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LE VOYAGE EN ENFER D’OMAR BEN ALALA
 

Un petit livre profond, sous des dehors hilarants, qui, en se moquant avec esprit des sottises du polititiquement correct poussé jusqu'à l'absurde, dénonce un véritable processus de guerre culturelle, qui passe par le changement obligé des mentalités. (16/7/2011)

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En 2002, Gérard de Senneville nous proposait déjà, avec "Le merveilleux voyage en France d'Omar Ben Alala et autres contes du futur" un petit livre réjouissant "à la manière des contes philosophiques du XVIIIe siècle pour se moquer avec esprit et bonne humeur de quelques travers de la société française d'aujourd'hui".

Il leur donne une suite, avec ce nouveau recueil de contes du futur intitulé "Le voyage en enfer d’Omar Ben Alala"

Présentation de l'éditeur:
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Pour la première fois depuis Dante, Lucifer invite un être humain à visiter l'Enfer avec promesse de retour. Profitant de cette chance inouïe, Omar ben Alala rencontre les démons chargés de faire de la France, pays jadis admirable, une nation déprimée. ...

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Dans le chapitre d'ouverture, Omar, qui a pris un "train d'enfer" à la gare Montparnasse pour arriver à sa destination (où l'on respecte, au nom de la parité, un quota de 30% de démones parmi les démons de première classe!) se voit présenter par le diable (qui n'habite plus dans les profondeurs de l'enfer, progrès oblige, mais "au mileu du désert, au sommet d'une tour de verre et d'acier"... évoquant Dubai) les différents démons qui ont pour mission de subvertir et de défigurer en profondeur et par tous les moyens notre (ex-) beau pays. Il y a Pédagos, démon de l'enseignement, Grégarita et Gravelos, chargés des médias, Essémès, des nouvelles technologie, Agricolos et Urbans, dont les noms expliquent bien la fonction.

Voici par exemple Grégarita qui explique comment elle s'y prend avec les medias, dont elle "dénonce" à rebours l'effarant conformisme (c'est plaisant de retrouver à peu près, mais mieux formulé, ce que je disais récemment, citant les propos de Jacques Myard: Halte à l'hystérie médiatique):




 

"... Le développement et la diversité des médias représentaient un grave danger : celui de voir les hommes s'informer à plusieurs sources et réfléchir par eux-mêmes, en toute indépendance.
Il était donc important, sous cette diversité apparente, de cultiver un comportement moutonnier et une pensée uniforme.
Y ai-je bien réussi ? Je te laisse juge : fais l'expérience, au cours d'un journal télévisé, de zapper d'une chaîne à l'autre - à trente secondes près, tu tomberas toujours sur le même sujet. Et regarde les couvertures des hebdos : une semaine sur deux, sans que rien les y oblige, elles sont toutes consacrées au même personnage politique ou au même "marronnier" - l'immobilier, le classement des hôpitaux ou les secrets de la franc-maçonnerie...
Comment suis-je arrivée à faire des journalistes des moutons de Panurge ? Chut, surtout ne prononce jamais ces mots-là, car ce sont des moutons susceptibles, qui tiennent absolument à être impertinents, subversifs, non conformistes et provocateurs. Alors, je les laisse exercer sans danger leur impertinence et leur esprit critique contre le pape, les bourgeois, les hommes politiques affaiblis et les Belges. Mais, en dehors de ces cibles désignées qui leur permettent d'obtenir des brevets d'anticonformisme à peu de frais, pas question de violer les nouveaux tabous. Haro sur qui prétendrait s'écarter du troupeau.
..."




Sollicitude envers les gens de la mer | Mort d'Otto de Habsbourg