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Préparer la venue du Saint-Père en France

... en relisant - avec plaisir - des articles parus dans ces pages (4/9/2008)


Juste avant l'arrivée du Pape, la pression médiatique va s'accentuer.
Pour faire pencher la balance dans le bon sens, et même résister personnellement au maelström de perfidies prévisibles, il faut avoir des arguments.
Le champ de bataille, si l'on peut dire, se situe davantage au niveau de l'homme que de l'intellectuel: la stature de ce dernier est peu contestée, même si son message l'est. Mais c'est l'homme que les français vont rencontrer la semaine prochaine, c'est lui qui va leur parler, simplement, comme il sait le faire, sans se contenter de "chausser se lunettes de professeur et lire son texte d'une voix monocorde", comme cela est écrit ici et là (j'aimerais les y voir, ceux qui devraient prononcer de longs discours dans une langue qui nest pas leur langue maternelle!).
En réalité, il est à des années-lumière du portrait qu'on en fait généralement dans la presse autorisée.

C'est donc le moment de relire des articles déjà publiés dans ces pages - mais un site internet est par essence éphémère, et même ceux qui les ont lus risquent de les avoir oubliés.

Heureusement, ces pages sont encore là!
Moi-même, j'ai eu plaisir à les redécouvrir.

Je pense aujourd'hui d'abord à 2 articles de Peter Seewald, ce journaliste bavarois qui a écrit avec lui deux livres-interviews indispensables, publiés en France sous les titres "Le sel de la terre", et "Voici quel est notre Dieu".
Lien: http://beatriceweb.eu/Blog/...

Notre don du ciel


Le premier, long article, superbe, s'intitule,de façon transparente "Le Pape Benoît XVI: Notre don du ciel - Du Pape de transition au super-Pape", il a été publié dans Vanity-Fair en avril 2007, à l'occasion du quatre-vingtième anniversaire du Saint-Père.
Le moins que l'on puisse dire est qu'il bat en brèche les idées reçues - en France - selon l'expression consacrée.
Peter Seewald connaît bien le Pape, et il ne craint pas d'écrire, réduisant à néant l'argument du Pape anti-médiatique:
Jamais auparavant un Pape n'avait du jour au lendemain exercé un tel pouvoir d'attraction. Et probablement, jamais la Chaire de Pierre n'avait été occuppée par quelqu'un d'une telle dimension intellectuelle.

Et, plus loin:

Pendant des années, sa manière d'être défensive, comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui cachait sa véritable personnalité à la vue du public, a ouvert le chemin vers un charisme fait de gentillesse et de bonté.

Puis ceci qui contredit toutes les rumeurs entourant son âge:
"Sa force est incroyable", dit quelqu'un qui travaille avec lui. "Il ne semble pas ressentir le fardeau du travail". La façon dont il assume tout ce travail de routine quotidienne les laisse perplexes, et ils se demandent comment il trouve encore le temps d'écrire.

L'ambassadeur spécial de Jésus


Un autre article de Peter Seewald, datant de septembre 2007, juste avant la visite en Autriche, porte ce titre magnifique: "L'ambassadeur spécial de Jésus"
Lien: http://benoit-et-moi.fr/2007/...

Il écrit que le Pape est "devenu quelqu'un qui [est] entièrement avec Dieu et donc ... complètement lui-même. Et c'est le cas. Benoît ne porte pas seulement l'empreinte du Christ, mais il lui a permis d'être transformé. Il est devenu un mystique, dont l'existence est presque prophétique.

Je reproduis le passage le plus significatif, Seewald répond à une question sur la façon dont Benoît XVI va être reçu en Autriche:
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Une majorité [de catholiques autrichiens] va sincèrement se réjouir, d'autres vont le rejeter, comme ils l'ont fait jusqu'à maintenant. Mais il y aura sans aucun doute quelque chose comme un effet Benoît. L'encyclique du Pape a atteint plus d'un million d'exemplaires, son livre Jésus est vendu dans le monde entier, et à Rome, il y a des records d'affluence aux audiences.
Avec Ratzinger, il ne faut pas voir un unique sens à tout, parce que, même les non croyants voient cet ambassadeur spécial de Jésus de plus en plus comme une source d'inspiration, un médiateur de sens, porteur d'espoir, qui parle des perspectives d'un nouvel avenir. Et donc la question ne sera pas combien vont l'écouter, mais combien sont prêts à le suivre. Au sein de l'Eglise aussi, où il y a un attitude de rejet extrêmement persistante parmi les réactionnaires, pour qui les choses doivent être comme elles sont, qui s'accrochent à leurs positions sans esprit critique , même si elles les ont égarés dans le passé.
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Si l'on transpose l'Autriche à la France, Mariazell à Lourdes, beaucoup de choses qui ont été écrites dans cet article pourront être répétées dans 2 semaines...

Des images de BD


Un autre article qui vaut d'être relu, d'autant plus que son livre-biographie "Le choix de la vérité" vient juste d'être traduit en français - est cette interviewe de George Weigel parue dans L'Avvenire, et que j'avais intitulé "Un saint prêtre et un gentilhomme", car c'est ainsi que le théologien américain le décrit.
Lien: http://beatriceweb.eu/Blog/...
Il ne craint pas d'écrire:
"Il n'y a plus de place pour les préjugés, désormais tout le monde sait que c'est un saint prêtre et un gentilhomme qui sait parler au coeur"

puis
"Des jugements tels que 'conservateur' et 'froid', étaient des stéréotypes des media. Quiconque connaissait le cardinal Ratzinger le savait, et maintenant tout le monde - ou plutôt ceux qui ont assisté aux audiences générales - sait qu'il s'agissait d'images de BD."

Il regarde chacun dans les yeux


Il y a aussi plusieurs articles de Vittorio Messori, qu'on ne présente plus. Ils sont ici: http://benoit-et-moi.fr/2008-II...

Parmi eux, je retiens ceci:

A la question:
- Voulez-vous dire que c'est un Pape moins accessible que son prédécesseur?

il répond
« Seulement dans un certain sens. Essayez de regarder les photos et les films de Wojtyla au milieu de la foule. On le voit serrer des milliers de mains, mais toujours au pas de course, en regardant peu les visage de ses interlocuteurs. Ratzinger non. Il regarde les gens dans les yeux, toujours. Il s'arrête pour leur parler, un par un. Il veut savoir qui est devant lui. Question de caractère, c'est clair. Mais pas seulement. Wojtyla était un "homme de chrétienté" : il voulait que l'Évangile soit annoncée aux peuples. Pour lui, la foule était sa maison. Ratzinger est un homme d'intériorité, un intellectuel post-moderne. Quelqu'un qui, s'il le pouvait, parlerait toujours et seulement les yeux dans les yeux».

Et plus loin:

L'érudit qu'on comprend


« Le titre d'un journal allemand durant les journées de Cologne l'expliquait bien : "Ratzinger, l'érudit qu'on comprend".
Benoît XVI est un professeur, mais il a un grand respect pour son interlocuteur. Il parle avec une densité et un sérieux absolus, mais en s'efforçant de se faire comprendre. Les gens le sentent. Ils perçoivent que c'est un homme bon; quelqu'un qui ne veut rien te prendre, mais t'offrir quelque chose. Il ne veut pas vaincre, mais convaincre. Pour cela la foule est attirée par lui ».

Les enfants ne se trompent pas


A ceux qui prétendent qu'il avait peur de la foule, au début de son Pontificat, et qu'il fuyait le contact physique, ce témoignage d'un journaliste de L'Avvenire, écrit en juin 2006, lors d'une rencontre du Saint-Père avec les médias catholiques, apporte un démenti convaincant: http://beatriceweb.eu/Blog/...
Ce jour-là, à Rome, dans la Salle des Bénédictions, lors de la rencontre avec les journalistes de l'Avvenire et leur famille, le pape Benoît,... salua tous les enfants, un par un.
Il passa deux fois le long de l'allée centrale, une fois à droite, une fois à gauche, s'attardant le temps nécessaire, sans hâte, sans la pression du protocole, ou de son agenda. A chacun, il donna une caresse, un sourire, un regard droit dans les yeux, qui resteront gravés en eux jusqu'à la fin de leurs jours.
Il semblait que c'était ce qui lui importait le plus, à Papa Ratzinger, le Pape à la dureté "germanique", ainsi que nous l'avions décrit, nous autres journalistes, durant des décennies.
.......
Ce jour-là, nous avons tous été impressionnés par la simplicité, par la chaleur humaine, par la spontanéité de Benoît XVI, un Pape que nous pensions connaître et qui, à l'inverse, restait totalement à découvrir. Un Pape que nous avions toujours pensé sévère, inflexible, académique, et qui en réalité a pour chacun un sourire doux, et une grande humanité.
Ce sont les enfants qui l'ont reconnu. Et eux, ils ne se trompent jamais.

Un profond sentiment de paix


Pour finir, je voudrais saluer un journaliste français.
Il s'agit de Jean Sévillia, qui avait rencontré le Cardinal Ratzinger en octobre 2001, juste après l'attaque du World Trade Center, pour le Figaro Magazine.
Il écrivait alors: (http://beatriceweb.eu/proposdebenoit/jeansevilla.html )
"Une heure en tête à tête avec le tout-puissant cardinal Ratzinger : le journaliste qui a eu ce privilège se rappelle pourtant la simplicité de son interlocuteur, la gentillesse de son accueil, son sourire, la profondeur de son regard aux yeux clairs et le timbre calme d’une voix s’exprimant dans un français parfait, ponctué de l’accent chantant d’un Allemand du Sud. De sa personne émanait un fascinant mélange de bienveillance humaine et d’altitude intellectuelle.
A l’issue de l’entretien, le journaliste, qui ne pouvait savoir qu’il venait d’interviewer un futur pape, était sorti du Vatican avec un profond sentiment de paix.

Tous ces gens, venant d'horizons bien différents, mais ayant tous rencontré personnellement le Saint-Père, mentiraient-ils, ou se livreraient-ils à la propagande?
Il y a des tas d'autres témoignages dans mes pages, il est possible que je les rappelle prochainement; de toutes façons, c'est le moment de s'en imprégner, pour combler le fameux déficit d'image finalement bâti sur moins que du vent.

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Une fondation pour promouvoir la pensée de Benot Un livre d'Isabelle de Gaulmyn sur le Pape