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ON SE VOIT À MADRID
 

Superbe article, plein de fraîcheur, d'optimisme, et de joyeuse espérance, d'un prêtre madrilène, sur le site infocatolicà. Traduction de Carlota (4/8/2011)

-> Texte original: ici.

L'auteur est un prêtre du diocèse de Getafe, rencontré à plusieurs reprises sur <benoitetmoi>, notamment ici: Les JMJ commencent déjà à donner des fruits.




 
 

On se voit à Madrid

Pour les curés de Madrid, Getafe et Alcalá (ndt deux autres diocèses de la « banlieue » madrilène), nous échapper pour quelques jours de vacances est une tâche difficile avec tout ce qu’il y a à préparer pour les JMJ. Une paroisse comme celle du signataire ci-dessous, dans laquelle sont accueillis des pèlerins dans les familles et dans la paroisse et qui s’est vu confier 12 collèges qui vont être pleins de jeunes de différents pays, doit réaliser un effort certain en matière de logistique. C’est ce que nous avons tous fait, prêtres et fidèles, avec joie, et en plus, tout s’est bien passé et organisé. De plus, l’un des meilleurs fruits de cet évènement mondial pour une simple paroisse de quartier va être précisément la façon dont tant de gens ont travaillé pour préparer l’arrivée et le logement des pèlerins.

Mais nous avons réussi à nous échapper, nous, un groupe de prêtres, comme tous les ans, pour nous reposer en groupe. Cette année, par tous les endroits où nous sommes allés, dans les églises que nous avons visitées ou bien où nous sommes allés dire la Messe, le dénominateur commun était le même : On se voit à Madrid ! Et ce n’est pas une expérience isolée, des nouvelles de ce genre m’arrivent de toutes parts. Un prêtre connu s’en est allé en pèlerinage en Italie à la fin du mois de juin et il racontait que le refrain était le même : On se voit à Madrid !

Et un autre qui avec ses parents a visité l’Angleterre durant le mois de juillet me disait que là-bas quand il arrivait, dans l’environnement ecclésial, bien sûr, on lui répétait la même chose. Madrid, les Journées Mondiales de la Jeunesse. Et cela a commencé par la cathédrale de Westminster, cela a été suivi à l’Oratoire de Bompton, les “Blackfriars” (ndt les frères dominicains) d’Oxford, etc. C’était quelque chose de commun à toutes les églises. L’affiche des JMJ et la joie de ceux qu’on rencontrait là-bas parce qu’ils venaient à Madrid voir le Pape.

Il semble que dans l’Église européenne, - et je l’espère le monde entier, la consigne est la même. Ce qui inclut toutes les sensibilités et les styles (un ami prêtre français m’écrivait hier pour me demander si je pouvais loger sa nièce et une amie qui entreront cet automne dans une congrégation dominicaine de rite extraordinaire), tous unis autour du Pape. C’est le moment de tous nous sentir une famille, unis autour du Vicaire du Christ, le doux Christ sur la terre comme disait Sainte Catherine de Sienne.

C’est une joie que l’Église veut offrir aux jeunes pour qu’ils profitent du fait d’être des catholiques et qu’ils partagent la foi avec beaucoup d’autres de différents pays et continents, comme nous autres nous en avons profité il y a des années lors d’autres JMJ et que nous nous souvenons aujourd’hui de ces rencontres comme quelque chose d’important dans notre vie.

C’est une joie, mais d’un autre côté, pour quelques uns c’est difficile à comprendre par manque de foi ou de sensibilité religieuse ou pour tout autre motif, et c’est logique qu’ils le manifestent. Les uns avec une bonne éducation, les autres avec beaucoup moins de bonne éducation, chacun avec celle qu’il a (on ne peut demander l’impossible). Des protestations, des affiches, des campagnes contre la visite du Pape (Ils se sont bien gardés de protester contre la visite d’un million de jeunes car cela leur aurait été fatal) qui sont comme des gouttes d’eau dans l’océan de l’enthousiasme des jeunes qui viennent et de ceux qui les accueillent ici. D’autre part ces dites protestations manifestent une amertume face à la joie saine des autres qui est assez significative.

Quoi qu’il en soit, avec des affiches de la Gauche Unie (ndt IU regroupe les partis à la gauche du PSOE dont le PC) et leurs compagnons ou sans eux, les jeunes du monde entier sont en train de faire leur bagage et viennent à Madrid pour être avec leurs pasteurs qui les accompagnent aussi, et surtout, pour être avec le Pape. Que personne ne manque la fête, - même si c’est par l’intermédiaire de la télévision, car elle est conçue pour tous. J’espère, en partageant la joie des jeunes de l’Église que nous partagerons tous un peu cette chose si simple et si pleine de joie qui est le fait d’être des catholique.

P. Alberto Royo Mejía, prêtre




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