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Malveillance des medias...

Faut-il ignorer, ou répondre? (1er/6/2009)

Franchement, je n'en sais rien.
A titre personnel, je ne suis pas suffisamment détachée pour ignorer . Même si je sais qu'il ne s'agit que d'écume.
Donc, j'essaie de répondre, bien consciente toutefois de perdre mon temps...

1. La jeunesse du Pape

Samedi, veille de la Pentecôte, Benoît XVI nous a offert un merveilleux spectacle (dans le sens de quelque chose dont nos yeux se sont remplis), lors de sa rencontre avec des enfants de l'Oeuvre Ponticale de l'Enfance missionnaire.

Voici en quels termes le site de cette radio en rend compte:


On peut se demander, si l'on est naïf, quel rapport cela peut avoir avec la visite en Terre sainte.
L'intention malveillante est subliminale, mais évidente...
Elle n'a rien d'étonnant, en fait, et elle reçoit même des renforts inattendus.
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Consultant les pages de John Allen sur le site de NCR, je trouve un billet aussi maladroit qu'inutile, daté du 12 mai dernier, à Jérusalem, et intitulé:
The pope and Hitler Youth (Benedict’s words)

Je ne le traduis pas. Allen, comme beaucoup de journalistes "favorables" au Pape a cru bon de mettre sur le dos du père Lombardi toutes les "erreurs" de "communication", qui auraient selon lui alimenté les soupçons, voire les calomnies contre lui. Et de citer à l'appui les propos tenus par Joseph Ratzinger, dans "Le Sel de la terre", en réponse à une question de Peter Seewald, qui lui demandait: "Avez-vous fait partie des jeunesses hitlériennes?".

Ce que j'aime le moins, dans cette démarche "vertueuse", c'est qu'il accuse le Père Lombardi (qui n'a ici, c'est certain, péché que par candeur), de s'y être repris à deux fois, pour (mal) défausser le Saint-Père, qu'il prétendait "défendre" (contre quoi?). Cette accusation a été reprise par des medias particulièrement malveillants, dont celui cité plus haut, et je suis maintenant convaincue qu'elle venait de l'influent "vaticaniste" américain.
Allen n'est pas un historien, il ne connaît pas vraiment la période qu'il prétend évoquer, et pas davantage l'Europe (dans la partie biographique de son livre "The enforcer of the faith" , j'avais eu l'occasion de remarquer qu'il mélangeait plusieurs villages de Bavière, en décrivant le pays où la famille Ratzinger avait vécu.

Et sa conclusion m'inspire un vrai malaise:

In truth, however, the fact that Ratzinger never wanted to be part of the Hitler Youth was already well known. By denying a technical point that the pontiff himself has already conceded, this afternoon's attempt at a clarification may risk reopening a chapter most people already considered closed.

Mais qui a contraint le malheureux Père Lombardi à "rouvrir" le chapitre?

On est vraiment tenté de dire: avec de tels amis, nul besoin d'ennemis: ils se chargent de tout!

En réalité, les choses n'étaient pas si simples, à cette époque, que John Allen, américain nanti et hyper politiquement correct du XXIème siècle, ne peut pas comprendre... Une époque (que nos parents ou grands-parents ont vécue, et nous ont racontée) où les gens ont seulement essayé de survivre.
Pour connaître, donc, la triste vérité sur cette terrible époque (et sur ce régime auquel l'Allemagne a payé un lourd tribut comme en témoignent les monuments aux morts du moindre village ), mieux vaut relire l'interviewe que Georg Ratzinger avait accordée en toute candeur à Andrea Tornielli, en septembre 2008.

Extrait:
Frère du pape
Septembre 2008
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- Quelle opinion avait votre père du nazisme ?
« Dès le début, il a été un farouche opposant du nazisme. Il a vite compris que le national-socialisme serait une catastrophe et qu'il n'était pas seulement un grand ennemi de l'Église mais plus généralement de toute foi et de toute vie humaine ».

- Vous et Joseph, avez-vous été obligés de vous engager dans les Hitlerjugend, la Jeunesse hitlérienne?
« L'État avait disposé que tous les garçons des écoles, selon leur âge, devaient s'inscrire à des groupes juvéniles déterminés. Lorsque cela devint obligatoire, nous fûmes inscrits en bloc. Il n'y avait pas de liberté de choix et ne pas se présenter aurait certainement eu des conséquences fâcheuses. Mon frère, cependant, ne fréquentait pas ces rassemblements et il ne se présentait pas aux appels. Ce qui impliqua un dommage économique pour ma famille puisqu'elle ne bénéficia plus de l'escompte sur les taxes scolaires ».
...
- Comment la seconde guerre mondiale a-t-elle pesé sur votre vie et sur la vie de votre frère ?
« La guerre nous a éprouvés profondément, même lorsque nous étions à maison : la nourriture suffisait à peine. Nous avions un billet pour l'approvisionnement mensuel en nourriture, avec lequel on pouvait acheter seulement certains types d'aliments comme le sucre, le beurre, la matière grasse et un peu de viande. Le soir il fallait obscurcir les fenêtres pour ne pas laisser sortir la lumière et ne pas se faire voir des avions des alliés. J'ai été appelé d'abord au service du travail et ensuite au service militaire. Mon frère a été appelé quelque temps après moi. Nous avions des objectifs et des idéaux qui étaient opposés à ceux d'Hitler, mais nous étions soldats malgré tout. Il nous tardait qu'arrive le jour où la guerre serait finie ».
...
- Joseph Ratzinger, que ce soit comme cardinal, ou comme Pape, a parlé des racines communes qui lient hébraïsme et christianisme. Aviez-vous des contacts avec des juifs dans votre famille ?
« C'est une donnée théologique que les juifs sont le peuple choisi par Dieu et que de ce peuple naquit Jésus, engendré par la Vierge Marie. Mais je dois admettre qu'à l'époque nous savions qu'il existait des juifs seulement par l'enseignement de la religion. Dans notre région, il n'y en avait pas, c'est la raison pour laquelle nous n'avions ni contact ni expérience vécue avec eux. Nous ne savions rien non plus des pogroms contre les juifs et des injustices commises dans leurs relations avec les nazis. Nous étions dans l'ignorance de tout ».

2. Sondage

Après cela, on ne s'étonnera pas de lire les résultats d'un absurde sondage, issu de "chez nous" mais que j'ai trouvé dans la presse italienne:


Je suis la première à accorder aux sondages le crédit le plus minime, mais il ne faut pas se voiler la face sur leur pouvoir de nuisance. Même si 20 personnes seulement ont été sondées, le but est d'utiliser les "moutons de panel" pour formater l'opinion, en utilisant l'instinct grégaire.
Le taux de popularité "le plus bas" de 14% relevé en France (et la chute de 20 points en 5 mois, sans valeur pour lui, mais certainement pas par ceux qui ont commandé le sondage!), est particulièrement blessant, moins d'un an après une visite triomphale du Saint-Père en France, dont on aurait pu pourtant formuler l'espoir qu'elle réveillerait "l'opinion".
Qui avait intérêt à neutraliser l'effet positif qu'on pouvait légitimement attendre de cette visite?

Oui, une fois de plus, il serait temps de se poser la bonne question: à qui la faute??? Pas au Père Lombardi, en tout cas!

Le "passeur" de bébés Dialogue avec les enfants, et petites confidences