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NoŽl Les collages de Gloria Bénin Blasphème au théâtre Indignés Assise Allemagne (suite) 2011: L'Année BenoÓt

Le cardinal Pell, climato-sceptique

L'intégralité de la conférence prononcée lors du Global Warming Policy Annual Forum 2011, à Londres.

Voir ici (avec des commentaires sans doute pas nécessaires)
-> Durban: catastrophe climatique, le retour (I)
-> Durban: catastrophe climatique, le retour (II)


Contre ceux qui croient que le changement climatique est dû uniquement à l'homme et ignorent toutes les preuves disponibles sur d'autres facteurs plus importants

1er novembre 2011

Il y a quatre siècles, Galilée a été condamné par la papauté pour avoir promu la théorie de l'univers héliocentrique, parce que la science était en conflit avec les croyances bibliques.

Récemment, un prélat australien, le cardinal George Pell est revenu sur cette croyance contre la science dans une conférence prononcée lors du Global Warming Policy Annual Forum de 2011, à la cathédrale de Westminster, à Londres.

Avec la prochaine conférence de l'ONU sur le changement climatique qui se tiendra à Durban à la fin de ce mois, le cardinal, qui a étudié le changement climatique d'un point de vue d’un profane scientifique, insiste sur le fait que pour évaluer les effets des émissions de dioxyde de carbone, nous devons en appeler à des preuves scientifiques et non pas à un supposé «consensus» selon lequel ce sont vraiment les êtres humains qui provoquent de dangereux changements du climat global.

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«Et pourtant, elle tourne: Regardez les preuves réelles, plutôt que le 'consensus scientifique'»
par le Cardinal George Pell, Archevêque de Sydney
On peut se demander si mon scepticisme sur la question du changement climatique est un nouvel exemple de l'ignorance et de l'intransigeance religieuses s'opposant au progrès de la science.
Après tout, c'est ce qui est allégué dans les affrontements entre Galilée et la papauté dans le début du XVIIe siècle, lorsque le parti de l'Eglise, sur le témoignage de l'Écriture, insistait pour que le soleil tourne autour de la terre, ou dans le débat presque aussi célébre entre l'évêque (Soapy Sam) Wilberforce et TH Huxley en 1860 à Oxford sur le thème de l'évolution darwinienne, où l'affirmation que l'homme est fait à l'image de Dieu était considérée comme contredisant l'évolution.
En fait, mon intention, en prenant la parole est d'éviter de répéter de telles erreurs historiques et de fournir un certain équilibre aux offres eccélésiales courantes.
J'ai commencé à m'intéresser à la question dans les années 1990 en étudiant les revendications anti-humaines des «deep greens» (ndt: littéralement: verts profonds, i.e. les écologistes radicaux). J'ai depuis longtemps soupçonné que ceux qui prédisaient un accroissement dangereux du réchauffement global d'origine anthropique exagéraient l'affaire.
Durant les années 2008-2009, il était dangereux pour un homme politique australien de faire entendre son désaccord, sauf si son électorat étaient des paysans. Les opposants étaient réduits au silence. Comme je ne ne prétendais pas à une réélection et que je soupçonnais que l'empereur avait peu, voire aucun vêtements (ndt: que le roi était pratiquement nu), j'ai fait quelques déclarations publiques, jamais en chaire, jamais à une grande réunion publique.
Récemment, Robert Manne, un éminent commentateur de la société australienne, suivant l'opinion à la mode, a écrit que «la science est vraiment accrochée» à la théorie fondamentale du changement climatique: le réchauffement climatique a lieu, il est principalement causé par les émissions de gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone en particulier et il est certain d'avoir des effets profonds dans l'avenir.
Ces fondamentaux sont distincts de ceux concernant d'autres questions, reconnaît-il. L'auteur est à l'aise avec ces fondamentaux, et il est consterné et embarrassé par ceux qui ne peuvent pas faire ces distinctions, d'autant que «l'avenir de la Terre et de l'humanité est en jeu».
Les opposants sont accusés de «préjugés idéologiques et de confusion intellectuelle». Il en appelle à une «vision consensuelle parmi les scientifiques qualifiés».
C'est une erreur de point de vue, scientifiquement et philosophiquement. En fait, c'est aussi une échappatoire, un moyen d'éviter les questions fondamentales.
Ce qui est important, et ce qui doit être examiné tant par les laïcs ainsi que par les scientifiques, ce sont les preuves et l'argumentation qui sont invoquées en soutien du consensus.
La question fondamentale n'est pas de savoir si la science est "installée" dans cette idée,, mais si les preuves et les explications sont suffisantes dans ce paradigme.
Je soupçonne que beaucoup de gens instruits (au courant sont comme les courtiers d'assurance qui travaillent dans ce domaine, dont j'ai entendu parler récemment, qui ont avoué qu'ils n'avaient jamais commencé à examiner les preuves par eux-mêmes. Je crains aussi que beaucoup de politiciens n'aient jamais enquêté sur les preuves primaires.
Beaucoup de choses sont opaques pour les non-spécialistes, mais des enquêtes et une étude persistante peuvent amener des clarifications utiles, comme les neuf erreurs identifiées par la Haute Cour britannique dans le film de propagande d'Al Gore 'Une vérité qui dérange'.
Le prétentieux appel au consensus scientifique est tout simplement un appel de plus à l'autorité, tout à fait inapproprié dans le domaine de la science ou de la philosophie. Thomas d'Aquin l'a fait remarquer il y a longtemps en expliquant que «l'argument d'autorité fondée sur la raison humaine» est la forme la plus faible de l'argumentation, toujours susceptible de réfutation logique.
Derrière ces modèles, nous avons un problème scientifique fondamental, qui a été utilement énoncée par Lord Monckton, citant Edward Lorenz, le fondateur de la théorie du chaos.
En 1963, Lorenz a écrit que dans l'instabilité d'un flux non périodique (et l'évolution du climat est fondamentalement a-périodique) «la prédiction de l'avenir suffisamment lointain est impossible par quelque méthode que ce soit, à moins que les conditions présentes ne soient connues exactement».
Lorenz a poursuivi que «compte tenu de l'imprécision inévitable et du caractère incomplet des observations météorologiques, des prévisions météorologiques précises à très long terme sembleraient inexistantes», parce que notre connaissance, à la fois de l'état initial du système climatique et de la façon dont le climat réagit aux variations de forces extérieures est incomplète.
Il n'est généralement pas connu qu'en 2001 au moins, l'un des groupes de travail du Troisième rapport d'évaluation du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a convenu: «Dans la recherche climatique, et la modélisation, nous avons affaire à un système couplé, non linéaire, chaotique, et donc la prédiction long terme des états du climat futur n'est pas possible».
Notons que ce n'est pas seulement le «temps» qu'il fait, mais aussi les «états du climat futur» qui ne sont pas prévisibles de façon fiable dans le long terme. Comme disait Mark Twain, «Le climat est ce que vous attendez: le temps est juste ce que vous obtenez». Ni l'un ni l'autre n'est prévisible.
Le professeur Bob Carter, le Dr David Evans, le professeur Stewart Francs, et le Dr William Kininmonth ont succinctement expliqué le cas pour les sceptiques, une affaire qui a été jusqu'ici complètement ignorée par les médias et la classe politique australienne.
Les conclusions du Quatrième rapport d'évaluation du GIEC, écrivent-ils, sont «essentiellement dépendantes de la modélisation informatique et manquent de support empirique»; les spéculations du rapport sur «l'influence funeste du dioxyde de carbone dans l'atmosphère reposent presque exclusivement sur une modélisation informatique non validée, qui s'appuie sur des hypothèses non fondées sur les effets d'amplification de la vapeur d'eau, des nuages et d'autres facteurs incontrôlables».
Les prévisions basées sur ces modèles «ont été fausses pour les 23 dernières années». Durant la décennie depuis 2001 le dioxyde de carbone a augmenté de cinq pour cent, mais l'atmosphère ne s'est pas réchauffée.
L'influence de divers mécanismes solaires (tels que l'activité des taches solaires) et les fluctuations de la circulation océanique, mal comprises, sont «omis dans les modèles climatiques», comme l'est l'influence des plus grands volcans, tels que l'éruption occasionnelle du Krakatoa ou du Mont Sainte-Hélène ou les éruptions continuelles dans les profondeurs océaniques, portées à l'attention du public par le Professeur Ian Plimer.
Alors que les principes de causalité physique, tels que l'effet de serre, sont connus, beaucoup de choses n'ont pas été établies définitivement. Ces incertitudes comprennent le déjà mentionné effet multiplicateur de la vapeur d'eau, l'activité des taches solaires et la formation des nuages, ainsi que la déforestation, le charbon et les aérosols. Nous devrions également ajouter les variations des paramètres orbitaux de la terre, les impacts d'astéroïdes et de comètes, et les variations dans les rayons cosmiques.
Les affirmations de réchauffement atmosphérique apparaissent en opposition, et dépendent fortement de la période de temps considérée.
Au vingtième siècle, la température mondiale a atteint un pic en 1998, correspondant au fort épisode El Niño de cette année. Par la suite, la poursuite du réchauffement prévue par le GIEC n'a pas eu lieu, et, après avoir d'abord atteint un plateau, depuis 2010 la température a légèrement refroidi. L'absence de réchauffement était accompagné d'un effet dominant de la Niña et d'une période de quiétude des taches solaires.
Les faits suivants sont des raisons supplémentaires pour le scepticisme.

- De multiples faisceaux de preuves montrent que dans de nombreux endroits, la plus grande partie des 11.700 années depuis la fin de la dernière période glaciaire a été plus chaude qu'aujourd'hui de 2 degrés Celsius.
- Les enregistrements de carottes de glace lors des cycles de périodes glaciaires et interglaciaires du dernier million d'années, montrent une corrélation entre les niveaux de CO2 et la température, mais les changements de température ont précédé les changements dans les émissions de CO2 et ne peuvent pas, par conséquent, avoir été causées par elles. Le dioxyde de carbone a probablement été gazéifié lors du réchauffement des océans et vice-versa quand ils ont refroidi.
- La concentration atmosphérique de dioxyde de carbone est généralement la même partout, mais les changements de température ne sont pas les mêmes partout.

En tant qu'évêque qui prêche régulièrement à des assemblées de tous âges et à des niveaux très différents de prospérité et d'éducation, j'ai une certaine conscience des défis quand je présente un point de vue au public.
Cela m'aide à comprendre les réussites de la propagande des extrémistes du climat, du moins jusqu'à leur tentative d'élimination du réchauffement médiéval, puis au Climategate. Je n'ai pas été surpris d'apprendre que le GIEC a utilisé certaines des meilleures agences de publicité au monde pour générer un effet maximum auprès du grand public.
Puisque le climat a changé - comme le professeur Plimer le dit, depuis ce premier jeudi, 4567 millions d'années auparavant, quand la Terre a commencé et l'atmosphère a commencé à se former - je ne suis pas un «négationniste» du changement climatique, et je ne suis même pas sûr qu'une telle personne existe encore.
Par conséquent, le terme «négationniste du changement climatique», que ce soit une insulte ou une arme de propagande, avec ses connotations délibérée de comparaison avec la négation de l'Holocauste, n'est en aucune façon une description utile d'un participant quel qu'il soit à la discussion.

Quelle est la nature du changement? Telle est la question.
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Dans les années 1990 on nous avait prévenus de «l'effet de serre», mais dans la première décennie du nouveau millénaire, le «réchauffement global» s'est arrêté. La retraite suivante a été le concept de «réchauffement climatique anthropogénique» ou AGW (anthropogenic global warming), puis nous avons été appelés à faire face au défi du «changement climatique». Puis il est devenu évident que le climat ne se modifie pas plus aujourd'hui que dans le passé. Mine de rien, la revendication s'est déplacée vers une «perturbation anthropique du climat».
Un autre exemple, plus spectaculaire de ce «spin» réussi est le débat sur «l'empreinte carbone», sur l'opportunité ou non d'une «taxe carbone». Nous savons tous que c'est le rôle du dioxyde de carbone dans le changement climatique qui est en cause, et non pas le rôle du carbone, mais nous continuons à parler de carbone.
Le débat public est presque entièrement mené en termes d' «empreinte carbone» et de «taxe carbone», suscitant des images colorées, mais erronée, de toasts cancérigènes brûlés et d'étroites cheminées à la Dickens, nettoyées par de jeunes ramoneurs souffreteux. C'est une publicité brillante. Mais elle est fausse.
Mes soupçons se sont approfondis au cours des années par l'approche totalitaire du "mouvement du climat" envers les opinions opposées, la diabolisation des opposants couronnés de succès et l'opposition à la publication d'opinions opposées, même dans les revues scientifiques.
En règle générale, j'ai constaté que les personnes sûres de leurs explications n'ont pas besoin d'être violentes.
J'ai découvert que très peu de gens savent combien le pourcentage de dioxyde de carbone dans l'atmosphère est faible.
On estime que les niveaux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère au cours du XXe siècle sont passés de 280 ppmv (ndt: Parties par million en volume, soit 1 cm3 par m3) à environ 390 ppmv aujourd'hui, soit une augmentation de quarante pour cent. Pourtant, au total, aujourd'hui la concentration de CO2 représente moins d'un vingt-cinquième d'un pour cent (soit 0,04%).
Bien que les opinions varient, un géochimiste a calculé que 5% seulement du dioxyde de carbone atmosphérique actuel dérive de la combustion de combustibles fossiles.
Je peux comprendre pourquoi les conseillers en relations publiques du GIEC n'ont pas présenté ces statistiques telles quelles au public, parce qu'elle n'invitent pas à l'alarme! En fait, cela semble être un secret bien gardé en dehors des cercles scientifiques.
Malgré le fait que l'entrée de Wikipedia sur la pollution de l'air inclut à présent les émissions de dioxyde de carbone dans une liste de «gaz polluants à effet de serre», le CO2 ne détruit pas la pureté de l'atmosphère, ni ne la rend souillée ou sale (définition du dictionnaire Oxford d'un polluant). Ce n'est pas un polluant, mais une partie du tissu de la vie.
Les animaux ne remarqueraient pas un doublement du CO2 et bien évidemment aimeraient cela. De l'autre côté, les humains ne sentiraient pas d'effets indésirables, à moins que la concentration de CO2 n'augmente d'au moins 5000 ppmv, soit presque 13 fois la concentration d'aujourd'hui, bien au-delà de tout futur probable des niveaux atmosphériques.
Un dernier point à noter dans cette lutte pour convaincre l'opinion publique, c'est que le langage utilisé par les partisans de l'AGW (rappel: anthropogenic global warming) vire à la polémique digne d'une religion primitives. Les croyants s'opposent aux négationnistes, aux dubitatifs et aux sceptiques, même si je dois avouer que personne ne m'a encore qualifié d'hérétique du changement climatique.
Les bénéfices d'un comportement écologique (ndt: environnemental) correct sont incertains, à la différence des scénarios sombres pour l'avenir à cause de l'irresponsabilité humaine, qui ont en eux une touche apocalyptique.
Les coûts financiers énormes que les vrais croyants imposeraient aux économies peuvent être comparés aux sacrifices offerts traditionnellement aux religions, et la vente de crédits carbone à la pratique de la vente des indulgences d'avant la Réforme.
Certains de ceux qui font campagne pour sauver la planète ne sont pas simplement zélés, mais zélotes. Pour ceux qui sont sans religion, et spirituellement déracinés, la mythologie - qu'elle soit commode ou non - peut être magnétiquement, et même pathologiquement, attrayante.
Rappelons-nous de Canute (995-1035, Roi d'Angleterre de 1016 à 1035 sous le nom de Canut Ier, du Danemark de 1018 à 1035 et de Norvège de 1028 à 1035. "Le roi qui n'a pas pu arrêter la mer mais arrêta le flot des Vikings sur les rivages de l'Angleterre). L'histoire des changements climatiques ne donne aucune assurance que l'activité humaine peut contrôler ou même modifier sensiblement le climat global, bien que les humains puissent exercer des changements locaux importants en bien ou en mal.
Dans les grandes lignes, l'histoire est incontestable. Pendant 2,5 millions d'années, le nord de l'Eurasie et l'Amérique du Nord étaient recouverts par des calottes glaciaires profondes de kilomètres, et la terre a connu onze forts épisodes glaciaires (ou Age de glace) dans le dernier million d'années. Nous vivons dans une période interglaciaire qui dure maintenant depuis 10.000-11.500 ans.
Les périodes interglaciaires plus chaudes durent généralement entre 10.000 à 20.000 ans, survenant à des intervalles d'environ 100.000 ans. Selon ces critères, on pourrait arguer que l'ère de glace, aujourd'hui, a du retard, ce qui a peut-être contribué à la peur de refroidissement dans les années 1970.
Apparemment l'excentricité de l'orbite actuelle de la terre est faible, elle diminue et cela devrait se poursuivre pendant 30.000 ans, ce qui signifie que notre ère interglaciaire actuelle pourrait être exceptionnellement longue. Une circonstance agréable.
Les polémiques commencent alors que nous approchons de l'ère chrétienne.
Personne ne semble trop préoccupé par le réchauffement minoenne (ndt du nom d'une civilisation qui s'est développée sur l'île de Crète au sud de la Grèce de 2700 à 1200 av. J.-C.et qui tire sa dénomination du nom du roi légendaire Minos http://www.astrosurf.com/macombes/chapitre%2018-me.htm), il y a environ 3.500 ans. Le réchauffement romain autour de 2.000 ans provoque des brûlures d'estomac. Mais il y a eu des tentatives de simplement effacer) de l'histoire la période chaude du Moyen-Age (850-1300).
Les premier (1990) et deuxième (1995) Rapports d'évaluation du GIEC ont montré une période de réchauffement médiéval, plus chaude que la fin du XXe siècle et suivie d'un petit âge glaciaire. Il est connu qu'à la fois la période chaude médiévale et le Petit âge glaciaire ont été éliminés dans le Troisième rapport d'évaluation de 2001, à la suite de l'étude de Michael Mann, en 1999, sur les 1000 dernières années de climat.
Deux universitaires canadiens, Stephen McIntyre et le professeur Ross McKitrick, ont jugé trompeuses les données Mann. Le rapport Wegman au Congrès américain en 2006 a confirmé leurs critiques comme valides et leurs arguments comme convaincants. Les lacunes dans le processus du GIEC ont reçu encore plus de publicité quand en 2009, des centaines de courriels ont été divulgués ou piratés, à partir du site de l'Université d'East Anglia, révélant des faits censurés, et des anomalies dans les preuves.
Le professeur Bob Carter énumère huit différentes études scientifiques récentes sur les "proxy data" - (ndt: données reconstituées d'après l'étude d'un phénomène corrélé à ces données. Exemple, en paléoclimatologie, des températures de temps anciens estimées d'après la forme des anneaux concentriques d'arbres, ou encore le taux de CO2 d'après l'analyse des bulles contenues dans les carottes glaciaires) 2000-08, comme la dendrochronologie (ndt: méthode scientifique permettant en particulier d'obtenir des datations de pièces de bois à l’année près en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance (ou cernes) des arbres. Elle permet également de reconstituer les changements climatiques et environnementaux, cf. wikipedia ), les méthodes de forage pour évaluer les température, et les carottes profondes dans les glaciers, les lits des lacs et les fonds océaniques qui démontrent l'existence du réchauffement médiéval, avec des températures égales ou supérieures à celui d'aujourd'hui.
Particulièrement significative est l'étude de 2008 par Loehle et McCulloch, compilant dix-huit ans de relevés climatiques indirects de haute qualité.
Le Docteur Craig Idso a recueilli sur le dernier quart de siècle des documents de plus de 1000 scientifiques de 578 instituts de recherche dans 44 pays, fournissant des preuves par une multitude de méthodes empiriques qui, prises ensemble, établissent que la période chaude médiévale a été bien réelle, a été un phénomène mondial, et a été plus chaude qu'aujourd'hui. Les documents par comparaison relativement peu nombreux qui s'opposent à ces preuves sont écrits par un petit groupe soudé de modélisateurs informatiques.
Les données historiques sont tout aussi claires et parfois plus convaincantes, sur l'existence de temps anciens et plus chauds, suivi par le Petit Âge glaciaire, une vague de froid de 500 ans; deux périodes contrastées, où le niveau de dioxyde de carbone dans l'atmosphère n'a pas changé en dépit de températures grandement différentes dans le monde entier.
Brian Fagan est l'historien du climat le plus connu, auteur d'une série de livres, et éditeur de The Oxford Companion to Archéology. Il croit au réchauffement climatique d'origine anthropique du vingtième siècle, mais il n'a aucune difficulté à accepter l'évidence que dans la Période Médiévale chaude, les températures estivales étaient en moyenne de 0,7°C à 1,0°C au-dessus des moyennes du XXe siècle, tandis que les étés de l'Europe centrale étaient jusqu'à 1,4°C au-dessus.
Comme les preuves du réchauffement médiéval augmentaient, certains partisans du AGW ont concédé son existence dans l'hémisphère nord mais ont contesté l'affirmation selon laquelle il s'est étendu vers le sud, en dépit des données d'Idso mentionnées plus haut.
Encore une fois, Brian Fagan a recueilli des preuves scientifiques, par des forages en haute mer, des échantillons de pollen, des anneaux d'arbres et des carottes de glace andines, et établi de façon concluante la réalité d'un réchauffement américain médiéval, dominé par de longues et catastrophiques sécheresses.
La poursuite de la domination de l'Occident dépend de l'interaction créative continue qui alimente la compétition: la friction génératrice de vie entre les différentes forces symbolisées par Athènes, Rome (Laïques dans ce cas), et Jérusalem.

Quoi que nos maîtres politiques puissent décider en cette marée haute d'endettement de l'Occident, il est de plus en plus improbable, en raison de la pression populaire, qu'ils imposent de nouvelles charges financières à leurs populations dans l'espoir de freiner la hausse des températures mondiales.
Les débats sur le réchauffement climatique d'origine anthropique ne peuvent être menés que par la reconnaissance et l'interprétation précises des preuves scientifiques. Les preuves des historiens sont également essentielles, car ce n'est pas simplement un problème mathématique, ce n'est pas de la science «pure».
Des conditions d'épisodes météorologiques extrêmes sont à prévoir, mais elles sont inattendues dans chaque période. Personne, vers la fin du réchauffement médiéval en Europe n'avait prévu la descente rapide vers le froid et l'humidité du petit âge glaciaire, par exemple, ou les vents glacés et les pluies diluviennes, qui ont conduit aux étés courts et au terribles famines qui se sont développées de 1315 à 1320. Des surprises telles que celles-là continueront dans le futur.
Pour cette raison (entre autres) je soutiens la recommandation de Bjorn Lomborg et Bob Carter selon laquelle, plutôt que de dépenser de l'argent pour le respect du Protocole de Kyoto, qui produirait un effet négligeable sur la hausse des températures, l'argent devrait être utilisé pour élever le niveau de vie et réduire la vulnérabilité aux catastrophes et au changement climatique (dans un sens ou dans l'autre), afin d'aider les gens à mieux faire face aux défis futurs. Nous devons être en mesure de pouvoir fournir aux "Noé" de demain le meilleur de ce que la science et la technologie peuvent offrir.
En substance, c'est la dimension morale de cette question. Le coût des tentatives pour faire disparaître le réchauffement climatique sera très lourd. Il peut initialement peser sur «les gros pollueurs» mais il finira par rejaillir sur les utilisateurs de base. Les efforts pour compenser les effets sur les personnes vulnérables sont bien intentionnés, mais l'histoire nous dit qu'ils ne pourront jamais être que partiellement réussis.
Est-ce que les coûts et les perturbations se justifient par les avantages? Avant que nous puissions donner une réponse, il y a quelques autres questions, scientifiques et économiques, qui doivent être posées par les gouvernements et ceux qui les conseillent. En tant que profane, dans les deux domaines, je ne prétends pas avoir des réponses claires mais certains autres, dans le débat, semblent ignorer les questions et s'appuyer davantage sur des suppositions.
Quelles sont ces questions? Elles ont à voir avec la validité des hypothèses, et donc des conclusions du GIEC et, surtout, le rapport entre coûts et avantages en termes monétaires et humaines.
En d'autres termes, nous devons être sûr que les solutions proposées sont valables, que les avantages sont réels et que le résultat final justifie les impositions sur la communauté, particulièrement les plus vulnérables. Vous devinez ce que j'ai des inquiétudes sur les trois fronts.
Parfois, les gens très savants et intelligents peuvent être insensés, surtout quand ils sont saisis par une cause apparemment bonne. Ma requête, c'est le sens commun, et davantage ds ce que les médiévaux, après Aristote, appelaient la prudence, l'une des quatre vertus cardinales, la «recta ratio agibilium» ou la raison droite en faisant des choses.
Nous pourrions appeler cela une analyse coût-bénéfice, où les coûts et les avantages sont définis financièrement et moralement (ou humainement) et leur niveau de probabilité soigneusement estimé.
Y a-t-il des avantages à long terme aux projets de lutte contre le réchauffement climatique, en dehors de recettes fiscales supplémentaires pour les gouvernements et de revenus pour ceux qui conçoivent et mettent en œuvre ces projets? Les charges seront-elles partagées par tous, ou retomberont-elles principalement sur les épaules de ceux qui doivent se battre, les pauvres? Une autre maxime latine utile est «in dubio non agitur»: dans le doute n'agis pas. Il ne s'agit pas du principe de précaution, seulement les critères permettant d'évaluer quelles actions sont prudentes.
Quand Galilée a été mis en résidence surveillée, principalement en raison de son allégation selon laquelle la Terre tournait autour du soleil, on dit qu'il a murmuré « Eppur' si muove »- et pourtant, elle tourne.
Pour Galilée comme pour nous, ce qui vaut, c'est la preuve et pas un consensus, quels que soient les niveau de confusion ou de coercition auto-intéressée.

Avant tout, nous avons besoin d'explications scientifiques adéquates comme base de nos estimations économiques. Nous avons également besoin de l'histoire, de la philosophie, et même de la théologie, et beaucoup vont utiliser, peut-être même créer, des mythologies. Mais le plus important, c'est de distinguer quoi est quoi.

Durban: catastrophe climatique, le retour (I) Réponse à un "anti-négationniste"