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Attaques répétées contre l'Eglise

Derniers épisodes. Riccardo Cascioli, dans la Bussola, parle de "La bataille décisive". Dossier. (15/12/2011)

-> Voir cet autre article de Riccardo Cascioli: "Le Grand Maître et ses disciples" (http://benoit-et-moi.fr/ete2011/ )

Il m'arrive assez souvent d'utiliser le moteur de recherche Google interne au site pour retrouver l'emplacement d'articles que je me souviens avoir postés sur tel et tel sujet. Si je rentre les mots-clés "attaques Eglise", "Scandale financier", c'est comme au jackpot: je suis renvoyée à des dizaines d'articles. Rien de nouveau, donc, depuis 2006 que ce site existe.

J'ai retrouvé en particulier cet article http://benoit-et-moi.fr/2010-I/ , daté du 14 avril 2010, traduit par mon mari du site en allemand Kreuz.net, et que je recopie ici:

Il y aura une troisième vague d'attaques
L'actuelle campagne de diffamation contre l'Eglise n'est que le second coup

Daniel Filander
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Le pogrom mené par les medias contre Benoît XVI au prétexte de quelques rares faits d'abus sexuels [commis par des prêtres] n'est pas le fruit du hasard.
On se souvient que la 1ère agression contre l'Eglise a eu lieu à la suite de la levée de l'excommunication des 4 évêques de la Fraternité Saint-Pie X.
A cette époque déjà, Benoît XVI fut cloué au pilori, et dut s'expliquer au monde de son acte de pardon.
L'actuelle campagne de diffamation est menée par le NYT, notoirement connu pour son anticléricalisme, ainsi que de nombreux medias satellites sous influence.
Dès que cette seconde attaque aura perdu de sa virulence, nous allons assister à une troisième vague d'attaques contre le Pape et le Vatican.
Elle concernera les finances du Vatican, car on veut faire jouer à l'Eglise le rôle que l'antisémitisme des medias de naguère avait attribué aux juifs. Il sera donc reproché au Pape et à ses collaborateurs la corruption et les liaisons avec les mafias internationales.
Les accusations supposées sont selon moi invérifiables, mais cela importe peu aux stratèges anticléricaux, car leur but est de transmettre au plus large public possible des sentiments anti-religieux.
Les premiers livres de cette 3ème opération de diffamation sont déjà sur le marché. Il ne s'agit que d'une question de temps avant que les pouvoirs médiatiques et anticléricaux ne s'en emparent, et les diffusent.
Une chose est claire: l'appel au crime contre l'Eglise va se poursuivre. Les réactions peu convaicantes, les tergiversations, et les divisions des évêques aux attaques passées, sont un encouragement aux diffamateurs pour poursuivre leur action.

Cet article (dont je ne dirais pas qu'il était prophétique, car les faits étaient plus que prévisibles: ils étaient déjà en cours) reste d'une totale actualité (voir aussi ici) .

Le dernier épisode est une campagne abjecte relayée évidemment par La Repubblica, et qui attaque le fondement même de la piété mariale: le chapelet.
Et simultanément, des épisodes scandaleux ayant pour cadre la communauté juive orthodoxe de New York sont purement et simplement ignorés.... ou, pour dire les chose comme eux: "étouffés".

Une fois de plus, c'est la Bussola qui monte au créneau pour défendre l'Eglise (je parle de l'Institution humaine. Ceux qui prétendent qu'elle n'a pas besoin d'être défendue sont de "faux" amis). Riccardo Cascioli parle de LA bataille décisive. Un article, (pas encore traduit) est consacré à l'affaire des chapelets.
Je le regrette pour mes lecteurs les plus pressés, mais pour comprendre ce qui suit, il faut lire pas mal d'à côtés. Sinon, ce n'est plus de l'information, et moi-même, je n'aurais pas compris ce que je reproduis ici.

Ces "compléments" nombreux, sont en bleu.


La bataille décisive

Riccardo Cascioli
15/12/2011
(Source)
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C'était il y a juste un an, on était en plein dans la tempête «prêtre pédophile»: un scandale malheureusement réel, mais utilisé comme un prétexte pour attaquer l'Eglise, ainsi que l'a confirmé le traitement différent utilisé par la presse pour le cas des juifs orthodoxes pédophiles dont nous avons parlé ces jours-ci.
Eh bien, c'est précisément dans ce climat qu'une connaissance très introduite dans certains milieux et habituée à se mouvoir en coulisses, m'a dit: «Tu vas voir, à peine épuisé le thème de la pédophilie, ils commenceront à attaquer l'Eglise sur l'argent».
C'est une «prophétie» qui m'est revenue en tête ces jours-ci en observant cette vague de mensonges contre l'Eglise qui dure désormais depuis des mois: d'abord, timidement, sur les 8 pour mille, puis une avalanche avec l'exonération de l'ICI (ndt: Imposta Communale sugli Immobili = impôt foncier), et à présent l'accusation contre le Vatican de spéculer sur les rosaires fabriqués à la main par de pauvres femmes albanaises vivant comme des esclaves (voir l'article ici). Et qui sait quoi d'autre nous attend dans un proche avenir.

Qu'il s'agisse d'une stratégie prête à exploiter n'importe quel prétexte pour attaquer l'Église, il n'y a aucun doute; déjà en août, nous avions remarqué le "LA" donné par le Grand Maître Gustavo Raffi (du Grand Orient d'Italie) à la campagne pour forcer l'Église à payer l'ICI, à laquelle avait immédiatement répondu le quotidien La Républicca et les radicaux. Bien sûr, sur l'affaire de l'ICI, des évêques et des ministres catholiques y ont mis du leur en publiant des déclarations imprécises ou contradictoires, et cela ne sert pas les évêques de les voir si agressifs quand il s'agit d'argent et beaucoup plus détendus quand il s'agit des vérités de la foi et des fondements de la société (quelqu'un a-t-il vu des prises de positions de la CEI dans le cas de la jeune fille de seize de Trente contrainte à avorter par ses parents?).
Mais le fait demeure que cette campagne est une véritable saleté (ndt: le mot italien est "sporcata" et on peut le traduire de façon plus violente...) , facilitée par l'augmentation générale des impots, qui rend commode de pointer du doigt une Eglise «parasite» et «cupide» qui arrache des privilèges par milliards d'euros alors que les gens ordinaires sont pressés comme des citrons. Et peu de gens réalisent que ce qui est en jeu, ce ne sont pas les privilèges supposés de l'Eglise, mais la possibilité même pour l'Eglise de répondre aux besoins des plus pauvres (l'exemption s'applique aux organisations caritatives et éducatives), y compris les nouveaux, causés par l'opération en cours . Au fond, l'écrivain anglais GK Chesterton l'avait bien expliqué: «Les hommes qui commencent à lutter contre l'Eglise par amour de la liberté et de l'humanité, finissent par combattre aussi liberté et l'humanité pour lutter contre l'Eglise».

Une autre saleté est l'enquête publiée par la Repubblica sur le «business des Rosaires." Pas tellement pour le fait même, ou l'exploitation des femmes albanaises pour la production de rosaires (quelque chose qui a déjà été signalé par l'Association Jean XXIII, et malheureusement encore un phénomène commun pour toutes sortes de produits qui sont vendus dans notre pays), mais pour le lien indû avec le Vatican, comme si le commerce des objets sacrés était directement géré depuis l'appartement papal.

Et comment ne pas noter que pour l'occasion, La Républicca a simplement recyclé un article que le même journaliste avait publié le 2 mai sur un site web: Evidemment, dans le contexte actuel, il a un tout autre impact . Un peu trop de violations de l'éthique professionnelle pour ne pas considérer que c'est une opération qui n'a rien à voir avec la passion de l'enquête.

Dans cette histoire, ce qui frappe, c'est aussi l'objet de l'attaque , c'est-à-dire un instrument de prière aimé par le peuple catholique, et très populaire. Mais avant tout, viennent à l'esprit les messages de la Sainte Vierge qui à Lourdes, Fatima, Medjugorje a invités et invite à prier le chapelet tous les jours pour vaincre le démon et éviter une catastrophe pour l'humanité. Que pour attaquer l'Eglise, on tente de discréditer le Rosaire (laissant entendre que pour le Pape et le Vatican, la prière est juste un prérexte pour faire des affaires) nous fait réfléchir: sommes-nous arrivés à la bataille décisive?

POUR COMPRENDRE
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1. Le huit pour mille en Italie

Initialement, le gouvernement italien de Benito Mussolini, dans le cadre du traité de Latran de 1929 avec le Saint-Siège, versait un salaire mensuel aux membres du clergé catholique. Ce salaire a été appelé le congrua. La loi Huit pour mille a été créée à la suite d'un accord, en 1984, entre la République italienne et le Saint-Siège.
En vertu de cette loi italienne les contribuables déclarent que 0,8 % (huit pour mille) de leur impôt va à une confession religieuse ou, à défaut, à un programme d’aide sociale géré par l'État italien.

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Cet article de Libération (ici) daté du 30 août 2011 offre un dossier assez bien documenté, même s'il est évidemment très partisan, et met bien en évidence qui est à la manoeuvre contre l'Eglise, comme on peut en juger des premières lignes.

Tout commence le 12 août, lorsque Mario Staderini s'en prend aux avantages fiscaux de l'Eglise sur Radio Radicale: «En éliminant le huit pour mille et les exemptions fiscales, le bilan de l'Etat pourrait compter sur 3 milliards d'euros en plus l'année», déclare le secrétaire des Radicaux italiens. En proposant un amendement pour que des milliers de biens immobiliers de l'Eglise cessent d'être exemptés des taxes immobilières locales, Mario Staderini crée la polémique: il est largement repris par la presse italienne et par Gustavo Raffi, grand maître du Grand Orient d'Italie. Mais surtout, nombre de citoyens se rallient à sa cause, notamment via les réseaux sociaux. Créée le 17 août, la page Facebook «Vatican, paye-nous la manœuvre financière» approche déjà les 140.000 fans.

2. Don Gallo

Le prêtre cité dans l'article ci-dessus, parmi les catholiques dont "les voix s'élèvent pour réclamer la fin des privilèges fiscaux de l'Eglise", Don Gallo est, comment dire, assez marqué politiquement, comme l'indique sa notice wikipedia (en italien). Une sorte de Gaillot transalpin. Qu'il suffise de dire qu'en 2009, il a participé à la Gay Pride de Gênes.

3. Quel distrait, ce NYT (Tosatti)

Marco Tosatti se fait l'écho ici d'un article paru sur un site américain TheMediaReport.com, qui observe le comportement des medias outre-Atlantique.

Selon ce site, le New York Post (qui, aux dernières nouvelles , fait partie du groupe Murdoch! ) raconte par le menu les exploits du monstre sosie de Tom Cruise dont nous avons déjà parlé ici (Quand la pédophilie implique les juifs orthodoxes ).
Toutefois, conclut l'article de Tosatti,

Il y a un organe de presse sur lequel vous ne trouverez rien de tout cela, c'est le New York Times, même si ces crimes dégoûtants sont survenus dans sa propre cour. Est-ce un nouvel épisode du « non à l'Eglise catholique»? Il semble bien que oui. Le NY Times n'a jamais été timide lorsqu'il s'est agi de claironner les affaires d'abus sexuels par des prêtres catholiques advenues il y a des décennies. La semaine dernière, par exemple, il a rapporté une histoire, non confirmée, selon laquelle l'archevêque d'Irlande, mort en 1973, a fait l'objet d'une accusation d'abus des années après sa mort. Un cas évident de deux poids deux mesures? Absolument. Oui, nous devons demander justice et compassion pour les victimes d'abus sexuels de prêtres. Mais nous réclamons équité, justice et mise en perspective dans les rapports sur les abus de l'Église catholique. Et le New York Times persiste à ne rien faire de tout cela».

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Question personnelle: que dire de la "grosse presse" française, unanime du Figaro à Libé dans la condamnation des crimes pédophiles de l'Eglise, et dans l'"étouffement" (ce sont eux qui répétent ce mot comme une ritournelle) des crimes commis par d'autres communautés.

4. Les milliards du Vatican intéressent l'Italie

La page d'accueil de ce site (http://fr.myeurop.info) suffit pour se faire une idée de ses centres d'intérêt (capotes, prostitution, homosexulalité). Il y a cependant des "articles de fond'". Exemple:
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Le Vatican, qui ne paye aucun impôt, se dit prêt à apporter son obole à l'Etat italien pour rembourser sa dette. Mais combien? Des milliards ou des millions? Seule certitude, le Saint Siège a les moyens. Etat des lieux de son impressionnant patrimoine.
...
Il ne faut pas oublier le très lucratif business du tourisme religieux qui fait tomber 4 milliards d’euros chaque année dans les caisses du Vatican (ndlr: là, la mauvaise foi atteint des sommets hymalayesques!!! Les retombées économiques pour la ville de Rome de la présence du Pape sont énormes - nous en avons déjà parlé dans ces pages (1) - et même les maires de gauche le savent. Je ne vois d'ailleurs pas où est le "gigantesque" profit pour le Vatican. Quand on voit à quel point est splendidement entretenu ce sublime musée gratuit qu'est la Basilique Saint-Pierre, qui attire chaque année des dizaines de millions de visiteurs... tout cela ne coûte rien? Et l'entretien de la collection d' oeuvres d'art uniques au monde, des musées du Vatican, les nécéssaires systèmes de sécurité, cela ne coûte rien? )
...
Un peu de générosité envers l'Etat italien lourdement endetté, ne serait-ce que quelques malheureux milliards, seraient la preuve que l'Eglise sait, quand il le faut, se détacher des contingences bassement matérielles.

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(1) http://benoit-et-moi.fr/2007/ (Dossier: "Le charisme de Benoît XVI")
Mariapia Garavaglia, adjoint au maire de Rome déléguée au Tourisme (ndt: c'était à l'époque Veltroni, de gauche), disait en 2007: "Le dimanche la place Saint-Pierre reçoit toujours plus de gens que ce que nous attendons, même lorsqu'il fait froid. Les bus à deux étages de "Rome Chrétienne" sont toujours pleins. Dans les hôtels romains, les arrivées ont augmenté du 25,8% au cours des 3 dernières années (ndt: cet argent n'alimentait donc pas les caisses du Vatican!!). Le signe "plus" est devant toutes les présences en ville. Le pèlerinage religieux est pour nous un critère de succès...".

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