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LEHMAN BROTHERS et le lobby du climat

Sans rapport avec le Pape (encore que...) mais en plein dans l'actualité du krach financier: un article passionnant issu du site italien Rassegna Stampa (11/10/2008)

J'ai découvert ce site hier (Sentiment de culpabilité ) et il semble bien receler des trésors.

Lire ici: http://rassegnastampa.totustuus.it/...
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Le changement climatique est un thème sensible aux catholiques en général, et, paraît-il, au Saint-Siège lui-même (enfin, pas exactement sous cette forme!). J'en ai souvent parlé, parce qu'il m'intéresse, à différents titres. On pourrait presque dire que c'est un champ de bataille.
L'article n'apporte pas d'argument scientifique, il n'explique pas la crise actuelle, puisqu'il ne livre qu'un fait "en marge", mais il aide à ouvrir les yeux. Et il laisse songeur...
Il va de soi que je ne suis pas en mesure d'en confirmer le contenu, même s'il a toutes les apparences du bon sens, de la bonne foi, et des sources contrôlées: elles n'émanent pas de quelque site conspirationiste, les liens fournis l'attestent.

Je m'amuse de la référence à Al Gore, le troisième larron de la parabole de Claude Allègre - qui l'a depuis longtemps percé à jour - sur l'imposture écologiste (attention: je ne nie pas l'existence du problème, seulement son exploitation): "Le bon (Nicolas Hulot, pour nous), la brute (José Bové, idem) et le truand".

Le titre italien de l'article est LEHMAN BROTHERS 'SCIOLTA' (?) DALLA LOBBY DEL CLIMA
Ma traduction:

Lehman Brothers était vraiment une banque étrange : pas plus tard que l'année dernière, elle avait publié un volumineux et influent rapport qui prévoyait l'évolution du climat d'ici à 2100 (ndt: voir plus bas, The business of Climate Change), mais elle n'a pas été capable de prévoir qu'elle serait en faillite un an plus tard.

Chose plus curieuse encore, les deux épisodes ne sont probablement pas sans liens entre eux .

Lehman Brothers était en effet très impliquée dans le business du Carbon Trading (Commerce du carbone) voulu par le Protocole de Kyoto, et étroitement lié au lobby du climat : le consultant scientifique de Lehman Brothers était James Hansen, directeur à la NASA de l'Institut Goddard pour les Études Spatiales, également considéré comme le "père" de l'effet de serre autrement dit de la traduction en politiques radicales des incertaines théories scientifiques sur le réchauffement de la planète.

Plus encore, Lehman Brothers était aussi la banque de référence de la societé créée par Al Gore en 2004, la Generation Investment Management (GIM), qui s'occupe justement de "faire le commerce" du carbone, un activité que nous pourrions mieux définir comme spéculation financière sur l'air chaud.

Les liens avec Al Gore ne s'arrêtent pas là: l'Alliance pour la Protection du Climat, dont le prix Nobel de la Paix dirige le Conseil d'Administration, a comme Managing Director ce même Theodore Roosevelt IV qui figurait aussi comme Managing Director de Lehman Brothers, avec la charge particulière des relations avec les clients les plus importants de la banque. Theodore Roosevelt IV, entre autre, n'est pas exactement un néophyte de l'écologisme. Au contraire, il est connu pour être un "conservationiste" militant, sous-secrétaire de la Wilderness Society et aussi administrateur du Musée Américain d'Histoire Naturelle, du World Resources Institute, de l'Institute for Envirnoment and Natural Resources à l'Université du Wyoming, et du Trout Unlimited, societé "conservationiste" qui s'occupe de la protection des poissons d'eau douce. Enfin, Theodore Roosevelt IV est aussi secrétaire du Pew Center for Global Climate Change, centre d'études pour la promotion d'une nouvelle économie basée sur la théorie des changements climatiques.

Il n'est donc pas surprenant que depuis quelques années, Lehman Brothers ait considérablement investi dans le business du Carbon Trading et qu'ils aient produit un rapport en deux parties (février et septembre 2007) au titre éloquent The Business of Climate Change (ndt: le lien vers le document original de plus de 140 pages est ici au format PDF business_of_climate_change) , qui veut convaincre les investisseurs de soutenir l'économie de la "dé-carbonisation", en montrant les profits élevés attendus grâce aux subventions publiques considérables engendrées par le système du Protocole de Kyoto.
Il convient également de rappeller que ce rapport a eu un grand écho parmi les leaders politiques, dans les mass media et, évidemment, les Verts l'ont utilisé comme preuve éclatante de la justesse de leurs positions: "Si c'est Lehman Brothers qui le dit!". Ce rapport a été adopté, par exemple, par les gouvernements d'Espagne et d'Argentine pour servir de base à leurs politiques climatiques, en plus d'être encensé dans les éditoriaux des journaux influents, dans la moitié du monde.

On s'attendrait aujourd'hui à ce que quelqu'un réfléchisse sur les liens entre finance et lobby du climat, parmi ceux qui dominent les marchés et les mouvements écologistes, et combien tout cela pèse sur les poches des gens du commun. Et on s'attendrait aussi à ce qu'un de nos grands faiseurs d'opinion mette en relief la folie de donner pour certaine la prévision du temps qu'il fera dans cent ans de la part de ceux qui ne sont même pas en mesure de voir leur faillite imminente.

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Sentiment de culpabilité La réforme de Benot XVI