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Magister sur les voeux à la Curie (2)

Une interview de Radio Vatican (24/12/2008)


Après la première analyse recueillie hier par Il Sussidario, qui mettait l'accent sur la défense par le Saint-Père du concept des JMJ (Un bilan de fin d'année ), voici un entretien que le vaticaniste a concédé à L'Osservatore Romano, et qui met davantage l'accent à la fois sur l'écologie de l'homme défendue par le Pape, la présence de l'Esprit Saint, et le message de joie que son magistère transmet.

Texte original en italien: http://paparatzinger2-blograffaella.blogspot.com/...

Ma traduction

Le discours du Pape à la Curie : le commentaire du vaticaniste Sandro Magister
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L'Église « ne peut pas et ne doit pas se limiter à transmettre à ses fidèles seulement le message du salut », elle doit « protéger aussi l'homme contre la destruction de lui-même » : c'est un des passages forts du discours de Benoît XVI à la Curie Romaine, à l'occasion des souhaits de Noël. Une intervention articulée dans laquelle le Pape a développé une réflexion approfondie sur la présence de l'Esprit Saint dans la vie de l'Église.
Pour le commentaire sur ce discours, qui a éveillé un vaste écho, Fabio Colagrande a interviewé le vaticaniste de l'hebdomadaire « l'Espresso », Sandro Magister :

R. - le Pape s'est référé à deux faits de l'année passée : les Journées mondiales de la Jeunesse, à Sydney, et le Synode des évêques sur la parole de Dieu, et les a unifiés dans une réflexion sur l'Esprit Saint. Un peu inattendue, peut-être, mais extrêmement pertinente, dans la façon dont il a cherché à la faire comprendre. L'Esprit Saint d'abord comme Esprit créateur : en effet, il y a eu dans le discours de Benoît XVI cette vision grandiose, très positive de la Création dans son ensemble, de l'homme et du cosmos, avec la formulation d'une sorte d'écologie de l'homme qui est un peu un des passages centraux de ce discours.

Q. - Ce discours d'avant Noël de Benoît XVI est vraiment tressé de joie et d'espoir. Etes-vous d'accord avec cette analyse ?
R. - Oui. Sans doute. Même si cette joie est le "chiffre" constant de ce Pontificat : sa prédication n'est jamais une prédication aux teintes sombres, au contraire : c'est une prédication très lumineuse, qui se fixe vraiment comme but d'apporter la lumière là où il y ales ténèbre et de ce point de vue, ce discours est un discours très caractéristique de l'orientation globale de ce Pontificat.

Q. - Venons-en au Synode sur la parole de Dieu. Un évènement que le Pape Benoît XVI a vécu avec beaucoup d'intensité…
R. - Benoît XVI a participé non seulement comme spectateur et auditeur, mais aussi comme protagoniste. Il a fait une intervention, à peu près à la moitié des travaux, très brève mais extrêmement claire dans sa formulation (Dans les coulisses du synode , Synode: le Pape parle).
Une intervention qui - entre autre - faisait écho à ce qui a été l'esprit avec lequel il a écrit et écrit la seconde partie de ce livre extraordinaire qu'est « Jésus de Nazareth », c'est-à-dire la lecture de la Parole de Dieu comme parole humaine et, en même temps, sa compréhension comme expression du dessein que Dieu accomplit dans l'humanité même
.

Q. - Un des thèmes centraux de ce discours à la Curie a été les JMJ de Juillet dernier en Australie. Quel a-t-il été la lecture du Pape de cet événement ?
R. - Il a donné une lecture, une interprétation de ces journées indirectement ou implicitement polémique vis-à-vis de ces sous évaluations, de cette disqualification qui s'apparente presque à du snobisme que beaucoup dans le milieu intellectuel catholiques - le Pape l'a dit presque explicitement - ont fait, en critiquant ces formes de rassemblement juvénile. Le Pape a souligné des aspects qui, en réalité, sont la substance de ces Journées mondiales de la jeunesse : le grand Chemin de Croix Sydney, a-t'il dit, a été vraiment l'instant emblématique de ces journées. Je ne hésiterais pas à dire qu'effectivement ce fut là une grande et moderne représentation sacrée. Mais en plus, le Pape a ajouté qu'outre la Via Crucis il y a eu la grande liturgie et là, dans la grande liturgie la Parole devient fait : ce que nous ne sommes pas capables de faire, Dieu le fait.

Q. - Benoît XVI s'est aussi arrêté sur l'Encyclique « Humanae vitae » de Paul VI. Qu'est-ce qui vous a frappé dans ce passage ?
R. - J'avoue que cette référence à l'Encyclique « Humanae vitae » est arrivée de façon foudroyante et assez surprenante, au terme de ce développement que le Pape a fait dans le premier point de sa substantielle catéchèse sur l'Esprit Saint, celle qui se référait justement à l'Esprit Saint comme Esprit créateur. Et il est intéressant de voir comment le Pape est arrivé à cette réévaluation positive de l'intention profonde d'« Humanae vitae ». Elle nous est arrivée pratiquement au nom d'une écologie de l'homme, qui défende non seulement les forêts tropicales, les animaux, les plantes, les eaux contre toute offense, mais qui défende l'homme lui-même du danger de s'autodétruire, et elle dit que l'homme, justement, doit avoir la capacité de reconnaître dans la Création cet ordre qui ne peut pas être bouleversé, et cet ordre comprend l'homme et la femme, comprend le mâle et la femelle. La théorie du 'gender', ajoute le Pape, la théorie moderne du 'gender' selon laquelle la sexualité est une création personnelle et culturelle, est quelque chose qui - dit le Pape - détruit vraiment l'essence de l'homme et de cette destruction nous devons protéger l'homme et « Humanae vitae » - et ici intervient le Pape - est exactement un appel à cette importance de défense que l'homme exige.

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