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Nuit de NoŽl: ouvrir notre vie à la vie

L'homélie du Cardinal Vingt-Trois, lors de la messe de minuit, à Notre-Dame de Paris (30/12/2010)

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Dans l’enfant de Bethléem, le Salut est donné aux hommes à travers le signe fragile d’un enfant nouveau né.
Une société qui refuse la vie de l’enfant non attendu ou qui cherche à fabriquer l’enfant selon son désir est-elle capable d’accueillir la joie de Noël ?
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Le cardinal a de très beaux accents, que ne renierait pas Benoît XVI:


Le nouveau-né « dangereux ».
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[... la venue au monde d’un petit d’homme devient un signe et une promesse de vie et d’avenir. Elle porte toujours, dans sa fragilité même, quelque chose de sacré. Elle suscite toujours un émerveillement].
(...)
Mais que peut-il rester de cette joie et de cette espérance dans une société qui développe le fantasme de l’enfant objet du simple désir ou source de danger ? Là où nous est donné un signe de salut et d’espérance, elle risque de ne voir qu’un produit de notre ingénierie procréative ou un signe de malheur ! Comment pouvons-nous annoncer la bonne nouvelle de la Nativité dans un monde où une nouvelle vie est considérée comme une production manipulable au gré de nos attentes ou comme une catastrophe à éviter ? Comment entrer dans la joie de Noël si le petit enfant à naître devient celui qu’il faut éliminer par tous les moyens quand on ne l’a pas désiré ou quand il ne correspond pas à nos désirs ?

Pour tant d’hommes et de femmes, l’annonce d’une nouvelle naissance devrait être la reconnaissance du fruit de leur amour dans l’émerveillement et la joie commune de recevoir leur enfant comme un don inconnu et non comme le produit qu’ils fabriquent, aménagent ou rejettent. Quelle malédiction frappe notre société pour qu’elle en arrive à redouter cette joie ? Quelles mœurs avons-nous développées pour n’être d’abord sensibles qu’aux inconvénients et aux risques d’une telle promesse ? Quelle indifférence habite nos cœurs pour que la femme qui attend un enfant dans la détresse et l’anxiété ne trouve autour d’elle que le conseil pressant de s’en débarrasser ?

Il n’est pas étonnant que se perde peu à peu le sens de la Nativité et que sombre la joie de Noël si nous ne savons plus nous réjouir de la venue d’un enfant et si nous ne sommes plus disposés à courir l’aventure d’une nouvelle vie avec tout ce qu’elle comporte naturellement d’imprévisible à découvrir et à accueillir, et si nous ne sommes pas résolus à venir en aide à celles qui portent cette promesse. Nous sommes dans l’angoisse maladive devant l’avenir et ses incertitudes. Nous sommes saisis de panique devant les changements qui résulteront de cette naissance. Nous veillons sur nos carrières, notre environnement, notre équilibre financier et les conditions de notre bien-être. Nous ne sommes plus capables de risquer notre tranquillité dans une relation à construire avec un être nouveau qui n’est pas simplement le double ou le clone de notre propre personne ou le produit de la satisfaction de nos désirs. C’est une autre personne qui se propose à notre accueil, à notre découverte, à notre respect et à notre amour. Comment nous étonner que nous soyons aussi gênés devant la joie de la Nativité ?
...


C'est un très clair et très beau plaidoyer pour la vie à naître!
Et puis, patatras, il y a ce passage, sans doute justifié, mais qui n'a rien à voir avec la vie à naître, et qui paraît une concession au politiquement correct venant vraiment comme un cheveu sur la soupe.
Par un coup de baguette magique, celui qui vient, tout à coup, revêt le visage générique de l'enfant à naître, certes, mais aussi de tous ceux qui attendent d’être reconnus comme nos semblables et nos frères, dans lesquels il est facile de reconnaître l'immigré. N'y-a-t-il pas là une tentative de mélange des genres?
Si le cardinal Vingt-Trois était le Pape, je suis sûre que des agences de presse auraient titré: le Pape demande d'accueillir les immigrés!!


N’ayons pas peur d’ouvrir notre vie à l’irruption de la vie ! Comme la vie de Marie et de Joseph va être bouleversée et transformée par la naissance de Jésus, chacune de nos vies est dérangée et transformée par ceux que Dieu nous donne à accueillir : les enfants à naître, mais aussi tous ceux qui attendent d’être reconnus comme nos semblables et nos frères. N’ayons pas peur d’être dérangés, de nous serrer un peu pour faire place à celui qui vient, de partager, donc de réduire nos moyens financiers, bref, de laisser l’amour déborder nos égoïsmes.

Assez avec la messe créative Présentation de La Bussola