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LE PAPE QUI ENCHANTE LES JEUNES: BRÉSIL
 

9-14 mai 2007. Au pays de "l'abrazo", une inoubliable rencontre avec la jeunesse au stade Pacaembu de Sao Polo: "Ne gaspillez pas votre jeunesse. Ne cherchez pas à vous en échapper. Vivez-la intensément" (22/7/2011)

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-> Le site du Saint-Siège: http://www.vatican.va/holy_father/...




 

Le messager de l'amour

Jeudi 10 mai:
40.000 jeunes à l'intérieur du stade Pacaembu de Sao Polo, beaucoup plus à l'extérieur, ont fait au Saint-Père un véritable triomphe, dans une ambiance de fête extraordinaire, mais aussi de recueillement et de prières.
Les jeunes brésiliens sont exubérants et très "latins", ils témoignent leur joie, ou leur affection avec des gestes, ceux qui ont eu la chance d'approcher le Saint-Père l'ont embrassé et serré dans leurs bras, et il a su répondre à leur geste avec simplicité et chaleur. Le direct de la télévision (surtout de la RAI, dont le vaticaniste Giuseppe de Carli, l'auteur du beau documentaire "Il papa dell'amicizia co Dio" est un admirateur inconditionnel de celui qu'il nomme avec affection Papa Benedetto) témoigne de cette chaleur, de ces moments d'échange humain et spirituel intenses, bien mieux que ne peuvent le faire des photos.
Avant de commencer sa très belle homélie (où il les a exhortés à ne pas "gaspiller leur vie", à vivre "avec enthousiasme, avec joie, mais surtout avec le sens de la responsabilité"), qu'il a prononcée en portugais, avec des accents passionnés, et qui a duré bien 35 minutes, très souvent interrompue par les acclamations, le Pape a dit (je traduis) "Je voudrais tous vous serrer dans mes bras, en une étreinte très brésilienne!".
C'est du moins ce que j'ai compris. Dans la traduction reproduite sur le site de LA CROIX, cela devient cette confidence familière et émouvante, qui prouve qu'il a dû penser à celle homélie jusqu'à la dernière minute, qu'il l'a écrite de sa main, bien sûr, mais surtout avec son coeur:
"Hier soir, en survolant le territoire brésilien, je pensais déjà à notre rencontre dans le stade de Pacaembu, avec le désir de serrer chacun de vous dans mes bras et de manifester les sentiments que je porte au plus profond du cœur" ...
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Discours du Saint-Père

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Aujourd’hui je désire réfléchir avec vous sur le texte de saint Matthieu (19, 16-22), que nous venons d’entendre (ndr: la parabole du jeine homme riche). Il parle d’un jeune homme qui court à la rencontre de Jésus. Son impatience mérite d’être soulignée. En ce jeune homme je vous reconnais tous, jeunes du Brésil et d’Amérique latine. Vous avez accouru des différentes régions de ce continent pour notre rencontre. Vous voulez écouter, de la bouche du pape, les paroles de Jésus lui-même.

Vous avez une question cruciale à lui poser, mentionnée dans l’Evangile. C’est la même que le jeune homme qui a couru à la rencontre de Jésus : que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? Je voudrais approfondir avec vous cette question. Il est question de la vie. La vie qui, en vous, est exubérante et belle. Qu’en faire ? Comment la vivre pleinement ?
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[..] je m’adresse de nouveau à vous, chers jeunes, car je veux entendre de vous aussi la réponse du jeune homme de l’Evangile : toutes ces choses je les ai observées depuis ma jeunesse. Le jeune homme de l’Evangile était bon. Il observait les commandements. Il marchait sur le chemin de Dieu. Posant sur lui son regard, Jésus l’aima. En reconnaissant que Jésus était bon, il a donné la preuve que lui aussi était bon. Il avait une expérience de la bonté et, par là même, de Dieu. Et vous, jeunes du Brésil et d’Amérique latine, avez-vous déjà découvert ce qui est bon ? suivez-vous les commandements du Seigneur ? avez-vous découvert que c’est là la véritable et unique voie vers le bonheur ?
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Les années que vous êtes en train de vivre préparent votre avenir. Le « demain » dépend beaucoup de comment vous vivez l’ « aujourd’hui » de votre jeunesse. Devant vos yeux, mes très chers jeunes, vous avez une vie que nous souhaitons longue ; mais elle est unique : ne permettez pas qu’elle se passe en vain, ne la gaspillez pas. Vivez avec enthousiasme, avec joie, mais surtout avec le sens de la responsabilité.
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Bien des fois nous sentons trembler nos cœurs de pasteurs, lorsque nous constatons la situation actuelle. Nous entendons parler des peurs de la jeunesse d’aujourd’hui. Elles nous révèlent un énorme déficit d’espérance : la peur de mourir, au moment où la vie est en train d’éclore et cherche à trouver sa propre réalisation ; la peur d’échouer, pour ne pas avoir trouvé le sens de la vie ; et la peur de rester déconnectés, face à la rapidité déconcertante des événements et des moyens de communication. Nous enregistrons un taux élevé de décès parmi les jeunes, la menace de la violence, la prolifération déplorable des drogues qui secoue jusqu’à la plus profonde racine la jeunesse d’aujourd’hui. Pour ces raisons, on parle d’une jeunesse perdue.
Mais alors que je vous regarde, vous les jeunes ici présents, qui rayonnez de joie et d’enthousiasme, je prends le regard de Jésus : un regard d’amour et de confiance, dans la certitude que vous avez trouvé le juste chemin. Vous êtes les jeunes de l’Eglise. Je vous envoie pour cela vers la grande mission d’évangéliser les jeunes qui errent en ce monde, comme des brebis sans berger.
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Soyez des hommes et des femmes libres et responsables ; faites de la famille un centre rayonnant de paix et de joie ; soyez les promoteurs de la vie, de sa conception à son déclin naturel ; protégez les personnes âgées, car elles méritent respect et admiration pour le bien qu’elles ont fait. Le pape s’attend aussi à ce que les jeunes cherchent à sanctifier leur travail, en l’accomplissant avec compétence technique et diligence, afin de contribuer au progrès de leurs frères et d’illuminer de la lumière du Verbe toutes les activités humaines (Lumen gentium, 36). Mais surtout, le pape souhaite qu’ils sachent être les acteurs d’une société plus juste et plus fraternelle, remplissant leurs devoirs envers l’Etat : en respectant ses lois, en ne se laissant pas emporter par la haine et la violence, en cherchant à être un exemple de conduite chrétienne dans le domaine professionnel et social, en se distinguant par leur honnêteté dans les rapports sociaux et professionnels. Qu’ils se rappellent que l’ambition démesurée de richesse et de pouvoir porte à la corruption personnelle et d’autrui ; il n’y a pas de raisons valides qui justifient la tentative de faire prévaloir ses propres aspirations humaines, tant économiques que politiques, au moyen de la fraude et du mensonge.
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Ayez surtout un grand respect pour l’institution du sacrement de mariage. Il ne pourra y avoir de vrai bonheur dans les foyers si, en même temps, ne règne pas la fidélité entre les époux. Le mariage est une institution de droit naturel, qui a été élevée par le Christ à la dignité de sacrement ; c’est un grand don que Dieu a fait à l’humanité. Respectez-le, vénérez-le. Dans le même temps, Dieu vous appelle à vous respecter les uns les autres aussi avant et pendant les fiançailles, car la vie conjugale, qui est réservée par disposition divine aux couples mariés, sera source de bonheur et de paix seulement dans la mesure où vous saurez faire de la chasteté, dans le mariage et hors du mariage, un rempart de vos espérances à venir. Je répète ici à vous tous que « l’eros veut nous élever (…) vers le Divin, nous conduire au-delà de nous-mêmes, mais c’est précisément pourquoi est requis un chemin de montée, de renoncements, de purifications et de guérisons » (Deus caritas est, n. 5).
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Je souhaite qu’en ce moment de grâce et de profonde communion en Christ, l’Esprit Saint réveille dans les cœurs de tant de jeunes un amour passionné, pour le suivre et imiter Jésus chaste, pauvre et obéissant, totalement consacré à la gloire du Père et à l’amour de leurs frères et sœurs.
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L’appel que je vous adresse aujourd’hui, à vous qui êtes présents à ce rassemblement, est celui-ci : ne gaspillez pas votre jeunesse. Ne cherchez pas à vous en échapper. Vivez-là intensément. Consacrez-là à de hauts idéaux de foi et de solidarité humaine.




Le Saint-Père lui-même raconte son expérience

... comme il le fait toujours après chaque voyage.
C'était lors de la catéchèse du 23 mai 2007 :
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Un autre moment caractéristique du voyage a sans aucun doute été la rencontre avec les jeunes, espérance non seulement pour l'avenir, mais force vitale également pour le présent de l'Eglise et de la société. C'est pourquoi la veillée qu'ils ont animée à São Paulo du Brésil a été une fête de l'espérance, illuminée par les paroles du Christ adressées au "jeune riche", qui lui avait demandé: "Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?" (Mt 19, 16). Jésus lui indiqua tout d'abord "les commandements" comme le chemin de la vie, puis il l'invita à tout quitter pour le suivre. Aujourd'hui aussi, l'Eglise fait la même chose: elle repropose tout d'abord les commandements, véritable chemin d'éducation de la liberté au bien personnel et social, et surtout elle propose le "premier commandement", celui de l'amour, car sans l'amour, même les commandements ne peuvent pas donner un sens plein à la vie et procurer le véritable bonheur. Seul celui qui rencontre en Jésus l'amour de Dieu et se met sur cette voie pour le faire régner parmi les hommes, devient son disciple et son missionnaire. J'ai invité les jeunes à être des apôtres des jeunes de leur âge; et ce en soignant toujours leur formation humaine et spirituelle; à avoir une grande estime du mariage et du chemin qui conduit à celui-ci, dans la chasteté et la responsabilité; à être également ouverts à l'appel à la vie consacrée pour le Royaume de Dieu. En résumé, je les ai encouragés à mettre à profit la grande "richesse" de la jeunesse, pour être le visage jeune de l'Eglise.




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