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Le Saint-Suaire n'est pas un faux

L'Agence Nationale italienne pour les Nouvelles Technologies - peu suspecte de complaisance - a publié un rapport sur cinq ans d'expériences destinées à comprendre comment s'est formée l'image imprimée sur le Linceul. Article de Marco Tosatti (15/12/2011)



Quand un hurluberlu , dans Science et Vie prétend avoir réalisé un faux Saint-Suaire de Turin en cinq minutes, on en entend parler dans toute la presse inculte.
Mais quand des scientifiques affirment qu'il ne s'agit pas d'un faux, silence total des medias...

Article en italien: Vatican Insider.
Ma traduction.

«Le Suaire n'est pas un faux»
Une nouvelles recherches de l'Enea sur le drap sacré conservé à Turin
Marco Tosatti
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L'Enea, l'Agence Nationale pour les Nouvelles Technologies, l'Energie et le développement économique durable, a publié un rapport sur cinq ans d'expériences menées dans le centre ENEA de Frascati sur la “colorazione simil-sindonica di tessuti di lino tramite radiazione nel lontano ultravioletto” . Pour faire simple: on a essayé de comprendre comment s'est imprimée sur la toile de lin du Suaire de Turin l'image si particulière qui en constitue la fascination, et l'interrogation la plus importante et la plus radicale, «d'identifier les processus physiques et chimiques pouvant générer une coloration similaire à celle du Saint Suaire ».

Dans cet article (ici) on peut lire le développement de la recherche. Les scientifiques (Di Lazzaro, Murra, Santoni, Nichelatti et Baldacchini) partent du dernier (et unique) examen complet interdisciplinaire du linceul, achevé en 1978 par l'équipe de scientifiques américains du STURP (Shroud of Turin Reasearch Project). Un point de départ dont trop souvent, ceux qui contestent le Saint Suaire préfèrent ne pas tenir compte, en dépit de l'évidence des faits, vérifiés par un contrôle précis sur des revues «peer rewieved», c'est-à-dire approuvées par d'autres scientifiques de manière objective et indépendante.

Le rapport de l'Enea réfute, avec beaucoup de fair-play, presque «en passant» (en français dans le texte), mais très clairement, l'hypothèse que le Suaire de Turin pourrait être l'œuvre d'un faussaire médiéval. L'hypothèse a été soutenue - avec de nombreux arguments de poids - par le résultat de mesures au carbone 14, discutées, et probablement faussées; un examen dont la crédibilité a été rendue très fragile, en plus de la difficulté objective (les possibilités de contamination d'un tissu dont on ne connaît qu'une partie de la trajectoire historique sont élevés), par les erreurs factuelles de calcul, démontrées, et par l'impossibilité d'obtenir pour les contrôles nécessaires les «données brutes» des laboratoires. En dépit de demandes répétées. Omission qui à elle seule peut jeter une ombre lourde sur l'exactitude scientifique de l'épisode.

Le rapport note: «La double image (frontale et dorsale) d'un flagellé et crucifié, difficilement visible sur la toile de lin du Suaire de Turin a de nombreuses caractéristiques physiques et chimiques si particulières, qu'elles rendent désormais impossible d'obtenir en laboratoire une coloration identique dans toutes ses facettes, comme cela a été débattu dans de nombreux articles, listé dans les références. Cet échec à reproduire (et donc à falsifier) l'image sur le Suaire empêche de formuler une hypothèse fiable sur le mécanisme de formation de l'impression (l'empreinte). En fait, aujourd'hui, la science n'est pas encore en mesure d'expliquer comment s'est formée l'image du corps sur le Saint Suaire.

Comme justification partielle, les scientifiques se plaignent de l'impossibilité d'effectuer des mesures directes sur le tissu du Suaire. En effet, la dernière analyse expérimentale <in situ> des propriétés physiques et chimiques de l'image du corps du Saint Suaire a été faite en 1978 par un groupe de 31 scientifiques sous l'égide du Shroud of Turin Research Project, Inc. (STURP). Les scientifiques utilisèrent des instruments de pointe pour l'époque, mis à disposition par plusieurs entreprises pour deux millions et demi de dollars, et effectuèrent de nombreuses mesures non destructives, de spectroscopie infrarouge, visible et ultraviolette, de fluorescence aux rayons X, de spectrométrie de masse, de thermographie et pyrolyse, micro-Raman analyse, etc...

Les analyse effectuées sur le Saint Suaire n'ont pas trouvé de quantités significatives de pigments (colorants, vernis) ni de traces de dessins. Sur les bases des résultats de plusieurs dizaines de mesures, les chercheurs du STURP ont conclu que l'image corporelle n'est ni peinte ni imprimée, ni obtenue par chauffage. En outre, la coloration de l'image réside sur la surface externe des fibrilles qui constituent les fils du tissu de lin, et les mesures récentes sur les fragments du Suaire démontrent que l'épaisseur de la coloration est extrêmement mince, environ 200 nm = 200/1000000000 de mètre, soit un cinquième d'un millième de millimètre, correspondant à l'épaisseur de la paroi cellulaire primaire de la fibrille de lin. Rappelons qu'un fil de lin est constituée d'environ 200 fibrilles.

D'autres informations importantes provenant des résultats des mesures STURP sont les suivantes: Le sang est humain, et il n'y a aucune image sous les taches de sang; la nuance de la couleur contient des informations tridimensionnelles sur le corps; les fibres colorées (d'images) sont plus fragiles que les fibres non colorées; la coloration superficielle des fibrilles d'image provient d'un processus inconnu qui a causé l'oxydation, la déshydratation et la conjugaison de la structure de la cellulose du lin. "En d'autres termes, la couleur est le résultat d'un processus de vieillissement accéléré du lin."

Comme déjà mentionné, jusqu'à présent, toutes les tentatives pour reproduire sur la toile une image présentant des caractéristiques similaires ont échoué. Certains chercheurs ont obtenu des images avec une apparence similaire à l'image du Saint Suaire, mais personne n'a été capable de reproduire simultanément toutes les caractéristiques microscopiques et macroscopiques. «En ce sens, l'origine de l'image du Suaire est encore inconnue. Cela semble être le noyau de ce qu'on appelle le «mystère du Saint Suaire» indépendamment de l'âge du Suaire, qu'il soit médiéval (1260 - 1390) comme indiqué par la datation controversée au radiocarbone, ou plus ancien, comme indiqué par d'autres enquêtes, et indépendamment de la réelle portée des documents historiques controversés sur l'existence du Saint Suaire dans les années précédant 1260, la question la plus importante, la «question des questions» reste la même: comment l'image du corps a-t-elle été générée sur le Saint Suaire?».

Il y a deux possibilités, écrivent les scientifiques, sur la façon dont le Saint-Suaire a été placé autour du cadavre: placé au-dessus et en dessous (pas complètement en contact avec l'ensemble du corps raidi par la <rigor mortis>) ou bien plaqué sur le corps et lié de manière à avoir un contact avec presque toute la surface du corps.

«La première modalité est confirmée par le fait qu'il y a une relation précise entre l'intensité de l'image et la distance entre le corps et le tissu. En outre, l'image est également présente dans les zones du corps qui ne sont pas en contact avec le tissu, par exemple immédiatement au-dessus et en dessous des mains, et autour de la pointe du nez. La seconde modalité est moins probable car sont absentes les déformations géométriques typiques d'un corps en trois dimensions au contact d'un tissu à deux dimensions. Par ailleurs, il manque l'empreinte des côtés du corps. Par conséquent, nous pouvons en déduire que l'image ne s'est pas formée par le contact du drap avec le corps».

C'est justement cette observation, « combinée à l'extrême superficialité de la coloration et à l'absence de pigments» qui «rend extrêmement peu probable d'obtenir une image similaire au linceul avec des méthodes chimiques, à la fois dans un laboratoire moderne et plus encore par un hypothétique faussaire médiéval». Sous les taches de sang il n'y a pas d'image. Cela signifie que les traces de sang se sont déposées avant l'image. Ainsi, l'image s'est formée à un moment postérieur à la déposition du cadavre. En outre, toutes les taches de sang ont des bords bien définis, sans bavures, donc on peut supposer que le cadavre n'a pas été retiré du linceul.
«Il n'y a pas de signes de putréfaction correspondant aux orifice, qui surviennent environ 40 heures après la mort. Par conséquent, l'image ne dépend pas de gaz de putréfaction et le cadavre n'est pas resté dans le drap plus de deux jours».

Une des hypothèses relatives à la formation de l'image était celle d'une forme d'énergie électromagnétique (comme un flash de lumière à courte longueur d'onde), qui pourrait présenter les qualités pour reproduire les caractéristiques de l'image du Suaire, comme la superficialité de la coloration, la nuance de couleur, l'image même dans les zones du corps non en contact avec le tissu et l'absence de pigment sur la toile.

Les premières tentatives pour reproduire le visage du Suaire à travers des radiations, ont utilisé un laser CO2 qui a produit une image sur une toile de lin semblable au niveau macroscopique. Cependant, l'analyse microscopique a montré une coloration trop profonde et de nombreux fils de lin carbonisés, incompatibles avec l'image du Suaire.
Au contraire, les résultats de l'ENEA «démontrent qu'un éclair très bref et intense de radiations VUV peut colorer une toile de lin de manière à reproduire de nombreuses caractéristiques particulières de l'image sur le Suaire de Turin, y compris les nuances de couleur, la coloration superficielle des fibrilles les plus externes de la toile, et l'absence de fluorescence».
Toutefois, avertissent les scientifiques d'Enea, «il convient de noter que la puissance totale du rayonnement VUV nécessaires pour colorer instantanément la surface d'un drap correspondant à un humain de taille moyenne (... 34 milliards de watts) fait qu'il est impossible aujourd'hui de reproduire l'image entière du Suaire en utilisant un laser à excimère unique, car cette puissance ne peut être produite par aucune source de lumière VUV construite à ce jour (les plus puissantes sur le marché arrivent à quelques milliards de watts ). "

Pourtant, l'image du Saint-Suaire «présente quelques caractéristiques que nous ne sommes pas encore en mesure de reproduire - admettent-ils - par exemple, la nuance de l'image due à une concentration différente de fibrilles jaunes en alternance avec des fibrilles non coulorées».
Et ils avertissent: «Nous n'en sommes pas à la conclusion, nous en sommes à composer des pièces d'un puzzle scientifique complexe et fascinant».
L'énigme de l'origine de l'image du Saint Suaire de Turin reste encore «un défi à l'intelligence», comme Jean-Paul II l'avait dit.

* * *

Notes

En mai 2010, le Saint-Suaire a été exposé au public pendant 15 jours.
Le Saint-Père s'est rendu à Turin "pour vénérer la mystérieuse et sainte relique, où il nous est donné la possibilité de contempler le visage torturé du Christ".
Articles ici:
http://benoit-et-moi.fr/2010-I/0455009cf20864101/0455009d6c0d0fd05.html
http://benoit-et-moi.fr/2010-I/0455009cf20864101/0455009d6d0ece601.html
http://benoit-et-moi.fr/2010-I/0455009cf20866f05/0455009d6c12db510.html

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