XVI n'était pas un geste théâtral mais bien l'expression d'un grand élan affectueux. Notre Benoît, souriant, a accueilli cet accolade avec plaisir. Les paroles de notre Pape montrent qu'il a évolué. Il navigue avec facilité entre le sérieux et un peu de légèreté. On rejoint le professeur qui donne des explications simples, des voies à suivre pour trouver le bonheur dans ce monde exigeant, déroutant et qui déverse des tonnes d'informations toutes plus tentantes les unes que les autres mais nocives parce que trop attirantes et puis il devient proche de ses fidèles avec une pointe d'humour, des mots très simples mais qui parlent au cœur de ceux qui l'écoutent..Pour dire au revoir il redevient un père qui laisse sa famille, donne des conseils. Il n'hésite pas à montrer qu'il est heureux touché au moment de s'éloigner mais il sait que ses paroles restent près d'eux. C'est là que l'on retrouve sur son visage le sourire un peu crispé qui tente de cacher son émotion aidé en cela par les mains jointes qui cachent le bas du visage. Lors de l'ovation debout KTO nous a gratifié d'un gros plan sur une jeune fille en larmes. C'était très beau.

Sur les dernières images j'ai bien aimé la main du Saint-Père sur la tête d'un jeune homme qui lui adressait quelques mots et qui n'était pas au premier rang; la façon de l'ébouriffer très légèrement m'a paru très amicale. Le Saint-Père a salué les jeunes avant de partir. La journée devait commencer à peser mais, dans cette chaleur accablante il était souriant, disponible et il était bien difficile de le quitter. Un beau bébé a eu droit à un baiser papal et à une caresse. Que cela plaise ou pas je dis que Benoît XVI sait fort bien faire passer ce qu'il veut dire; c'est le propre des grands communicants mais il a la grâce de ne pas tomber dans l'ordinaire; avec lui rien ne peut être banal.

Voilà comment j'ai vécu ces moments de présence,trop courts, avec notre Pape. Mercredi il y aura la dernière audience avant les vacances mais KTO a bien précisé que les Angelus depuis Castelgandolfo seront retransmis. Là-bas il va trouver le calme, une ambiance qu'il apprécie, Il va pouvoir prier, se ressourcer, le Vatican sera plus loin et la pression moins grande. Je serai fidèle aux rendez-vous des directs et je crois pouvoir dire que, peut-être, vous trouverez quelques perles pour éclairer cette période estivale.
Pouvez-vous remercier Marie-Anne pour ses traductions; je les dévore avec un plaisir non dissimulé.
(..)

Question...

Dans La Croix de ce jour un entrefilet parle encore et toujours du Vatican et de la décision de la justice américaine. Une phrase me laisse perplexe : l'avocat du Saint-Siège rejette l'éventualité d'une banqueroute du Vatican en cas de lourds dommages et intérêts..
Nous retrouverons toutes ces vilenies. Dans le cas d'instituteur abuseur, d'encadrants dans les camps de vacances, de parents incestueux, qui paye? Le traumatisme est-il moins grand si le fautif est un voisin plutôt qu'un prêtre? Que des abusés se réveillent après tant d'années parce qu'il est question de gros sous ne m'inspire pas confiance. Il y a la haine envers l'Eglise et la soif d'argent des avocats; les vrais abusés , que deviennent-ils? Simple curiosité, je me demande quelle tranche d'âge peut faire partie de la pédophilie?

P˘ovre Christine... A Rome et en voyage: le Pape vu de près (VII)