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LA JEUNESSE DU PAPE
 

"C'est la jeunesse du Pape!", chantent en choeur des milliers de jeunes partout en Espagne, qui attendent impatients les JMJ à Madrid. Non, ce ne sont pas les "indignés", ils partagent les mêmes soucis, mais ils ont quelque chose en plus. Un texte du cardinal Canizarès, traduit par Carlota. (8/7/2011)

Article en espagnol: http://www.religionenlibertad.com/...

-> Voir aussi: Les voeux du cardinal Canizares au Pape.




 

La jeunesse du Pape
par le cardinal Antonio Cañizares
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«C’est la jeunesse du Pape!», chantent en choeur des milliers et des milliers de jeunes partout en Espagne en attendant impatients le jour des JMJ à Madrid.

Une jeunesse complètement d’aujourd’hui, qui n’est pas étrangère à ce que vit le reste des jeunes et à ce qui leur arrive, qui partage leurs espérances et leurs souffrances, leurs déceptions et leurs souhaits les plus vivants et les plus justes. La même jeunesse, bien qu’aussi différente, entière, pleine de joie à revendre. À côté de ces jeunes on respire un air frais et pur, la joie de vivre et une espérance que rien ni personne ne peut arracher ni obscurcir.

La rencontre à Madrid avec le Pape, sera comme une nouvelle Pentecôte : un évènement de la grâce, de la joie, de l’esprit et de l’espérance, de la lumière dans l’obscurité du moment, qui est si grande pour les jeunes, un immense don de la miséricorde de Dieu, précisément maintenant et avec tout ce qui « est en train de tomber ». Des mois auparavant, nous les avons vu et suivi dans tous les diocèses d’Espagne, portant la Croix qui préside les Rencontres Mondiales de la Jeunesse. Comme ils aiment le Pape ces jeunes, comme ils ont confiance en lui et comme se confient à lui avec toute leur raison, et comme ils se sentent près de Lui, et près de celui qu’il représente : Jésus Christ, leur vrai ami !

Parfois lorsqu’on regarde les jeunes, avec les problèmes et les fragilités qui les caractérisent dans la société contemporaine et dans les époques actuelles, il y a une tendance au pessimisme, au découragement: ce sont eux qui souffrent le plus, ce sont eux les plus affectés par cette crise qui nous entoure. Mais, ce n’est pas le complet découragement dans la jeunesse, ni la simple résignation inactive, ni encore moins le relativisme qui corrode comme des termites notre temps, non plus le nihilisme et le vide de gens qui n’espèrent rien.

Au delà des apparences ces milliers et milliers de jeunes, qui proviennent de toutes les parties du monde et qui se réuniront avec le Pape à Madrid, nous transmettent déjà le message clair d’une jeunesse qui exprime un désir profond, malgré de possibles ambiguïtés, de ces valeurs authentiques qui ont leur plénitude dans le Christ. N’est ce pas le Christ, le secret de la vraie liberté et de la joie profonde du cœur ? N’est-ce pas le Christ, l’ami suprême et à la fois l’éducateur de toute amitié authentique ?

Je crois que si aux jeunes, on présente le Christ sous son vrai visage, ils le recevront comme une réponse convaincante et souhaitée, au milieu de tant de difficultés et d’adversité, et qu’ils sont capables d’accueillir le message, même s’il est exigeant et marqué de la Croix : cette Croix qui préside les Rencontres Mondiales de la Jeunesse, celle qu’ont portée sur leurs épaules tant de jeunes quand elle a traversé leurs diocèses et leurs villes, celle que nous adorons, celle qui faut prendre jour après jour pour suivre Jésus, la croix de l’espérance et de l’amour.

Ces jeunes, avec leur présence, avec leurs gestes, avec leur manière d’être et de se comporter, avec leur prière et leurs veillées d’adoration, avec tout, disent qu’ils veulent suivre et être témoins de Jésus Christ, serviteurs des hommes, porteurs de l’Évangile de la vérité qui nous rend libres, de l’amour qui se réalise dans la vérité et nous fait frères, et de l’espérance qui ne trompe pas. Conduits par Marie, qui en plus d’être la Mère toute proche, discrète et compréhensive, est la meilleur Maîtresse pour arriver à la connaissance de la vérité à travers la contemplation, ils vivent déjà et vivront intensément aux JMJ, à côté de moments de fête, de longs moments d’intériorisation, de contemplation et d’adoration du Seigneur.

Le Bienheureux Jean-Paul II, leur grand ami, disait aux jeunes à Madrid, lors de sa dernière visite: «Le drame de la culture actuelle est le manque d’intériorité, l’absence de contemplation ». Ce ne sont pas les jeunes qui sont incapables d’intériorité, de silence, qui sont des superficiels vivant dans l’extériorité. J'ai confiance que ce qui intéresse énormément les jeunes, c'est la personne du Christ, mais dans son « vrai visage », pas des « succédanés » de Jésus Christ, parce que pour des succédanés qui dégoûtent et ne remplissent pas leurs désirs les plus authentiques et les plus profonds, ils ont déjà ce que cette société consumériste et hédoniste leur offre

Je suis témoin de ce que les jeunes recherchent Jésus Christ et ne rejettent ni sa parole ni ses exigences. Ils sont beaucoup, bien plus nombreux que ce qu’il en paraît, les jeunes qui se sont retrouvés avec Jésus Chris ou qui le cherchent, parfois sans le savoir, et qui comme le jeune homme riche de l’Évangile, savent que Jésus est un ami exigeant, qui indique des objectifs élevés et demande que l’on sorte de soi-même pour aller à sa rencontre, qui « leur demande tout », en sachant que « celui qui perd sa vie pour Lui et l’Évangile, la sauvera », la gagnera, c'est-à-dire, cheminera sur le sentier de la vie avec joie, sera vraiment libre et atteindra le grand objectif, au contraire de celui qui n’est pas disposer à le suivre en lui donnant tout, « il s’en ira tristement », il s’en ira pas d’autres sentes qui n’ont pas de sens, comme le jeune homme riche de l’Évangile, pas disposé à laisser une vie où prédomine l’avoir sur l’être, la jouissance à tout prix, ou simplement le faire ce qu’on a envie.

C’est pour cela qu’ils seront à Madrid, à côté du Pape, en communion avec lui, qui ces jours derniers a accompli ses soixante ans de sacerdoce. Là-bas nous les rencontrerons, venus en un très grand nombre des cinq continents, là-bas ils accouront pour renouvellement leur amour au Pape, l’écouter, et apprendre de lui parce qu’ils savent qu’en lui « ils voient et écoutent » Jésus Christ Lui-même ; parce qu’ils sont convaincus qu’en lui ils ont un témoignage vrai et fidèle de Jésus Christ, qui nous montre le visage de Dieu, comment Dieu aime les hommes, ce que nous sommes, ce que nous les hommes nous valons.

Là-bas, à côté du successeur de Pierre, une fois de plus, ils écouteront et tâteront la vérité de ces paroles qui sont comme le résumé de l’Évangile : « Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir et donné ma vie pour tous ». C’est la grande espérance pour les jeunes d’aujourd’hui et de toujours. C’est cela, oui, qui change et renouvelle le monde.




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