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Le Tyrol, ce sont les anges qui l'ont fait

Le Saint-Père recevait hier la citoyenneté d'honneur du village du Sud-Tyrol où sont nées sa grand-mère et son arrière-grand-mère. Récit et video (10/11/2010)



«Le Tyrol, ce sont les anges qui l'ont fait» a dit le Pape, en recevant le titre de citoyen d'honneur de la commune du Sud Tyrol Naz Sciaves (Natz-Schabs)

A la fin de l'audience générale, dans la petite salle attenante à l'Aula Paul VI, Benoît XVI a reçu le titre de citoyen d'honneur de Naz Sciaves, une petite ville du Tyrol du Sud, dans la Province autonome de Bolzano. Une reconnaissance à la dimension familiale et pas seulement institutionnelle: dans ce village, en effet, sont nées Maria Tauber et Maria Tauber-Peintner, respectivement grand-mère et arrière grand-mère de Joseph Ratzinger. Dans un bref discours de remerciement, prononcé "a braccio", le Pape s'est souvenu comment, à la maison, on racontait la beauté de la terre du Tyrol (1).

«Le Tyrol, ce sont les anges qui l'ont fait»: Joseph Ratzinger est redevenu un enfant, avec ses souvenirs, quand sa maman parlait de la beauté de la patrie de sa grand-mère, dont elle avait la nostalgie. Des souvenirs qui restent dans le cœur du Pape, comme les visites que, comme enfant, il a pu faire au Tyrol du Sud. Et dont il se rappelle avec une abondance de détails. La première fois, confie-t-il à la délégation de Naz Sciaves, c'était en 1940 et il avait 13 ans. L'occasion etait une balade à byciclette avec son frère et sa soeur. «Nous avons pu constater - a dit le Pape - que c'était vraiment vrai: que c'étaient les anges» qui avaient fait cette terre. Ensuite, a-t-il ajouté, la visitant à nouveau dans les années cinquante, « j'ai pu percevoir la proximité particulière de Dieu qui s'exprime dans la beauté de cette terre». «Mais, a-t-il observé, si elle est aussi belle, ce n'est pas seulement à travers la Création, mais parce que les hommes ont répondu au Créateur». Il est revenu par la pensée « aux clochers gothiques, aux belles maisons, à la chaleur et la gentillesse des gens, à la belle musique».

Nous savons a-t-il dit, que «les hommes ont répondu, et de cette collaboration - entre le Créateur, ses anges et les hommes - est né une terre très belle. Une terre d'une beauté extraordinaire». Une terre, a-t-il ajouté, dont «Je suis fier et heureux de faire partie, d'une façon ou d'une autre». D'où le souhait du pape que le Sud-Tyrol reste tel qu'il est, que «la nature, la création et la vie des hommes se raccordent en une seule mélodie, que la foi soit porteuse de joie et aider à surmonter même les situations difficiles ». Que chaque génération, a conclu le pape, « puisse recommencer à travailler pour garder cette terre belle comme elle est, belle de l'intérieur, et qu'elle puisse rester un pays qui aide les gens à vivre une vie humaine digne».
C'est le maire Peter Gassser qui a remis au Pape le certificat de citoyen d'honneur. Déjà le 22 Octobre dernier, rapporte L'Osservatore Romano, la communauté locale avait célébré l'événement avec un jour de commémoration au cours de laquelle avait été découverte et bénie une plaque à la mémoire de deux femmes. Pour l'occasion, le parvis a été renommé Place Pape Benoît XVI. Avant Naz Sciaves, déjà 12 villes (en Allemagne, Autriche et Italie) ont donné au cardinal Ratzinger, puis Benoît XVI la citoyenneté honoraire. Parmi elles aussi sa ville natale Marktl am Inn.

(Source: Radio Vatican en italien, ma traduction)

Le maire est venu à Rome accompagné d'une délégation d'une trentaine de personnes. Il a remis au Pape un diplôme, et une clé symbolique, en plus d'une série de produits typiques, speck (jambon cru fumé du Tyrol), pommes, myrtilles rouges du séminaire de Bressanone (où il a encore passé ses vacances en 2008, voir ici benoit-et-moi.fr/2008-II/), et vin de l'Abbaye de Novacella.

(1) Dans le livre-interviewe "Mon frère le Pape (page 20) Mgg Georg Ratzinger rappelle:

La famille de ma mère était originaire du Tyrol. Ses parents étaient boulangers... Ses grands-parents avaient possédé près de Brixen, dans le Sud-Tyrol (qui était encore autrichien à l'époque), un moulin qui fut ensuite emporté lors d'une crue de la Rienz. Après quoi toute la famille partit s'installer en Bavière. Jusqu'à la fin de sa vie, ma grand-mère eut la nostalgie de son pays natal. Quand elle tomba malade et se sentit glisser peu à peu vers la mort, elle répéta souvent : « Si j'avais seulement un peu d'eau de chez moi, je guérirais. » L'eau du Tyrol, elle en était persuadée, était très différente de l'eau bavaroise. Elle croyait aussi que sa petite cabane pleine de foin tyrolien était plus nourrissante pour le bétail que toute une charrette de foin bavarois. C'était vraiment une grande patriote tyrolienne

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