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OSLO, LES CHRÉTIENS N'ONT RIEN À VOIR
 

Un article vraiment exceptionnel de Massimo Introvigne, qui pose les vraies questions - et apporte des réponses terrifiantes (25/7/2011)




 

Immédiatement après l'annonce de l'attentat d'Oslo, les medias ont fait ce qu'ils savent le mieux faire quand ils ne savent - justement - presque rien. Ils ont raconté n'importe quoi, et donc de préférence ce qui peut apporter de l'eau à leur habituel moulin, pratiquant un odieux amalgame entre chrétiens et fanatiques. Dès 8 heures du matin, samedi 23 juillet, l'envoyé spécial d'Europe 1 (une station qui n'en manque pas une!) à Oslo, a osé parler de "catholique" (on doit pouvoir le retrouver à la "réécoute" sur leur site...).
J'ai préféré ne pas réagir à chaud, n'ayant rien de particulièrement intéressant à dire, sinon mon indignation devant cette énième présentation des chrétiens, catholiques, de préférence, comme bouc-émissaires.
Deux jours après les faits, les mêmes medias se sont légèrement recadrés: ils nous innondent désormais de reportages pleurnichants, interrogeant des gens qui veulent "faire leur deuil", et de ridicules commentaires de psychologues venus vendre leur pacotille en même temps que leur dernier livre.
Le chagrin des parents des victimes mérite notre respect, mais il demande aussi à ne pas être mis en spectacle.
C'est une question de dignité.
Loin de ces inepties, Massimo Introvigne a fait un vrai travail d'enquête (à propos, les medias nous répètent en boucle "on ignore encore les raisons de son geste". Et s'ils faisaient leur boulot?). Il a recensé "2083", le livre de 1500 pages, écrit en 2002 par le terroriste .
On y apprend entre autre que ce dernier a fondé à Londres en 2002 un ordre neo-templier. Il n'y a vraiment pas de quoi rire, comme devant une manifestation de folklore (la preuve vient d'en être donnée!): ce qu'il a trouvé - cette description presque clinique des formes que pourrait prendre le terrorisme demain - fait froid dans le dos (en rouge dans le texte). N'oublions pas que Massimo Introvigne est membre de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe): c'est important pour ce qui suit.

Article en italien sur La Bussola (très long, mais à lire absolument!!).
Ma traduction.




 

Oslo, les chrétiens n'ont rien à voir
Massimo Introvigne
25/07/2011
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L'horrible tragédie d'Oslo demande d'abord respect et prière pour les victimes, puis une réflexion sur les mesures de surveillance que les sociétés, comme celle scandinave, qui tiennent à leur caractère «ouvert», aujourd'hui ne peuvent manquer d'adopter face aux nombreuses et multiples formes de terrorisme. Parmi ces mesures, cependant, il ne peut et il ne doit y avoir aucune stigmatisation des «chrétiens fondamentalistes» et présentés comme des criminels et des terroristes potentiels. Il est vraiment regrettable que la police norvégienne, immédiatement reprise par les médias du monde entier, ait initialement présenté le kamikaze, Anders Breivik Behring, comme un chrétien fondamentaliste, et qu'en Italie certains médias l'aient même défini - à tort - comme catholique .

L'incident montre simplement comment aujourd'hui «fondamentaliste» est un mot utilisé de manière générique et imprécise pour désigner toute personne ayant des idées extrêmes, ou plus généralement de «droite», et une référence, même vague, au christianisme, et, depuis que l'attaque à Oslo a été attribuée à un adepte du fondamentalisme, comme un terroriste potentiel. Justement, quelques jours avant l'attentat d'Oslo, l'Observatoire sur l'intolérance et la discrimination contre les chrétiens de Vienne avait envoyé aux responsables du projet RELIGARE, une enquête sur l'Europe multi-religieuse, financée par la Commission européenne, un volumineux mémorandum sur les dangers de l'utilisation du terme «fondamentalisme» qui devient un instrument de discrimination anti-chrétienne.

Le terme "chrétien fondamentaliste" a bien sûr un sens précis. Il remonte à la publication aux Etats-Unis entre 1910 et 1915 des brochures The Fundamentals, une critique militante des théologies protestantes libérales, de la méthode historico-critique dans l'interprétation biblique, et de l'évolutionisme biologique. Un fondamentaliste est un protestant - généralement, entre autres choses, très anti-catholique - qui insiste sur une interprétation littérale et traditionnelle de la Bible, refusant toute approche herméneutique qui prenne en compte les sciences humaines modernes, et de cette interprétation, déduit des principes moraux et théologiques ultra-conservateurs.

Anders Behring Breivik n'est pas un fondamentaliste. Nous pouvons savoir beaucoup de choses sur ses idées à partir de son profil Facebook - supprimé, mais pas avant que quelqu'un ne l'ai sauvegardé et mis en ligne -, de plus de soixante pages d'interventions sur le site anti-islamique norvégien <document.no> , également disponible en anglais et surtout de son livre de 1500 pages, "2083", Une Déclaration d'Indépendance européenne" , signé «Andrew Berwick» et envoyé à un certain nombre d'amis et de journaux le 22 Juillet, quelques heures seulement après le massacre, et posté sur Internet le 23 Juillet par Kevin Slaughter, un ministre ordonné de l'Église de Satan fondée en Californie par Anton Szandor LaVey (1930-1997), qui dans le monde, aujourd'hui, a le plus grand nombre d'adeptes en Scandinavie.

De sa page Facebook, il apparaît qu'un des intérêts principaux de Breivik était constitué par la Franc-Maçonnerie. Ceux qui ont consulté le profil de Breivik sur Facebook ont été frappé par une photographie qui le représente en tablier maçonnique, comme membre d'une loge de Saint-Jean, qui est l'une des loges qui administrent les trois premiers degrés de l'Ordre Norvégien des Maçons, la franc-maçonnerie régulière en Norvège. Breivik fait partie de la Søilene, l'une des loges de Saint-Jean de cet ordre à Oslo, qui bien sûr n'a en soi rien à voir avec l'attentat. Ces loges pratiquent le rite dit suédois, qui exige de ses membres la foi chrétienne. Mais aucun fondamentaliste protestant ne diffuserait sa photographie en tenue maçonnique: le fondamentalisme, au contraire, est très hostile à la franc-maçonnerie. Il ne s'agit pas non plus d'un intérêt passé: la photo a été publiée en 2011, et en 2009 sur <document.no> Breivik proposait une collecte de fonds "pour ma loge".

Ajoutons que la passion de Breivik pour le jeu de rôle en ligne World of Warcraft et pour une série télévisée sur les vampires, plutôt salace, Blood Ties , ainsi que l'amitié déclarée pour le gestionnaire du principal site norvégien à caractère pornographique, "malgré sa moralité effilochée" - pour ne pas mentionner le fait que l'un des destinataires de son mémoire est un sataniste - sont tous des traits qui seraient absurde pour un fondamentaliste chrétien. Les tons rappellent plutôt Pim Fortuyn (1948-2002), le politicien gay hollandais, fondateur d'un mouvement populiste anti-islamique. Si une partie de l'ouvrage apprécie la famille traditionnelle, Breivik dit ailleurs qu'il considére l'avortement acceptable - quoique dans un nombre limité de cas - et révèle aussi "avoir mis de côté deux mille euros qu'il entend dépenser pour une escort de haute qualité, un véritable top-model, une semaine avant l'exécution de ma mission [terroriste]".

Les textes - qui révèlent d'amples quoique désordonnées lectures - ne sont pas ceux d'un simple fou , même si il y a des traits de mégalomanie et des contradictions évidentes. La principale préoccupation de Breivik n'est pas la religion, mais la lutte contre l'islam qui menace, selon lui, d'engloutir l'Europe - sans parler d'un petit pays comme la Norvège - avec l'immigration. Ces idées ne sont, bien sûr, pas très originales - et certains des auteurs cités par Breivik, et dont il propose dans le livre "2083" une sorte d'anthologie, sont tout à fait respectables - mais la théorie est déclinée dans des tons qui, parfois, deviennent paranoïaques et racistes.

Le but premier de Breivik est d'arrêter l'islam - d'où son dégoût pour le gouvernement norvégien, perçu comme favorable à une immigration musulmane aveugle - et pour cela, il cherche des alliés n'importe où. Il raconte avoir volontairement choisi d'être baptisé et confirmé dans l'Eglise luthérienne de Norvège à quinze ans - la famille, riche et agnostique, lui avait laissé le libre choix - mais il est convaincu que les communautés protestantes sont sésormais mortes et ont succombé à l'idéologie multiculturaliste et philo-islamique. Dans un premier temps, écrit-il, les protestants devraient rejoindre l'Église catholique. Mais l'Eglise catholique elle aussi a été vendue à l'islam quand le pape actuel a décidé de poursuivre le dialogue interreligieux avec les musulmans. Breivik menace Benoît XVI, écrivant "qu'il a abandonné le christianisme et les chrétiens européens et qu'il doit être considéré comme un pape lâche, incompétent, corrompu et illégitime". Une fois éliminés les protestants et le pape, on pourra organiser un grand "Congrès chrétien européen" d'où naîtra une "Église européenne" complètement nouvelle, identitaire et anti-islamique.

Si Breivik a un ennemi, l'islam, il a aussi un ami - imaginaire, car il semble qu'il n'y ait pas eu de grands contacts directs: le monde juif, qu'il considère comme le plus sûr rempart anti-musulman. Le terroriste montre un véritable culte pour l'Etat d'Israël et ses forces militaires, auquel correspond une profonde aversion pour les nazis. "S'il y a une personnalité que je hais - écrit-il - c'est Adolf Hitler"; et il fantasme sur un voyage à travers le temps pour aller dans le passé et le tuer. C'est vrai qu'il s'est inscrit sur un forum Internet de néo-nazis, mais il l'a fait pour essayer de les convaincre que, si certaines idées du Führer sur la primauté ethnique de l'occident étaient justes, son erreur flagrante a été de ne pas comprendre que les Occidentaux les plus purs et les plus nobles sont les Juifs, et que s'il voulait tuer quelqu'un, le nazisme aurait dû plutôt chercher les musulmans au Moyen-Orient.

Une référence fréquente est du reste souvent faite à la English Defence League - avec qui il semble qu'il y ait eu des contacts directs - un mouvement anti-islamiques "de la rue" qui est régulièrement accusé d'être raciste et tout aussi régulièrement nie cette allégation et critique le néo-nazisme. Breivik écrit que le multiculturalisme est une forme de racisme et qu' "on ne peut pas lutter contre le racisme avec le racisme". Le nazisme, le communisme et l'islam sont pour Breivik trois faces de la même doctrine anti-occidentale, et tous les trois devraient être interdits. Mais l'accent est toujours mis sur la lutte contre l'islam. Quiconque est un ennemi, réel ou potentiel, des musulmans, devient un allié potentiel: ainsi, les athées militants, assez fréquent en Norvège, que Breivik invite à combattre l'islam, et pas seulement le christianisme; de même, les homosexuels, qui note-t-il, dans un monde dominé par les musulmans seront persécutés.

Sans surprise non plus, le contact avec l'Église de Satan , qui prêche une forme de satanisme "rationaliste" louant la suprématie du fort sur le faible et les vertus du capitalisme débridé, selon les théories de l'écrivain américain d'Ayn Rand (1905-1982), souvent citée par le terroriste, et qui, en Scandinavie, s'en prend souvent aux immigrés. Même les Roms, selon Breivik, auraient été réduits en esclavage dans l'Inde et réduits à leur misérable condition actuelle non par les populations hindoues - comme l'enseigne la majorité de l'historiographie actuelle - mais par les musulmans. Donc - un autre trait qui le distingue de beaucoup d'extrêmes-droites en Europe - Breivik semble être relativement favorablee aux Roms, les incite à lutter contre l'islam et leur promet dans sa nouvelle Europe, un État libre et indépendant.

Un ton "religieux", on pourrait le cas échéant le trouver dans sa défense fervente des Juifs et de l'Etat d'Israël. C'est un thème qui émerge aussi dans certains groupes fondamentalistes protestants - basé sur l'idée qu'Israël est un état voulu par Dieu en vue de la fin du monde - mais les accents de Breivik sont différents. Même si les références directes manquent, ils évoquent irrésistiblement l'idéologie anglo-juive, née au XIXe siècle en Grande-Bretagne et répandue en Scandinavie, en particulier dans les milieux maçonniques, selon laquelle les habitants de l'Europe du Nord sont eux aussi des "Juifs" descendants des tribus perdues d'Israël: le nom de «danois», par exemple, indiquerait la tribu de Dan. Le mouvement anglo-israélite s'est scindé en deux tronçons, au XXe siècle. L'un, majoritaire, parfois violent et responsable d'attentats aux Etats-Unis, affirme que les Européens du Nord sont désormais les seuls «juifs» authentiques. Ceux qui se disent Juifs, en Israël et ailleurs, ne le sont pas ethniquement, étant en majorité des Khazars, membres d'une tribu d'Asie centrale convertie au judaïsme aux VIIIe et IXe siècles. D'où une aversion du "mouvement de l'identité" d'origine anglo-israélite, contre Israël, et ses liens avec les groupes néo-nazis et antisémites.




 

Mais - si cette mouvance de l'anglo-israélisme domine aux Etats-Unis - en Europe du Nord, est toujours présent une mouvance ancienne, selon laquelle les Juifs comme nous les connaissons aujourd'hui sont les véritables héritiers de la tribu de Juda, dans l'attente d'être réunis avec leurs frères anglo-saxons et scandinaves des tribus perdues. Ceux qui soutiennent ce point de vue, par conséquent, considèrent que les européens du nord sont les frères des juifs et, loin d'être antisémites, défendent avec passion le judaïsme et l'Etat d'Israël.

Selon son livre, en 2002, le terroriste co-fonde à Londres un ordre neo-templier qui rejoint les nombreux qui existent déjà, les Pauvres Soldats Compagnons du Christ dans le Temple de Salomon (PCCTS), inspiré non seulement des Templiers catholiques du Moyen-Age, mais aussi des grades templiers de la Maçonnerie - une organisation dont Breivik a salué le "rôle vital dans la société", tout en la considérant incapable de passer à l'action militaire nécessaire - et ouvert aux "chrétiens, chrétiens-agnostiques, et athées-chrétiens", c'est-à-dire, à tous ceux qui reconnaissent l'importance des racines culturelles chrétiennes, "mais aussi au racines juives et des Lumières" ainsi que "nordiques et païennes", pour s'opposer aux ennemis réels qui sont l'islam et l'immigration.

Parmi ces références éclectiques, le christianisme n'est pas dominant. Il cite de nombreux auteurs, mais son père spirituel est le blogueur norvégien anonyme anti-islamique "Fjordman», qui en 2005 avait un million de lecteurs, mais ferma son blog sans avoir jamais été identifié. Breivik republie un de ses essais selon lequel, après le Moyen Age, le christianisme - dont les seuls aspects positifs étaient d'origine païenne - "est devenu pour l'Europe une menace pire que le marxisme".

Les "Justiciers des Templiers" de Breivik devaient opérer en trois phases de "guerre civile européenne" . Dans la première (1999-2030),ils devraient réveiller la conscience endormie des Européens à travers des "attaques-choc de cellules clandestines", libérant des "groupes d'individus qui utilisent la terreur": des groupes petits, voire d'une ou deux personnes. Dans la deuxième (2030-2070) on devrait passer à la guérilla armée et aux coups d'Etat. Dans la troisième (2070-2083), à la véritable guerre contre les immigrés musulmans. Breivik est conscient que les attaques de la première phase transformeront ceux qui les accompliront en terroristes détestés par tout le monde: mais c'est la forme de "martyre Templier" à laquelle il se dit disposé.

Les objectifs des "attaques-choc" sont les partis politiques: les travaillistes norvégiens d'abord, mais sont également signalés quatre partis italienns (PDL, PD, IDV, UDC) (ndt: correspondrait à tout l'échiquier politique des partis dits "républicains", de la "droite" à la gauche, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Partis_politiques_italiens ), qui boycotteraient de manières différentes la guerre à l'islam et l'immigration. En Italie, il y aurait 60 mille «traîtres» à frapper, y compris à travers des attaques sur des raffineries afin de désorganiser la structure énergétique italienne. Seize raffineries italiennes sont répertoriées comme des objectifs stratégiques. Le pape Benoît XVI est également l'objet de phrases de menace. Toujours selon le livre "2083" , le nombre de partisans potentiels en Italie serait également 60 mille: mais ceux-ci ne se retrouvent ni dans la Ligue, ni dans la Droite, que Breivik a examinées, considérant que leurs critiques anti-immigration sont trop timides et donc finalement "contreproductives".
Etant un de ses représentants, je m'inquiète aussi de la reproduction d'un article qui indique l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) en tant qu'organisation internationale pro-islamique et très dangereuse.

La question peut-être la plus importante est de savoir si, lorsque Breivik dit que son Ordre des Justiciers Templiers a des membres dans divers pays européens et est en contact avec ceux que le monde appelle "criminels de guerre" serbes, partisans de Radovan Karadzic, qui sont au contraire pour lui des héros qui ont cherché à libérer les Balkans de l'islam, il écrit un roman dans le style du suédois Stieg Larsson (1954-2004) ou bien décrit une réalité. D'autres détails autobiographiques du livre, qui semblaient peu probables - la présence de diplomates parmi ses proches, la fréquentation, lorsqu'il était enfant d'écoles "d'élite" - ont été confirmés par la police norvégienne.
La police elle-même doit vérifier si la naissance de l'ordre neo-templier, les contacts avec les criminels de guerre serbes et un voyage au Liberia pour être formé par l'un d'eux, "un des plus grands héros de l'Europe", avant de fonder l'ordre avec huit compagnons à Londres en 2002, sont des fragments de l'imagination de Breivik ou des épisodes qui ont réellement eu lieu.

Ce qui est certain, c'est qu'un bon tiers de son livre - véritable manuel du terroriste, accompagné d'un journal intime sur la préparation de l'attentat - révèle une connaissance détaillée des armes, des explosifs, de la nouvelle technique terroriste appelée open source warfare, pouvant être mise en place par de tout petits groupes, et de l'habillement anti-projectiles - y compris les chaussettes, détail souvent négligé et auquel Breivik consacre plusieurs pages - difficile à obtenir, même si Internet fait des miracles, par quelqu'un qui n'a même pas fait de service militaire.

Breivik écrit toujours sur un ton de paranoïa. Mais - si nous voulons, comme on dit, trouver une méthode dans sa folie - nous devons en trouver le fil conducteur principal dans un populisme anti-islam qui jusqu'à présent avait rarement rencontré des formes violentes, et un fil secondaire dans une solidarité presque mystique entre l'identité nordique et celle juive et israélienne, qui a ses racines dans d'antiques théories maçonniques et ésotériques dont Breivik est un admirateur.

La seule chose certaine est que le christianisme - «fondamentaliste» ou pas - a bien peu à voir, si ce n'est comme l'un des nombreux alliés improbables que le terroriste imaginait recruter pour sa lutte violente contre l'immigration islamique.




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