L'arbre de NoŽl de la Place St-Pierre (en 2008)

Le discours prononcé par Benoît XVI en remerciement pour le don du sapin qui allait orner la Place cette année-là

 

Hier après-midi, tandis que je décorais mon sapin et installais ma crèche, il m’est revenu en mémoire un discours informel que Benoît XVI avait adressé le 12 décembre 2008 à une délégation de Basse-Autriche venue lui apporter, comme un cadeau pour lui, le sapin gigantesque qui devait orner la Place Saint-Pierre cette année-là - "le plus grand jamais installé sur la Place depuis que Jean Paul II en avait initié la tradition en 1982".
Se dressant à côté de la crèche "grandeur nature" inaugurée le 24 décembre, il devait être "décoré de 2.000 boules de Noël dorées et argentées, de lumières blanches et d'une étoile brillante".

Voici un extrait du discours du Saint-Père, dans ma traduction d’alors :

 

Le don qui vient des bois de votre beau Pays - dont font aussi partie les autres sapins que vous avez apportés pour conférer au Palais apostolique et à différents endroits du Vatican, parmi lesquels mon bureau, une atmosphère de Noël - ce don des bois de votre région rappelle à mon souvenir la visite que, l'an dernier, j'ai pu accomplir dans votre Patrie. En cette occasion, je me suis arrêté dans un des grands couvents (Heiligenkreuz, ndt) qui caractérisent votre Pays et qui rendent témoignage de son histoire profondément chrétienne.
Ce devra être l'engagement de tous les fidèles de faire en sorte que dans le futur, ce témoignage pour le Christ reste vivant, pour donner aux hommes soutien et orientation dans leur vie ou - comme vous, monsieur le gouverneur régional, l'avez dit de façon très imagée - une balustrade à laquelle nous appuyer pour aller de l'avant.

L'arbre de Noël sera, dans les prochaines semaines, un motif de joie pour les romains et pour les nombreux pèlerins du monde entier qui viendront dans la Ville éternelle à l'occasion de la fête de la Nativité du Christ.
Moi aussi, je le verrai en regardant par ma fenêtre et je m'en réjouirai à chaque fois que, d'en haut, je pourrai admirer l'arbre et la crèche.
Mais j'aurai aussi l'occasion de m'y rendre directement, pour prier devant l'Enfant Jésus et jouir des lumières de l'arbre et de sa beauté.

Sa forme élancée, son vert et les lumières sur ses branches sont des symboles de vie. En outre, il nous renvoie au mystère de la Sainte Nuit. Le Christ, le Fils de Dieu, apporte, dans le monde obscur, froid et pas encore racheté dans lequel il vient naître, une nouvelle espérance et une nouvelle splendeur. Si l'homme se laisse toucher et éclairer par la splendeur de la vérité vivante qui est le Christ, il fera l'expérience d'une paix intérieure dans son cœur et deviendra lui-même artisan de paix dans une société qui a tellement besoin de réconciliation et de rédemption.