Pédophilie dans l'Eglise

Même les progressistes commencent à voir clair: il s'agit d'un problème d'homosexualité. La preuve par un article publié par un magazine américain de gauche, "Commonweal", repris par AM Valli (26/10/2018).

 

Même la gauche s'aperçoit du lobby gay
Extrait d'un article d'AM Valli


www.aldomariavalli.it
25 octobre 2018
Ma traduction

* * *

Un magazine progressiste, Commonweal, consacre au phénomène des abus et des couvertures une enquête, signée par Kenneth L. Woodward, ex-rédacteur en chef du service "Religion" de Newsweek, dans laquelle il reconnaît que l'homosexualité a un rôle dans les scandales.

Dans son article intitulé «Double Lives» (doubles vies), Woodward, récapitulant l'histoire de l'ex-cardinal McCarrick, écrit que les leaders religieux homosexuels non seulement commettaient des abus, mais se couvraient mutuellement: «Ce n'est pas seulement le cléricalisme qui a permis à McCarrick d'abuser de séminaristes et de jeunes prêtres pendant des décennies, bien que son comportement fût largement connu dans les milieux religieux. Et ce n'est pas seulement son influence ecclésiastique qui l'a protégé. Les réseaux homosexuels ont également joué un rôle. Par 'réseaux', j'entends des groupes de prêtres gay, diocésains et religieux, qui mènent une double vie en rompant le vœu de chasteté tout en occupant divers postes dans les offices de l'Église».
Woodward affirme en outre qu'au cours de sa longue carrière, presque quarante ans, en tant que spécialiste des questions religieuses pour Newsweek, il a plus d'une fois entendu parler des abus sexuels et des réseaux de protection du lobby gay. «En général - dit-il - les faits étaient rapportés par des hommes hétérosexuels qui avaient abandonné leur vocation sacerdotale précisément à cause de la rencontre avec ce lobby».

L'un des rares prêtres à avoir dans le passé dénoncé publiquement la situation, note Woodward, fut don Andrew Greeley (1928-2013), journaliste et écrivain, qui parla d'un réseau homosexuel actif dans l'archidiocèse de Chicago du temps du cardinal Bernadin. Woodward affirme aussi qu'il a entendu parler de réseaux homosexuels actifs au Vatican «composés principalement d'Italiens, qui sont généralement plus détendus que les Américains sur l'homosexualité et ne sont pas surpris quand ils connaissent des gens qui mènent une double vie».
«On ne peut nier - écrit Woodward - que l'homosexualité a joué un rôle dans les scandales d'abus et leur dissimulation. Pour rejeter cette accusation d'homophobie, il faut être aveugle ou malhonnête».

Selon Woodward, les hommes attirés par d'autres hommes sont «naturellement attirés» par le sacerdoce, ainsi que par d'autres professions et environnements, par exemple dans le domaine du sport, qui facilitent l'accès aux garçons et aux jeunes hommes.
L'affaire McCarrick, dit le journaliste, aide à se faire une idée du problème. Le profil de McCarrick, en effet, n'est pas celui d'un pédophile, car il n'était pas attiré par les enfants prépubères, mais par des adolescents qu'il attirait au séminaire. Il s'agit donc d'un cas d'éphébophilie, c'est-à-dire d'une attirance sexuelle ressentie envers les enfants entre douze et dix-huit ans.
A la fin de l'article, Woodward, fidèle à son orientation progressiste, attaque les milieux ecclésiaux «traditionalistes» (*). Toutefois, il est intéressant et significatif qu'un journal comme Commonweal ait hébergé une intervention qui dénonce ouvertement le problème du lobby gay: «La transparence totale - écrit l'auteur - n'arrivera peut-être jamais. Mais si des réformes structurelles sont nécessaires pour protéger les jeunes contre les abus, les scandales de l'été 2018 devraient être considérés comme des signes pour entreprendre une action adéquate, pas comme des occasions d'inutiles démonstration de colère, de choc, de honte et de désespoir. Le danger des doubles vies cléricales, et des secrets qui peuvent servir d'armes pour protéger d'autres secrets devrait désormais être clair pour tous . Tant qu'il y aura une Église, il y aura aussi de l'hypocrisie cléricale, mais nous pouvons et devons faire plus pour la combattre».

NDT


(*) J'ai eu la curiosité d'aller voir en vo la conclusion en question:

«Une dernière suggestion: il faut cesser de traiter les cardinaux et les évêques comme des princes plutôt que comme des serviteurs de l'Église - ainsi que François l'a prêché. Il s'agit là d'un défaut spécifique de catholiques aisés, politiquement conservateurs, favorisés par des organisations démodées comme les Chevaliers de Malte, qui sont essentiellement dans le commerce de dons importants contre du temps de présence avec des membres hiérarchies catholiques. Il n'est pas surprenant que les lettres de Viganò aient été pilotées par le riche financeur catholique de droite Timothy R. Busch, cofondateur et hôte du Napa Institute, qui, pour 5 000 $ la rencontre, apporte aux catholiques conservateurs mécontents et aux évêques américains partageant les mêmes idées, des conférences de George Weigel et "des cigares après dîner" avec l'archevêque de San Francisco [i.e. le "très conservateur" - lire: "courageux" - archevêque Cordileone, ndt]. Pour les prélats invités, c'est gratuit

C'est plutôt la critique qui est gratuite!
On voit mal le rapport entre le Nappa Institute et les "cigares après dîner" avec Mgr Cordileone d'une part, et les hauts prélats homosexuels dans l'Eglise de l'autre. La seule raison d'être de cette remarque, c'est de taper sur ces galeux de cathos de droite....
On ne se refait pas. Ce qui n'enlève rien, par ailleurs, à la clairvoyance du reste de l'article.

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