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Conte de NoŽl

C'est ainsi que Massimo Introvigne, se référant à la nouvelle de Dickens "A Christmas carol", voit le discours prononcé par le Saint-Père à la BBC, la veille de Noël (27/12/2010).

-> Message aux habitants du Royaume-Uni


Article en italien: http://www.labussolaquotidiana.it/..
Ma traduction:

Message aux habitants du Royaume-Uni:
Et le Pape expliqua Dickens à la BBC
Massimo Introvigne
27-12-2010
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À la fin de A Christmas Carol (ndt: traduit en français parfois sous le titre "Un chant de Noël", c'est le cas de l'édition que j'ai entre les mains) de Charles Dickens, Tiny Tim (le petit Tim) - l'enfant malade qui a contribué à racheter le vieil avare Scrooge - s'exclame: "Que le Seigneur vous bénisse tous" (may God bless all of you).
C'est par ces mots, bien connus de tous les Anglais qui ont étudié A Christmas Carol à l'école, que Benoît XVI a conclu, le 24 décembre, l'un de ses messages les plus singuliers.

Il était une fois la BBC, la radio-télévision britannique qui attaquait l'Eglise catholique et le Pape à tour de bras. Elle est toujours là. Mais depuis le voyage du pape en Grande-Bretagne en Septembre 2010, un succès extraordinaire et totalement imprévu, quelque chose a changé. Et voici l'invitation de la BBC au pape, pour trois minutes de message radiophonique en anglais, le 24 Décembre.

Trois minutes qui ont émerveillé (stupito= stupéfié?) les dizaines de millions d'auditeurs de la BBC dans le monde anglophone. Aucune polémique, mais le message de Jésus-Christ, sans concession. On pourrait dire qu'il y a le Catéchisme de l'Église catholique et son compendium. Et à présent, qu'il y a les trois minutes de la BBC, le compendium du compendium, l'histoire du salut racontée en trois répliques.

- Première minute: le monde, rappelle le Pape, est toujours en attente de quelque chose. Il est fait ainsi. Dans un certain sens, il est fait d'attente, du moins depuis le péché originel. Mais souvent, le monde se trompe d'attente. C'est ce qui arrive aujourd'hui. Et c'est ce qui est arrivé à l'époque de Jésus, quand "le peuple élu par Dieu, les fils d'Israë, vivaient une attente intense. Ils attendaient le Messie que Dieu avait promis d'envoyer, et ils le décrivaient comme un grand leader qui les racheterait de la domination étrangère et rétablirait leur liberté". Dans cette attente il y avait quelque chose de juste: la confiance dans les promesses de Dieu, l'espoir de la liberté. Mais il y avait aussi quelque chose d'erroné: l'idée que la libération viendrait seulement par la voie matérielle et politique.

- Deuxième minute: le pape dit que "Dieu est toujours fidèle à ses promesses, mais souvent, il nous surprend dans la manière de les accomplir". Les Juifs attendaient la libération. L'attente n'a pas été déçue. "Le bébé né à Bethléem a apporté la libération". Mais une libération différente de ce que beaucoup de Juifs attendaient, "la libération qu'il a apporté n'était pas politique[...]: au contraire, le Christ a détruit la mort pour toujours et a renouvelé la vie par sa mort infâmante sur la croix. Et bien qu'il soit né dans la pauvreté et l'obscurité, loin des centres du pouvoir temporel, il était le Fils de Dieu lui-même. Par amour pour nous, il a pris sur lui notre condition humaine, notre fragilité, notre vulnérabilité, et a ouvert pour nous le chemin qui mène à la plénitude de la vie, à la participation à la vie même de Dieu". Les Juifs attendaient la libération, au sens de la fin de la domination romaine. Il est venu quelque chose de beaucoup plus grand, la rédemption universelle pour nous tous - non seulement les Juifs - à travers la pauvreté et la souffrance du Fils de Dieu lui-même.

- Troisième minute: Dieu a donc donné beaucoup, plus que nous n'attendions. En fait, il nous a tout donné en son Fils qui nous a rachetés. Mais il attend de nous une double réponse: que nous accueillions son fils avec la foi, et que nous annoncions aux autres la Bonne Nouvelles que nous avons reçue. "Tandis que nous méditons dans nos cœurs sur ce grand mystère de Noël, remercions Dieu pour sa bonté pour nous, et annonçons avec joie à ceux qui nous entourent la bonne nouvelle que Dieu nous offre la liberté de tout ce qui nous opprime: il nous donne l'espoir, il nous apporte la vie".

14 personnes à la table du Pape Protestantisme traditionaliste