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Islam: réaction à l'article du P. Scalese

"Chrétiens et musulmans"... Je savais bien que c'était explosif! Une lettre de Carlota (6/8/2009)

La "provocation" du Père Scalese à propos d'une possible conversion des musulmans au christianisme était bien sûr destinée à développer notre réflexion, en s'appuyant d'ailleurs sur un argument qui devrait être irréfutable pour tout chrétien: « Impossible aux hommes, mais pas à Dieu ! Parce que tout est possible à Dieu ».

Carlota m'écrit (à vrai dire, je m'y attendais):

...
A la lecture de votre dernière entrée, mon sang n'a fait qu'un tour (mais je suppose que vous deviez vous en douter- Dans la légende familiale, il semble que certaines grand'mères sous menace de taper sur les têtes à coup de louche et ne pas faire à manger auraient dit "je ne veux pas entendre le moindre mot sur Dreyfus"... Bonne illustration....)

Et elle joint à son message une longue lettre très argumentée, bien propre à alimenter un débat qui est de toutes façons insoluble... Il ne paraît d'ailleurs pas évident que ses propos contredisent ceux du Père Scalese, qui n'est certainement pas aveugle.

La photo ci-dessus a été récemment prise en Terre-Sainte

Chère Béatrice,

J’attendais avec impatience la traduction d’un des derniers textes du Père Scalese que j’avais parcouru sur son site, texte écrit peu de temps après l’annonce de la mort de chrétiens au Pakistan tandis qu’au Nigeria les non musulmans sont soumis à un « nettoyage » ethnico-religieux particulièrement cruel. Je comprends toujours que le Père Scalese, en tant que religieux catholique essaie de nous éclairer vers une autre voie. Et je lui en sais gré. Je voudrais essayer d’espérer que le choc des civilisations n’est pas une fatalité… Je crois que la religion catholique, « le Christianisme est l'unique vraie religion », bien sûr, mais si dans mon cœur et mon esprit cela restera toujours vrai, qu’en sera-t-il dans ma chair, si faible devant les épreuves à venir ?

Pour en revenir au texte du père Scalese : Admettons donc que le Coran interdise les conversions forcées et que les dhimmis aient pris la décision de se convertir plutôt que payer un tribut (ils n’avaient vraiment pas l’esprit citoyen !). Je me permets néanmoins de faire remarquer que les impératifs de la domination islamique ont transformé dès le début le principe de la tolérance religieuse en principe plus que théorique, et cela sur la durée, puisque cela semble se retrouver encore aujourd’hui et probablement demain…

Quelques dates et faits (parmi tellement d’autres dont les tout premiers « actes de tolérance » de l’immédiat après 622) pour illustrer mes propos :

-> Madhî (775-785 de notre ère, donc ce n’est pas vraiment récent !) contraignit par des tortures la tribu chrétienne des Tanûkiyya, vivant dans les environs d’Alep (Actuelle Syrie) à se faire musulmane.
-> En Andalousie, sous Adb al-Rhamân II (822-852) la résistance chrétienne à ses martyrs.
-> À Tunis en 1159, les Juifs et les Chrétiens de la ville eurent le choix entre l’islamisation ou la mort ; une partie de la population se fit musulman et le reste fut exécuté…
Hormis les tributs déjà évoqués pour les dhimmis qui avaient échappé au massacre, les humiliations faisaient partie de leur vie quotidienne.
-> Par exemple en 1697 (donc sous Louis XIV), un Français en visite au Caire constate que les chrétiens ne peuvent monter que des ânes et doivent même en descendre devant un musulman de rang élevé qui est à pied (car un chrétien ne doit jamais paraître devant un musulman que dans une posture humiliée).
-> Dans les années 1880, en Tunisie, les juifs sont obligés de porter des vêtements distinctifs…Les razzias et la piraterie pour alimenter les marchés d’esclaves en terres musulmanes sont monnaie courante (et pas seulement au XVIIIème et XIXème siècle dans les approches de l’Afrique Noire)….

Et je n’oublierai pas de mentionner la « sympathique » pratique du devshirme inaugurée par le sultan ottoman Orkhân (1326-1359) qui consiste à enlever régulièrement dans les pays conquis, sous forme de tribut, un cinquième d’enfants chrétiens. Convertis à l’islam (mais c’est vrai que d’après un hadîth, -communication orale du prophète, tous les enfants naissent musulmans, c’est leurs parents qui les rendent juifs ou chrétiens), ils entraient ensuite dans le corps des janissaires, milices militaires constitués presque exclusivement de chrétiens. Dans les Balkans et l’Europe orientale, les enfants des popes orthodoxes étaient plus spécialement choisis.

Tous ces faits sont mentionnés dans de nombreux ouvrages aux sources historiques avérées. Je citerai notamment l’excellent livre de Bat Ye’or « Les chrétiens d’Orient » entre jihad et dhimmitude. – éd. Jean-Cyrille Godefroy 2007

Pour finir, Chère Béatrice je me permets de citer des extraits d’une lettre que le Père Charles de Foucauld (1858 - 1er décembre 1916 ; béatifié en 2005) qu’il a adressé à René Bazin, le 29 juillet 1916, soit moins de six mois avant sa mort. Je n’ai malheureusement pas l’original sous les yeux et la citation provient d’un site internet dont je n’ai plus les références. Les éléments de la lettre qui évoque la nationalité française sont bien sûr à replacer dans le contexte historique de l’époque. Mais l’analyse du croyant musulman demeure. Le Père de Foucauld, de par sa présence au Proche Orient (encore sous domination ottomane), puis en Afrique du Nord, avait une « intuition » incontestable du fait religieux musulman.
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Charles de Foucauld

Citation:
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ?
Exceptionnellement, oui.
D'une manière générale, non.
Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du medhi (Note de moi : Celui qui est éclairé par Dieu, le bien guidé, pour les musulmans), il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans.

Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l'engage à subir avec calme son épreuve ; « l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération », disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.

De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ?
Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du medhi...
Fin de citation.

Charlatans et bonimenteurs de la politique La lettre de Jeannine