Vous Ítes ici: Articles  

ALLEMAGNE: BON VOYAGE, TRÈS CHER SAINT-PÈRE
 

... et n'écoutez pas tous ces oiseaux de mauvaise augure (21/9/2011)




 



 

Le Pape sera demain en Allemagne: La presse fait donner l'artillerie lourde. Elle fait assaut d'incompétence, de défaitisme, de malveillance.

Le Parisien reprend une dépêche de l'AFP, dont on peut dire qu'elle détient le pompon de l'imbécillité: Benoît XVI y est qualifié de "prélat actuel"!!! On y apprend, de la bouche de son frère (des propos évidemment tirés de leur contexte) qu'il n'a "jamais été amoureux", et qu'il commet des péchés, comme tout le monde.

La Croix n'est pas en reste, qui ose écrire "Son frère évoque la démission", et reprend sans recul critique une autre (cf. Mon petit frère, le Pape ) interviewe de Mgr Georg, parue dans le magazine allemand Bunte: « Si sa santé se dégradait, mon frère devrait faire preuve de courage et d’abnégation pour se retirer de ses fonctions », aurait-il dit. Bien entendu, il n'a rien "déclaré", et a seulement répondu sans méfiance à la question précise d'un journaliste malveillant.
Mais sachons gré à la Croix d'admettre la motivation fiscale de la "fuite" des catholiques allemands:
« Ces scandales ainsi que la levée des excommunications des évêques intégristes ont fourni l’occasion à ceux qui s’étaient éloignés de l’Église depuis longtemps de se faire rayer des listes de baptême pour ne plus avoir à verser de 8 % à 9 % d’impôt ecclésiastique », estime Brigitta Sassin, responsable salariée de la pastorale diocésaine à Francfort.

Philippe Clanché, sur Témoignage Chrétien titre (on dirait presque: triomphalement?): Benoît XVI attendu de pied ferme en Allemagne.

Le reste de la presse, y compris celle qui n'est pas trop hostile, répète à satiété la situation catastrophique de l'Eglise en Allemagne, mettant l'accent sur les protestations dont ce site s'est fait (beaucoup trop, j'en ai peur!) l'écho: Visite en Allemagne .

Ec(h)o, justement.
L'écrivain à succès Umberto Eco, dont on se souvient du roman "Le nom de la Rose" [mettant en scène des moines obscurantistes et superstitieux, et un philosophe "éclairé" Guillaume de Bakersville -joué dans le film homonyme par Sean Connery - pas dupe des "peurs irrationnelles imposées par la religion"] a été interrogé (c'est à dessein que je n'écris pas "a accordé une interviewe", car on a manifestement été le chercher exprès) par le quotidien Berliner Zeitung, pour déverser son venin sur le Pape, qu'il qualifie, du haut de sa science auto-proclamée, de piètre philosophe. Cela mérite à peine plus d'intérêt que les radotages de Küng (tiens! Où est-il passé, celui-là?), mais l'article de la Bussola (ici, en italien) n'en est pas moins réjouissant.

Comme je suis tous les déplacements à l'étranger du Saint-Père depuis 2005, et que j'en ai des preuves, je serais curieuse de savoir lequel parmi eux, selon les "observateurs" des medias, a été une promenade de santé.
En réalité, à chaque fois, on a dit "Il est attendu de pied ferme", "Il est sous haute surveillance", "on ne lui passera rien" (particulièrement entendu lors du pélerinage en Terre Sainte, où l'on nous avait déjà ressassé le couplet du "voyage à haut risque", comme en Turquie, où on craignait même pour sa vie).

Et l''Osservatore Romano met en garde: les medias cherchent à redimmensionner l'importance du voyage du pape:
"Malgré les sondages étalés par certains medias, le catholicisme est la première religion en Allemagne, avec 24,6 millions de fidèles, suivis des protestants (24,1) sur une population de 85 millions".

Nous sommes VRAIMENT las d'entendre le même disque rayé. Avec à chaque fois, à la fin du voyage, un mea culpa du bout des lèvres, et à chaque fois, au voyage suivant, la reprise des mêmes slogans mensongers et haineux.

La seule inquiètude de ceux qui l'aiment, c'est: comment va-t-il supporter cette fatigue?
Tout le reste est dérisoire.
Le Saint-Esprit le guidera, et nous prierons pour lui.

Bon Voyage, très cher Saint-Père!




Salle de presse = nid de frelons? | Le Pape défie l'Allemagne sans Dieu.