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NoŽl Les collages de Gloria Bénin Blasphème au théâtre Indignés Assise Allemagne (suite) 2011: L'Année BenoÓt

La lettre de Jeannine du 24 décembre

J'ai laissé passer la trêve de Noël, avant de publier ce témoignage d'indignation de mon amie, une indignation (!!!) que je partage, contre les mensonges limite-calomnies publiés dans un magazine à grand tirage sous la plume d'une certaine CP. Jeannine a des arguments percutants! (26/12/2011)

-> Voir ici: La santé du Pape (suite)

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La langue de vipère de Paris-Match est revenue sur le devant de la scène: quelle délicate attention, dans une période de fêtes et de vœux de faire paraître ce long article au titre accrocheur mais indécent : "Vatican, la succession est ouverte"!!

Le vocabulaire utilisé, l'étalage complaisant des louanges qu'il faudrait adresser au photographe qui a réalisé le "cliché exceptionnel" sur lequel on voit, selon elle, deux des successeurs potentiels de Benoît XVI, les mêmes platitudes répétées depuis 2005, il était inutile pour moi de passer aux pages suivantes, car même sans son nom indiqué je savais que c'était elle qui communiquait les résultats de ses entretiens avec des prélats qui prennent bien soin de rester dans l'anonymat.

Cette journaliste paraît vouloir se classer dans une "autre" catégorie, selon ses propos sur le cardinal Maradiaga qui dit-elle, "s'il reste un outsider, est d'abord le candidat des journalistes, car nous autres considérons cet esprit libre un peu trop à gauche."
Nous autres, cet ensemble représente qui?

Etant donné que, dit-elle encore, "Sa Sainteté est sous une bulle, comme anesthésiée, ayant fort peu de contact avec le monde extérieur selon les propos sans complaisance d'un haut prélat", je me pose la question de savoir si Benoît XVI n'aurait pas un sosie parfait qui le remplace pour la représentation extérieure de ce "Vatican dormant" .
Un sosie
qui a assuré les JMJ de Madrid, le voyage à Berlin, celui au Bénin , en Croatie, la visite pastorale à Lamezzia Terme, Ancône, Saint-Marin, Venise -Aquilea, à la prison de Rebibbia, l'hommage à l'Immaculée, les sorties dans Rome: Fosses ardéatines, inauguration d'un centre d'accueil, messe à Notre-Dame de la Grâce, visite aux enfants malades.
Cette activité qui demande beaucoup de préparation non seulement logistique mais aussi sur le plan spirituel pour les très nombreux discours prononcés d'une voix ferme avec une intelligence qui n'est pas endormie ou défaillante est carrément passée sous silence. De même pour les audiences, les angélus, les manifestations qu'il honore de sa présence, les audiences privées. Rien : le Pape est dans sa bulle et il laisse passer le temps. On a échappé aux éternels regrets concernant la messe privée suivie du petit déjeuner mais elle a relié l'usage de la petite estrade mobile dans Saint-Pierre à la quasi certitude d'un prochain conclave; ce raccourci est extrêmement déplaisant. Pour qui suit les directs il est aisé de constater que lorsque Benoît XVI souhaite secouer ses ouailles, il n'hésite pas à utiliser un ton vif et à adresser des remarques toutes bien fondées certes mais peu agréables à entendre. Qui aime bien, châtie bien !!

Que recherchent tous ces bavards qui se confient, sous le sceau de l'anonymat, à cette commère? la joie malsaine de voir leurs opinions portées à la connaissance du grand public tout en ne perdant pas les avantages acquis, l'espoir pour "le cardinal très en cour et au cœur du système d'accèder un jour au port de la chasuble papale"; toutes ces bassesses nous ramènent bien à ces princes de l'Eglise qui ne sont que des colosses aux pieds d'argile. Lorsque l'on gratte la couche de vernis on retrouve l'homme sans aucune élévation et je trouve cela triste.

Continuant son analyse de la situation de l' Eglise et l'énumération des problèmes à résoudre dans les meilleurs délais, je doute en toute honnêteté qu'un nouveau pape puisse réaliser ce tour de force car le problème ne vient pas seulement de la personnalité à la tête de l'Institution mais bien de la société à laquelle l'Eglise se trouve confrontée: il faudrait tout accepter, supprimer les limites imposées par la morale, par le dogme, et ce n'est pas un conclave qui résoudra tous les problèmes et favorisera l'épanouissement de toutes les aspirations débridées qui se font jour, le tout dans un délai très court, pour stopper l'hémorragie. Il faudrait presque créer une nouvelle Institution avec un chef qui dirait oui à tout dans l' emballement suscité par l'attrait de la nouveauté, et après, vogue la galère!
Et pourquoi faire remonter la chute des vocations à 5 ans? c'est un affirmation non chiffrée et partisane. La déchristianisation est en route depuis de fort nombreuses années mais parler de 5 ans fait retomber toute la responsabilité de cette désaffection sur ce pontificat mal aimé.

Le Père Lombardi et Alberto Gasbarri (ndlr: responsable des voyages) feraient bien de ne pas parler, et d'adopter avec cette personne qui se croit indispensable au Vatican une réserve stricte. D'ailleurs, elle ne s'avise pas d'interroger les deux secrétaires, les memore domini, Domenico Gianni, le majordome, le chauffeur, parce qu'elle sait qu'elle n'obtiendra rien. Il est surtout plus valorisant pour sa petite personne de faire parler le gratin du Vatican plutôt que les petites gens, de quoi faire la roue comme les paons.

En ce qui concerne les deux cardinaux cités il suffit de se reporter au livre " Les robes rouges " paru en fin 2009.

Pour le cardinal Péter Erdö elle reprend exactement le même texte que celui de son livre page 77. Concernant les vocations, voir page 88, ce personnage très médiatisé parle avec retenue, clarté, et ne dit que ce qu'il souhaite faire connaître.
Le cardinal Angelo Scola (à partir de la page 203) est proche de Benoît XVI.
Je ne connais rien aux astuces pour présenter sous un aspect lisse un chemin tortueux en vue d' une future élection mais toutes ces intentions prêtées à l'un ou à l'autre des membres de la Curie me laissent un goût amer de "magouille" fort peu ecclésiastique. Aller à Venise et ne pas naviguer dans" une gondole spécialement repeinte en blanc" (ndlr: un détail avancé par Pigozzi mais que je n'ai lu nulle part, bien qu'ayant suivi le voyage de près...) aurait été presque une insulte à la Sérénissime; Benoît XVI est raffiné, d'une exquise politesse et il s'est plié avec beaucoup de bonne grâce à cet intermède. Première approche avec un candidat à sa succession, attendons la confirmation par sa présence en 2012 à la VIIè rencontre mondiale des familles; Benoît XVI aime ces rassemblements et ce ne sera pas le premier ni le dernier qu'il honorera de sa présence.

Si l'on reprend le livre de CP, manque de chance, ses deux candidats n'ont pas le profil idéal pour révolutionner l'Eglise. Courage, elle en avait interviewé 20 au total; après des éliminations successives il devrait bien en rester quelques uns qui lui donneront l'occasion de nous fournir des morceaux de bravoure que certains salueront bien bas.

Etait-il si urgent de faire paraître ces deux pages qui n'ont même pas eu droit à un titre sur la couverture de Match pour attirer l'attention?
Méchanceté, faute de goût, mais qu'attendre d'un magazine qui ne voit que le nombre de numéros vendus?

Mgr Georg est avec son frère De vrais indignés