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LA VILAINE FARCE DE LA HAYE
 

Un réseau de victimes de prêtres pédophiles veut porter plainte contre le Saint-Père devant le TPI, pour crime contre l'humanité!!! La défense de Massimo Introvigne (15/9/2011)




 



 

Deux organisations américaines de défense de victimes de prêtres pédophiles (SNAP : Réseau des survivants des personnes abusées par des prêtres ; CCR Centre pour les droits constitutionnels) ont déposé une plainte lundi contre Benoît XVI et trois cardinaux devant la Cour pénale internationale (CPI), pour "crime contre l'humanité", leur faisant implicitement endosser la responsabilité juridique globale de tous les abus sexuels commis par des prêtres sur ces mineurs depuis des décennies. Ils auraient, selon cette plainte, «toléré et rendu possible le camouflage systématique de crimes sexuels contre des enfants».
Interrogé, le Père Lombardi s'est contenté d'un "no comment" laconique.
Le Vatican se tient au silence sur la plainte déposée à La Haye car il ne veut pas faire de publicité pour ces associations. (d'près JM Guénois, Le Figaro)

Ne pas faire de publicité, c'est la première idée qui m'est venue à l'esprit, en lisant l'information, tellement les motifs de la plainte sont grotesques et énormes. La publicité, c'est évidemment ce que recherchent les deux associations, comme le souligne involontairement cet article du Monde des Religions:
L’association SNAP déclare ne pas croire à la volonté de justice et de transparence exprimée par le pape, et a entrepris une grande tournée d’information dans plusieurs villes d’Europe afin de mieux faire connaitre son action.

Le même article explique que "la CPI devra, avant toute prise en charge du dossier, décider si elle se déclare compétente ou non pour recevoir et instruire une plainte contre le pape Benoît XVI ainsi que d’autres responsables de l’Eglise catholique pour crime contre l’humanité".

Belgicatho souligne, dans un excellent article intitulé Quand les adversaires de l'Eglise visent la tête... :
Il faut être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que ces scandales sont instrumentalisés pour jeter le discrédit sur l'Eglise du Christ et que cette campagne s'inscrit dans le cadre d'une persécution contre les chrétiens qui tend à prendre de plus en plus d'ampleur.... Cet acharnement s'explique notamment par le fait que l'Eglise est la seule institution qui résiste aux dérives de ce temps en rappelant qu'il est une loi qui est au-dessus des lois humaines et qui interdit de tuer l'enfant dans le sein maternel, de nier la nécessaire complémentarité des sexes, de traiter l'être humain comme un objet, etc).
En fait, l'Eglise est comme la voix de la conscience qu'il faudrait faire taire à tout prix. Les prêtres pédophiles, en affaiblissant le crédit moral de l'Eglise, ont offert à ses adversaires l'occasion rêvée pour tenter de l'étouffer.

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Ces points ont été développés par Massimo Introvigne, toujours magnifique lorsqu'il s'agit de défendre (avec les arguments de la vérité) le Pape et l'Eglise. Il le fait à la fois dans un article sur la Bussola (où il parle de "pagliacciata", càd farce, ou guignolade, et d'infamie, voir ici), et dans une interviewe publié sur la revue italienne Tempi: c'est cette dernière que je traduis ici:




 

Introvigne: «Personne n'a jamais été plus sévère que Papa Ratzinger avec des pédophiles»
Tempi.it, 14 septembre
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Le journaliste et écrivain Massimo Introvigne explique à Tempi.it pourquoi la plainte de Benoît XVI à La Haye est une folie médiatique et un grave "autogoal" (but contre son camp): «A part que la CPI ne peut pas accepter la plainte, j'ai été membre de divers comités liés à la réforme du droit canonique: pendant 20 ans j'ai entendu accuser Ratzinger d'être trop strict avec les crimes de pédophilie»

La dernière attaque médiatique directe contre la personne du Pape remonte à hier: Benoît XVI, Tarcisio Bertone, Angelo Sodano et William Levada ont été dénoncés au tribunal international de La Haye pour crimes contre l'humanité. C'est un fait inouï, jamais arrivé avant , que Massimo Introvigne, journaliste et écrivain, commente pour Tempi.it.

- Pourquoi, pour le scandale des prêtres pédophiles attaque-t-on Benoît XVI, qui en tant que cardinal avait pris des positions très dures pour empêcher les abus sexuels d'arriver?
- J'ai été membre de plusieurs comités liés à la réforme du droit canonique: pendant 20 ans j'ai entendu accuser Ratzinger du contraire. Beaucoup de canonistes disaient qu'il avait pris des mesures extrêmes contre le crime de pédophilie, empêchant que le délit puisse être prescrit, et prolongeant la possibilité de poursuites jusqu'à 20 ans après les 18 ans de la victime. Cela signifie que si, aujourd'hui, un prêtre abuse d'un enfant de 4 ans, il pourra être poursuivi en 2045. Il est évident qu'il y a eu une certaine résistance. En effet, si j'étais la défense, j'aurais du mal à trouver des preuves en faveur de l'accusé, après 35 ans. Tant et si bien qu'il n'y a aucun Etat avec une législation plus sévère sur la pédophilie, ou d'autres délits plus graves.

- Pourquoi Ratzinger a-t-il introduit des mesures aussi radicales?
- C'était un moment d'urgence. Le Pape voulait freiner même les quelques cas qui avaient lieu au sein de l'Eglise. Les mesures extraordinaires étaient justifiables par le droit canon. Evidemment, pour l'Eglise, le crime contre un enfant unique est plus grave qu'il ne l'est pour un Etat. Et nous ne parlons pas uniquement du point de vue juridique.

- C'est-à-dire?
- Du point de vue moral aussi, c'est lui qui a parlé d'horreur, d'injustice, de saleté.

- Les deux associations américaines qui ont dénoncé le pape, ont également impliqué les cardinaux Bertone, Sodano et Levada.
- Eux aussi, comme le Pape, en réalité, ont été très sévères. Dans la dernière réforme canonique en matière de délit à caractère pornographique, qu'il s'agisse d'enfants ou non, Levada et Bertone ont introduit, par exemple pour ceux qui téléchargent du matériel pornographique, des sanctions très sévères. Encore une fois beaucoup plus dures que celles des lois nationales. Donc, c'est vraiment ridicule qu'on accuse de laxisme ceux-là mêmes qui pendant des années ont été critiqués pour une sévérité excessive.

- Est-il possible que les deux associations ne soient pas au courant des mesures prises par le Saint-Siège?
- Ces lobbies américain savent parfaitement ce que le pape a fait. Donc il est clair que leur but n'est pas de défendre les victimes, mais de les manipuler à des fins économiques. Sinon, ils n'attaqueraient ceux qui les défendent. La vérité est que l'Eglise est la seule à le faire sans intérêt politique ou économique. Et cela dérange les lobbies prêts à manipuler les plus faibles pour gagner. Tant et si bien que, comme en témoigne encore ce cas, les victimes utilisées comme arme contre le Vatican sont blessées une seconde fois: d'abord par ceux qui les ont maltraités et maintenant par ceux qui les manipulent pour un intérêt d'un genre différent.

- Qui sont ceux qui cherchent à attaquer le Pape?
- Beaucoup qui agissent avec la même méthode. Je pense au lobby de mort, qui parle de la défense du droit des femmes pour faire des milliards avec l'industrie de l'avortement. A celui des gays, qui parle des droits du genre pour augmenter leurs profits économiques déjà énormes. Il est clair que le Pape est le premier à les déranger, élevant la voix en défense de l'homme. Et la violence est en augmentation. Ces derniers jours, j'ai participé à une délégation de 56 pays: nous avons vu que les crimes contre les chrétiens, qui vont de modèles intolérants à des discriminations juridiques, jusqu'à la violence contre les personnes et les lieux de culte, est en augmentation dans les pays de l'OCDE, en Europe et en Amérique du Nord.

- Quel rapport, avec les lobbyistes dont vous parliez?
- Un examen de tous les pays montre que la discrimination est plus virulente lorsque le lobby dit de la dictature du relativisme, dénoncée par le Pape, est plus fort. Pour se développer, il doit confiner au privé l'expression publique des catholiques. Et subvertir la vérité: la morale catholique produirait la violence, laquelle est en réalité perpétrée par eux de manière juridique et massive.

- S'il est vrai que La Haye ne peut pas accueillir le recours pour diverses raisons juridiques, comment est-il possible que les avocats professionnels qui ont porté plainte ne le sachent pas?
- Évidemment, le but est médiatique. Juridiquement, l'action est un canular. La Haye est obligée de rejeter le recours. C'est pourquoi un juristes anti-clérical, comme Gustavo Zagrebelsky, a parlé de but contre son camp. Mais quoi qu'il en soit, désormais, le nuage de poussière qui affecte l'Eglise a été soulevé.

- Pouvez-vous expliquer pourquoi le recours est inacceptable?
- La Haye s'occupe de crimes humanitaires contre des populations entières. Pour dénoncer le pape à La Haye il faudrait soutenir qu'il a lui-même ordonné aux prêtres de déclencher une guerre au monde à travers l'arme de la pédophilie. La Haye, ensuite, ne peut poursuivre que dans le cas où un Etat, à cause del'obstacle représenté par une guerre ou la fin d'une dictature où tout l'appareil est impliqué, ne peut pas juger les crimes et les criminels. Enfin, les États-Unis n'ont jamais ratifié le Protocole de la Haye, de crainte qu'il ne subvertisse l'ordre juridique.

- Comment cela se passerait-il, dans les faits, si le recours était accepté?
- Des juges, désormais, je m'attends à tout, mais si la Haye en arrivait vraiment à accepter un tel recours, contrairement à l'analyse de tous les commentateurs et journaux internationaux, la peur américaine s'avérerait justifiée.

- Comment jugez-vous ce nouveau coup contre le Pape et l'Eglise?
- Je suis attristé. Et que dire du pape, qui a déjà subi une attaque massive de la part de l'Allemagne l'année dernière, à laquelle ont fait écho la BBC et Annozero (ndt: talk show de la télévision italienne, voir ici).
Mais je sais que le Saint-Père est préparé: à Fatima, il en a parlé clairement. Il a dit que les coups de feu tirés sur un homme vêtu de blanc, décrit par le troisième secret, n'étaient pas une prophétie du passé. Et il a souligné que ce qui y était décrit était encore à l'oeuvre. On parle d'attaques tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Eglise. Et c'est le cas. Dans ce cas aussi, si on épluche les 20 000 pages sur lesquelles les allégations se fondent, on trouve des commentaires de théologiens et d'hommes d'Eglise. Autrefois, les attaques venaient du monde, aujourd'hui les théologiens progressistes leur servent de cinquième colonne. Je pense que c'est une blessure encore plus grande et plus douloureuse pour l'Eglise: pour sa tête (son chef) et son corps tout entier.




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