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LE CHRIST S'EST ARRÊTÉ EN ESPAGNE
 

Il faut bien regarder cette photo, avant de lire le texte qui accompagne un petit clip de Gloria TV, traduit par Carlota. (5/8/2011)




 



Carlota:

Le 18 août (ndlr: ouverture des JMJ) avec Martín Martínez Pascual, et bien d’autres.

Un jeune de 25 ans parmi ceux qui vont accourir à Madrid pour les JMJ?

Regardez bien cette photo avant découvrir le petit film vidéo de Gloria.TV, et lire la traduction qui suit:




 



 

Sûr et courageux
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C’est la photographie d’un prêtre espagnol, le bienheureux Martín Martínez Pascual (*), chargé d’assister les malades au sein du diocèse.
La photo a été prise par un photographe russe qui était avec les républicains durant la guerre civile espagnole. Regardez bien son regard ferme. La photo a été prise une seconde avant que ce prêtre soit fusillé (Source : Alfa y Omega ; 16 avril 2009).

Le 18 août 1936, ils (ndt des miliciens venus de la ville voisine d’Alcañiz, distante d’une quinzaine de kilomètres) ont arrêté tous les prêtres qu’il y avait à Valdealgorfa (ndt petite commune actuellement de quelques 700 habitants dans la province de Teruel – Bas Aragon) . Comme ils n’ont pas trouvé Martín, ils ont arrêté son père. Immédiatement la famille a envoyé un message au Père Martín pour qu’il se sauve, mais celui-ci, dès qu’il a été mis au courant, s’est mis à courir à toute vitesse vers le village pour aller se présenter au Comité. Un milicien qui était un très bon ami, est sorti pour suivre ses pas, en lui demandant de s’enfuir ; mais Martín lui a dit qu’il ne pouvait pas consentir à ce que son père souffre à cause de lui et qu’il voulait subir le même sort que les autres prêtres.

Déjà devant le Comité, le milicien a encore voulu le sauver déclarant qu’il s’agissait d’un jeune étudiant. Mais Martín a dit qu’il était prêtre et il a serré dans ses bras son ami en lui demandant de transmettre ce geste d’affection à sa famille. « Je veux mourir martyr comme mes compagnons », disait-il.

Il n’a été que quelques minutes prisonnier. Immédiatement ils l’ont amené à pied jusqu’à la place du village, d’où ils l’on fait monter avec cinq autres prêtres et neuf laïcs dans un camion qui a fait route vers le cimetière. Avant d’y arriver, en chemin, ils les ont tués. Ils les ont mis de dos, mais Martín a voulu mourir de face, comme nous le voyons sur la photo. Avant de tirer ils leur ont demandé s’ils voulaient quelque chose. Martín a répondu : « Je ne veux rien sinon vous donner ma bénédiction pour que Dieu ne prenne pas en compte la folie que vous allez commettre ». Et après les avoir bénis il a ajouté : « Et maintenant laissez moi crier de toutes mes forces : VIVE LE CHRIST ROI ! ».



Ndt :
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Site de référence : hispaniamartyr.org (auquel participe le Père Jorge López Teulón dont nous avons déjà traduit quelques uns des remarquables travaux d’historien sur les martyrs de la Guerre Civile Espagnole - voir ici). Le but n’est pas bien sûr de condamner mais de ne pas oublier… et j'ajouterais (ndlr) , de ne pas permettre que l'Histoire soit ré-écrite par quelques-uns à leur profit exclusif, même si l'on sait, comme l'aurait dit Clémenceau, que l'Histoire est écrite par les vainqueurs (ce qui donnerait une idée de qui sont les "vainqueurs" actuels)

(*) Le Père Martín Martínez Pascual était né à Valdealgorfa, le 11 novembre 1910. Il était le fils d’un charpentier. Á l’été 1936, il était venu passer quelques jours de vacances chez ses parents dans son village natal.
La photo a été remise, bien des décennies plus tard, au doyen de la faculté de Théologie de l’Université San Damasco, de Madrid, alors qu’il se trouvait à un congrès à Moscou. Texte original complet ici.




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