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NoŽl Les collages de Gloria Bénin Blasphème au théâtre Indignés Assise Allemagne (suite) 2011: L'Année BenoÓt

Durban: catastrophe climatique, le retour (I)

Un salutaire antidote, par le Cardinal Pell, lors d'un congrès international à Londres, le 1er novembre dernier. Il prend bien soin de s'exprimer à titre personnel, et non pas ex cathedra. Croire ou non au "réchauffement global" est une opinion personnelle, et pas un dogme (28/11/2011)

La conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique s'est ouverte lundi à Durban, en Afrique du Sud, afin de faire le point sur ce qui pourrait redonner un souffle vert à la planète. Objectif majeur du sommet ? Décider de l'avenir du protocole de Kyoto, traité international qui vise à encadrer les émissions de gaz à effet de serre, mis en vigueur en 2005 et qui prend fin en 2012 (source).
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Je suis décidément climato-sceptique. Certes, c'est affaire de spécialistes, mais la propagande, et ses vecteurs, sont trop marqués pour ne pas être suspects.
Je ne suis pas la seule, et cela me rassure.
Grâce à mon amie Teresa (ICI), j'ai eu connaissance de cet exposé prononcé par le cardinal Pell, climato-sceptique (lui aussi!) convaincu mais raisonnable, lors du Global Warming Policy Annual Forum, le 1er novembre 2011, à la cathédrale de Westminster, à Londres.
Il rejette le terme infâmant de "négationiste" qui a été accolé par les écolos-radicaux à ceux qui gardent un minimum d'esprit critique.
C'est très long (mais à lire absolument), je traduirai donc en deux ou trois parties.
Ce n'est pas la première fois que le cardinal Pell prend position sur ce sujet. Voir ici.

De nombreux articles ont été consacrés par ce site à la propagande sur le réchauffement climatique (moteur interne Google). En particulier:


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Le cardinal Pell


Contre ceux qui croient que le changement climatique est dû uniquement à l'homme et ignorent toutes les preuves disponibles sur d'autres facteurs plus importants
1er novembre 2011

Il y a quatre siècles, Galilée a été condamné par la papauté pour avoir promu la théorie de l'univers héliocentrique, parce que la science était en conflit avec les croyances bibliques.

Récemment, un prélat australien, le cardinal George Pell est revenu sur cette croyance contre la science dans une conférence prononcée lors du Global Warming Policy Annual Forum de 2011, à la cathédrale de Westminster, à Londres.

Avec la prochaine conférence de l'ONU sur le changement climatique qui se tiendra à Durban à la fin de ce mois, le cardinal, qui a étudié le changement climatique d'un point de vue de laïc scientifique, insiste sur le fait que pour évaluer les effets des émissions de dioxyde de carbone, nous devons en appeler à des preuves scientifiques et non pas à un supposé «consensus» selon lequel ce sont vraiment les êtres humains qui provoquent de dangereux changements du climat global.

Ce qui suit est une version éditée de la conférence.
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«Et pourtant, elle tourne: Regardez les preuves réelles, plutôt que le 'consensus scientifique'»
par le Cardinal George Pell, Archevêque de Sydney

On peut se demander si mon scepticisme sur la question du changement climatique est un nouvel exemple de l'ignorance et de l'intransigeance religieuses s'opposant au progrès de la science.
Après tout, c'est ce qui est allégué dans les affrontements entre Galilée et la papauté dans le début du XVIIe siècle, lorsque le parti de l'Eglise, sur le témoignage de l'Écriture, insistait pour que le soleil tourne autour de la terre, ou dans le débat presque aussi célébre entre l'évêque (Soapy Sam) Wilberforce et TH Huxley en 1860 à Oxford sur le thème de l'évolution darwinienne, où l'affirmation que l'homme est fait à l'image de Dieu était considérée comme contredisant l'évolution.
En fait, mon intention, en prenant la parole est d'éviter de répéter de telles erreurs historiques et d'équilibrer un peu les propositions eccélésiales en cours.
J'ai commencé à m'intéresser à la question dans les années 1990 en étudiant les revendications anti-humaines des «deep greens» (littéralement: verts profonds, i.e. les écologistes radicaux). J'ai depuis longtemps soupçonné que ceux qui prédisaient un accroissement dangereux du réchauffement de la planète d'origine anthropique, exagéraient l'affaire.
Durant les années 2008-2009, il était dangereux pour un homme politique australien de faire entendre son désaccord, sauf si son électorat était constitué de paysans. Les opposants étaient réduits au silence. Comme je ne prétendais pas à une réélection et que je soupçonnais que l'empereur avait peu, voire aucun vêtements (ndt: que le roi était pratiquement nu), j'ai fait quelques déclarations publiques, jamais en chaire, jamais à une grande réunion publique.
Récemment, Robert Manne, un éminent commentateur de la société australienne (ndt: un journaliste!), suivant l'opinion à la mode, a écrit que «la science est vraiment accrochée» à la théorie fondamentale du changement climatique: le réchauffement climatique a lieu, il est principalement causé par les émissions de gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone en particulier et il est certain d'avoir des effets profonds dans l'avenir.
Ces fondamentaux sont distincts de ceux concernant d'autres questions, reconnaît-il. L'auteur est à l'aise avec ces fondamentaux, et il est consterné et embarrassé par ceux qui ne peuvent pas faire ces distinctions, d'autant que «l'avenir de la Terre et de l'humanité est en jeu».
Les opposants sont accusés de «préjugés idéologiques et de confusion intellectuelle». Il en appelle à une «vision consensuelle parmi les scientifiques qualifiés».
C'est une erreur de point de vue, scientifiquement et philosophiquement. En fait, c'est aussi une échappatoire, un moyen d'éviter les questions fondamentales.
Ce qui est important, et ce qui doit être examiné tant par les laïcs ainsi que par les scientifiques, ce sont les preuves, et l'argumentation qui sont invoquées en soutien du consensus.
La question fondamentale n'est pas de savoir si la science est "installée" dans cette idée, mais si les preuves et les explications sont suffisantes.
Je soupçonne que beaucoup de gens instruits (ils sont comme les courtiers d'assurance qui travaillent dans ce domaine, dont j'ai entendu parler récemment, qui ont avoué qu'ils n'avaient jamais commencé à examiner les preuves par eux-mêmes. Je crains également que beaucoup de politiciens n'aient jamais enquêté sur les preuves primaires.
Beaucoup de choses sont opaques pour les non-spécialistes, mais des enquêtes et une étude persistante peuvent amener des clarifications utiles, comme les neuf erreurs identifiées par la Haute Cour britannique dans le film de propagande d'Al Gore Une vérité qui dérange.
Le prétentieux appel au consensus scientifique est tout simplement un appel de plus à l'autorité, tout à fait inapproprié dans le domaine de la science ou de la philosophie. Thomas d'Aquin l'a fait remarquer il y a longtemps en expliquant que «l'argument d'autorité fondée sur la raison humaine» est la forme la plus faible de l'argumentation, toujours susceptible de réfutation logique.
Derrière ces modèles, nous avons un problème scientifique fondamental, qui a été utilement énoncée par Lord Monckton, citant Edward Lorenz, le fondateur de la théorie du chaos.
En 1963, Lorenz a écrit que dans l'instabilité d'un flux non périodique (et l'évolution du climat est fondamentalement a-périodique) «la prédiction de l'avenir suffisamment lointain est impossible par quelque méthode que ce soit, à moins que les conditions présentes ne soient connues exactement».
Lorenz a poursuivi que «compte tenu de l'imprécision inévitable et du caractère incomplet des observations, des prévisions météorologiques précises à très long terme sembleraient inexistantes», parce que notre connaissance, à la fois de l'état initial du système climatique et de la façon dont le climat réagit aux variations de forces extérieures est incomplète.
Il est peu connu qu'en 2001 au moins, l'un des groupes de travail du Troisième rapport d'évaluation du GIEC ( Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ) a convenu: «Dans la recherche climatique, et la modélisation, nous avons affaire à un système couplé, non linéaire, chaotique, et donc la prévision à long terme des états du climat futur n'est pas possible».
Notons que ce n'est pas seulement le «temps» qu'il fait, mais aussi les «états du climat futur» qui ne sont pas prévisibles de façon fiable dans le long terme. Comme disait Mark Twain, «Le climat est ce que vous attendez: le temps est juste ce que vous obtenez». Ni l'un ni l'autre n'est prévisible.
Le professeur Bob Carter, le Dr David Evans, le professeur Stewart Francs, et le Dr William Kininmonth ont succinctement expliqué le cas pour les sceptiques, une affaire qui a été jusqu'ici complètement ignorée par les médias et la classe politique australienne.
Les conclusions du Quatrième rapport d'évaluation du GIEC, écrivent-ils, sont «essentiellement dépendantes de la modélisation informatique et manquent de support empirique»; les spéculations du rapport sur «l'influence funeste du dioxyde de carbone dans l'atmosphère reposent presque exclusivement sur une modélisation informatique non validée, qui s'appuie sur des hypothèses non fondées sur les effets d'amplification de la vapeur d'eau, des nuages et d'autres facteurs incontrôlables».
Les prévisions basées sur ces modèles «ont été fausses pour les 23 dernières années». Durant la décennie depuis 2001 le dioxyde de carbone a augmenté de cinq pour cent, mais l'atmosphère ne s'est pas réchauffée.
L'influence de divers mécanismes solaires (tels que l'activité des taches solaires) et les fluctuations de la circulation océanique, mal comprises, sont «omises dans les modèles climatiques», comme le sont l'influence des plus grands volcans, tels que l'éruption occasionnelle du Krakatoa ou du Mont Sainte-Hélène ou les éruptions continuelles dans les profondeurs océaniques, portées à l'attention du public par le Professeur Ian Plimer.
Alors que les principes de causalité physique, tels que l'effet de serre, sont connus, beaucoup de choses n'ont pas été établies définitivement. Ces incertitudes comprennent le déjà mentionné effet multiplicateur de la vapeur d'eau, l'activité des taches solaires et la formation des nuages, ainsi que la déforestation, le charbon et les aérosols. Nous devrions également ajouter les variations des paramètres orbitaux de la terre, les impacts d'astéroïdes et de comètes, et les variations dans les rayons cosmiques.

Les affirmations de réchauffement atmosphérique apparaissent en opposisition, et dépendent fortement de la période de temps considérée.

Au vingtième siècle, la température mondiale a atteint un pic en 1998, correspondant au fort épisode El Niño de cette année. Par la suite, la poursuite du réchauffement prévue par le GIEC n'a pas eu lieu, et, après avoir d'abord atteint un plateau, depuis 2010 la température a légèrement refroidi. L'absence de réchauffement était accompagné d'un effet dominant de la Niña et d'une période de quiétude des taches solaires.
Les faits suivants sont des raisons supplémentaires pour le scepticisme.

- De multiples faisceaux de preuves montrent que dans de nombreux endroits, la majorité des 11.700 années depuis la fin de la dernière période glaciaire a été plus chaude qu'aujourd'hui de 2 degrés Celsius.
- Les enregistrements de carottes de glace lors des cycles de périodes glaciaires et interglaciaires du dernier million d'années, montrent une corrélation entre les niveaux de CO2 et la température, mais les changements de température ont précédé les changements dans les émissions de CO2 et ne peuvent pas, par conséquent, avoir été causées par elles. Le dioxyde de carbone a probablement été gazéifié lors du réchauffement des océans et vice-versa quand ils ont refroidi.
- La concentration atmosphérique de dioxyde de carbone est généralement la même partout, mais les changements de température ne sont pas les mêmes partout.

En tant qu'évêque qui prêche régulièrement à des assemblées de tous âges et à des niveaux très différents de prospérité et d'éducation, j'ai une certaine conscience des défis quand je présente un point de vue au public.
Cela m'aide à comprendre les succès de la propagande des extrémistes du climat, du moins jusqu'à leur tentative d'élimination du réchauffement médiéval, puis le Climategate. Je n'ai pas été surpris d'apprendre que le GIEC a utilisé certaines des meilleures agences de publicité au monde pour générer un effet maximum auprès du grand public.
Puisque le climat a changé - comme le professeur Plimer le dit, depuis ce premier jeudi, 4567 millions d'années auparavant, quand la Terre a commencé et l'atmosphère a commencé à se former - je ne suis pas un «négationniste» du changement climatique, et je ne suis même pas sûr qu'une telle personne existe encore.
Par conséquent, le terme «négationniste du changement climatique», que ce soit une insulte ou une arme de propagande, avec ses connotations délibérée de comparaison avec la négation de l'Holocauste, n'est en aucune façon une description utile d'un participant quel qu'il soit à la discussion.

Quelle est la nature du changement? Telle est la question.
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