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Un fidèle africain et son Pape

"Bonjour Madame

Je suis Camerounais et je vous lis du Cameroun. Je suis Catholique et j’aime beaucoup mon église et j’aime aussi beaucoup mon Pape.

Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour votre initiative d’avoir créé ce site que je venais tout juste de découvrir. Je voulais vous dire combien votre travail d’apostolat est magnifique et à quel point j’en suis touché. Cela me donne envie de m’épancher un peu et de vous raconter comment j’ai appris à connaître et à aimer notre Saint-Père et aussi à quel point je l’admire.
Tant pis pour la longueur. J’espère que vous ne m’en voudriez pas."
(20 /9/2009)
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Je me réjouis de reproduire ce texte magnifique que m'envoie un lecteur du Cameroun.


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Après la mort de Jean Paul II que j’aimais beaucoup, je me demandais bien ce que deviendrait l’église car, de mon enfance à l’age adulte, j’ai entièrement cheminé avec ce pape. Je me sentais un tout petit peu désemparé et déboussolé.
Le cardinal Ratzinger, je le connaissais un peu de réputation. Mais en ces moments de deuil et de désolation, je l’avais oublié. J’avais toujours été impressionné par cet homme qui déjà, pour qui suivait l’actualité de l’église était comme un roc. Sans se soucier du conformisme, il prenait ses décisions tranquillement, calmement et fermement. Il recentrait l’église quant il le fallait , clarifiait les faits lorsqu’une interprétation erronée faisait son lit.
Je me souvient toujours de la déclaration Dominus Jesus qui avait fait un tolet. Une indignation généralisée s’était soulevée au sein des églises réformées. Mais en regardant les choses en toute bonne foi, il avait raison. Mais il fallait osé le faire.
Du coup, il me donnait l’impression à cette époque, d’apparaître comme une tour de garde sur la vigne du Seigneur. J’en suis même venu à trouver flatteur et pour tout vous dire inspiré, les sobriquets qu’on lui attribuait : Le’’ Panzercardinal’’. J’avais fait un peu d’histoire à l’école. Les panzers allemands étaient des chars craints et respectés. Impressionnants par leurs robustesses grâce à leur blindage. Leur efficacité au combat et leur précision faisaient remporter des batailles entières. Ils constituaient le fleuron de l’armée et faisaient la fierté de tout un peuple. Je trouvais aussi sympa le surnom ‘’Gardien du dogme’’ ou même le berger allemand. Tous ces surnoms étaient pour moi la reconnaissance international de ceux qui, comme le dit une prière eucharistique, « veillent sur la foi catholique venue des apôtres » ou encore faisant référence à St Paul, qui demande d’arborer l’armure de la foi. Ou même l’image du bon berger qui fait face courageusement aux loups. Jean-Paul II pouvait dormir tranquille et le peuple chrétiens avec lui. Il pouvait aller prêcher la bonne nouvelle dans de lointaines contrées car, il avait laissé les clefs de saint Pierre en de bonnes mains.
Puis il y avait cette simplicité dans sa manière d’être. Il portait toujours lui-même ses vieux sacs, soit à même la hanche comme un jeune étudiant, soit à l’une des mains tandis que l’autre main était encombrée de documents comme un simple maître d’école. Je trouvais tout cela touchant. Souvent dans certaines revues, et même à la télévision, il apparaissait parfois avec une simple soutane de prêtre, lui le cardinal. La seule différence avec ce dernier était la croix pectorale qu’il arborait.
La première fois que je l’ai entendu parler, c’était à travers les ondes. Une de nos radios est en partenariat avec radio notre dame de paris. Et lors de la catéchèse de carême, il intervint. Quelle douceur dans la voix… Et ô divine surprise, il parlait français. Sans accent avec des formules bien tournées comme un français de la France. Quelle personnage… m’étais-je alors étonné.
Et voilà qu’il se rappela à mon bon souvenir. C’était lors de la messe de requiem de Jean-Paul II. J’en avait presque les larmes aux yeux quand il lisait son homélie. Il avait réussi un exercice difficile. Retracer en filigrane la vie de Jean Paul II et expliquer l’évangile qui était, à travers le défunt pape, un hommage à tous les consacrés qui ont dit, et continue toujours à dire oui, en abandonnant tout et en s’adonnant entièrement au christ (pourquoi pas la relire en cette occasion de l’année sacerdotale).
A partir de cet instant, ce fut mon candidat et je souhaitait ardemment qu’il fut aussi celui de Dieu. Ma prière devint plus ardente lors de son dernière homélie en tant que cardinal, lors de l’entrée au conclave. Je me souviens toujours de l’image de la barque qu’il avait alors emprunté pour signifier la foi enfantine de la plupart des chrétiens qui se laisse ballotté à tout vent de la mode. Du marxisme au libéralisme, jusqu’au libertinisme... du syncrétisme à l’athéisme…. Les médias avaient alors annoncés doctement qu’il avait sapé ses chances par ce discours. Mais au vue de l’applaudimètre des cardinaux, je gardai espoir. Puis vint l’annonce. Lorsque son nom fut prononcé, ce fut la joie totale.
Je peux vous dire que jusqu’à présent, je ne suis pas déçu, je suis comblé. Inutile de vous dire notre consternation le pape était chez nous ici au Cameroun. De la manière dont il fut traité dans les chaînes, les radios et les journaux français (lire l’éditorial de notre quotidien national. Nous nous sommes sentis insultés, méprisés. Et je peux vous dire que les gens ici essaye, et ont de plus en plus conscience de la nécessité qu’il y a à changer leurs comportements).

J’ai aussi rigolé en lisant ce Monsieur Pierre Boutang.
Bref les chiens aboient, les loups hurlent mais la caravane multiséculaire du Seigneur, avec à sa tête notre Benoît Bien aimé passe.
Vive le Pape























Une lettre de Carlota Réactions à l'Encyclique (4)