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Ces derniers, tant aimés de Benot XVI

A la prison de Sulmona

Eté 2010

Le 18 décembre, il va visiter une prison romaine. Angela Ambrogetti raconte ses précédentes rencontres avec l'univers carcéral. (30/12/2011)

-> Voir ici:
Le Pape va visiter une prison romaine

Article original en italien ici: http://www.tempi.it/
Ma traduction.

Les derniers, tant aimés de Benoît XVI
Le 18 Décembre prochain, Benoît XVI se rendra en visite pastorale à la maison d'arrêt de Rebibbia. Une nouvelle rencontre importante entre le Pape et les détenus, auquel le Pontife, au cours des années a toujours accordé une grande attention, parce que: «Chaque détenu, quelle que soit la raison qui l'a mené en prison, ressent combien lourde est cette condition humaine particulière».

Angela AMBROGETTI
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Le 18 Décembre, quatrième dimanche de l'Avent, Benoît XVI se rendra en visite pastorale au nouveau complexe pénitencier du District de Rebibbia à Rome. À 10 heures, dans l'église centrale de la prison dédiée au «Notre Père», il rencontrera les détenus et répondra à leurs questions. Avant de quitter le pénitencier et de retourner au Vatican pour la récitation de l'Angélus, le Pape bénira un arbre planté en souvenir de la visite.
Ce n'est pas la première rencontre de Benoît XVI avec la réalité carcérale.
Pendant le carême de 2007, Benoît XVI a visité Casal del Marmo, la prison pour mineurs de Rome qui abrite une cinquantaine de jeunes entre 14 et 18 ans, seuls, pour la plupart étrangers et marginalisés (cf. beatriceweb.eu/Blog/ ). Il a voulu les écouter, prier avec eux et avant tout être témoin de l'amour de Dieu: «Père, miséricordieux et fidèle, malgré les erreurs de tes enfants ... C'est l'occasion de décider de "se lever et d'aller", d'abandonner le péché et de choisir de retourner vers Dieu. Faisons ensemble ce chemin de libération intérieure».

Le 12 Mars 2008, ce sont les détenus de Lanciano qui ont été reçus par le Pape au terme d'une audience sur la Place Saint-Pierre. Accompagné par des agents de la police pénitentiaire et conduits par l'évêque du diocèse des Abruzzes, Mgr Carlo Ghidelli , un groupe de détenus de la maison pénitentiaire de Lanciano a pu assister à l'audience, avec une permission spéciale du Tribunal de surveillance. En cette occasion spéciale, Benoît XVI avait aussi parlé de la condition des prisonniers et des souffrances causées par l'injustice tellement présente dans la justice humaine: «Chaque prisonnier, quelle que soit la raison pour laquelle il a fini en prison, ressent combien lourde est cette condition humaine particulière» . Le Pape avait rappelé les figures de Cassiodore et Boèce (catéchèse ici) : «ce n'est pas le destin qui gouverne, mais la Providence et celle-ci a un visage. On peut parler avec la Providence, car Dieu est la Providence. Ainsi, même en prison il reste la possibilité de la prière, du dialogue avec Celui qui nous sauve... La soi-disant prospérité des méchants se révèle donc mensongère, et la nature providentielle de la adversa fortuna est soulignée. Les difficultés de la vie révèlent non seulement combien celle-ci est éphémère et de brève durée, mais elles se démontrent même utiles pour déterminer et conserver les rapports authentiques entre les hommes. L'Adversa fortuna permet en effet de discerner les vrais amis des faux et elle fait comprendre que rien n'est plus précieux pour l'homme qu'une amitié véritable».

Aux détenus de Lanciano, le Pape avait ensuite réservé un salut spécial: «J'espère que cette rencontre incitera chacun de vous à réaffirmer son adhésion fervente aux enseignements de l'Evangile». Au nom des prisonniers, l'un des agents aavait donné au Pape une casquette verte avec l'emblème d'un groupe de bénévoles, endossé immédiatement avec un grand sourire.

Le 4 Juillet, 2010 Benoît XVI avait rencontré les hôtes de la prison de Sulmona (ndt: j'en ai parlé ici: benoit-et-moi.fr/2010-II/): «Je suis heureux d'être avec vous. J'aurais voulu vous rencontrer tous, portez mes salutations aux autres détenus. Je vous suis toujours proche, et je prie pour que le Seigneur vous aide dans ce chemin pas facile: je vous porterai dans mon cœur et de tout cœur, j'espère que vous pourrez trouver le chemin pour apporter une contribution à la société, en fonction de vos aptitudes et des dons que Dieu vous a donnés . Dans mes prières vous êtes toujours présents». Paroles improvisées, loin des micros et des caméras, avec lesquelles le Pape a salué la délégation de Sulmona.

Lors de sa visite pastorale à la ville - à l'occasion du jubilé voulu par les évêques de la région ecclésiastique Abruzzes-Molise pour le huit-centième centenaire de la naissance de saint Pierre Célestin - le pape a de nouveau abordé la délicate question de la souffrance de la population carcérale . Un salut bref, non prévu par le programme et demandé par l'aumônier Franco Messori, qui plus tard, dans la maison sacerdotale contigüe à l'évêché, a présenté au Pape le directeur de l'Institut, plusieurs gardiens et cinq représentants - le plus jeune s'appelle Catalin, il n'a guère plus de trente ans et vient de Roumanie - des 420 détenus et internés qui surpeuplent la structure.
«J'ai demandé au pape - a confié l'aumônier - une parole de lumière et d'espérance, afin qu'en rencontrant ces cinq hommes, son message parvienne à tous les détenus des Abruzzes et des autres maisons carcérales d'Italie».
Le Père Messori ne partage pas la définition de « prison des suicides» donnée par les médias au centre de détention de Sulmona , mais souligne la nécessité de plus de fonds pour l'éducation et le travail: «Sans ces deux choses il n'y a pas de possibilité de réinsertion». A cette rencontre privée avec Benoît XVI - qui a duré environ dix minutes - a également participé le responsable des programmes éducatifs.

En Juin 2009, les détenus de Monza ont eux aussi rencontré Benoît XVI, à qui ils ont fait don d'une «tente de la parole» réalisée dans la menuiserie de la maison d'arrêt de la Via Sanquirico. Il d'agit d'un porte-bible (ndt: une sorte de lutrin) comme ceux que les détenus de la prison de la Brianza réalisent depuis des années dans la menuiserie derrière les murs de la via Sanquirico. Pour Papa Ratzinger, ils en ont réalisé une spéciale, en chêne blanc, gravée de l'étoile de David et des armoiries du pontife. Un modèle similaire à ceux produits pour la maison d'édition San Paolo qui a commandé justement à l'atelier géré par la Coopérative Sociale 2000 lutrins vendus dans les librairies du groupe d'édition (en tout, il en est sorti plusieurs milliers des maisons de détention). Grâce à San Paolo et à l'inventeur des «tentes de la parole», don Marco Valentini, on a parlé des porte-bibles juqu'au synode des évêques, de là l'idée de faire connaître au Pape le travail des détenus, lui offrant un modèle produit en prison.

En avril 2010, le Pape a écrit un message aux détenus maltais durant son voyage dans l'île de la Méditerranée . Dans une lettre envoyée en réponse à leur message, le Pape a exprimé sa «profonde gratitude» pour les sentiments exprimés, et remercié de tout coeur les détenus qui lui assurent le soutien de leurs prières. Les détenus se disaient en quelque sorte réconfortés par le fait que le premier évangélisateur de l'île, Saint-Paul, était arrivé à Malte comme un prisonnier, tout comme eux. Pour Benoît XVI: «Saint Paul, bien que prisonnier, avait la liberté intérieure de se réjouir dans le Seigneur, persuadé que ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra jamais nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur». Le Pape conclut sa lettre en disant qu'il était proche de tous ceux qui sont en prison, et en invoquant sa bénédiction sur eux, « en gage de force et de paix dans le Seigneur».

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