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Ratzinger et l'extrême-droite

Un texte que m'a envoyé Georges Allaire, canadien, réfléchissant sur les deux plus récentes polémiques (15/4/2009)

Il s'adresse à une blogueuse, apparemment spécialiste des attaques contre le Pape.
Un sport très pratiqué, ces jours-ci, et surtout, sans risque!
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Le Vendredi 10 Avril 2009,


Le blogue de Marie-Claude Lortie, Cyberpresse
Le Pape encore.
C’est Pâques. Je cherchais un sujet relax pour parler de cette fête et puis pouf !, je tombe là-dessus. Un papier qui a été écrit à la suite de celui-ci, où on apprenait qu’un article écrit par le Pape alors qu’il était encore cardinal, avait été sciemment publié dans une revue d’extrême-droite autrichienne.
(ndlr: il s'agit des deux articles publiés dur le blog Rue 89, dont il a été question ici: Nouvelle attaque grotesque )
Difficile à digérer.

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Marie-Claude, tu présentes un étrange problème.

D'abord, voici quelque temps, j'apercevais dans un centre médical un tableau indiquant les moyens de contraception. Le condom ou préservatif était assez bas sur la liste en raison de sa relative inefficacité: seulement 90% efficace. Cela signifie qu'en moyenne, une personne ayant dix relations sexuelles protégées par un condom, en période féconde, se retrouverait enceinte. On comprend qu'un médecin recommande un moyen contraceptif plus sérieux que le condom pour prévenir l'apparition d'un petit lorsqu'on s’accouple. Cela explique aussi la "mystérieuse" augmentation de l'avortement là où le condom est répandu: son utilisation favorise les relations sexuelles aux conséquences non désirées.

Puis, j'ai présenté cette question à mon médecin de famille : si le préservatif est inefficace une fois sur dix, en moyenne, face à la fécondité, n'en va-t-il pas de même face au sida? "Oui", répondit-il. J'ai poussé plus loin: en multipliant les relations sexuelles "protégées" seulement neuf fois sur dix par le préservatif, dans le cas du sida, ne favorise-t-on pas la propagation du sida? Notre médecin de famille n'était pas du genre à entrer dans les controverses sociales. Mais il avait la probité de son métier. Réponse laconique et claire: "oui".

Curieusement, voilà que le médecin de famille disait sobrement, dans son cabinet de médecine, ce que le Pape disait publiquement à des journalistes du monde: la diffusion du préservatif favorise la diffusion du sida. La preuve est étalée sur les tableaux de contraceptifs dans nos centres de santé.

Maintenant, voici mon problème. J'attire sciemment l'attention sur ce fait dans un blogue qui invite régulièrement l'expression d’une hostilité envers le Pape. Faut-il en conclure que je suis un complice de ceux qui s'opposent au Pape? Ne se peut-il pas que je souhaite seulement exprimer des faits autrement méconnus ou même cachés même dans un milieu qui méconnaît ou cache ces faits?

N'est-il pas possible, pareillement, que le cardinal Ratzinger n'ait pas hésité à présenter quelques observations similaires dans des milieux qui pouvaient les méconnaître?

Comprends-tu la différence entre l'expression d'une sottise et la réponse à cette sottise, même si les deux sont exprimées dans un même lieu ?

Georges Allaire

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